Lancement du DMP dans un nouveau site du CHU de Bordeaux

DMP | 28 juin 2012
Depuis le début du mois de juin, le Dossier Médical Personnel (DMP) est opérationnel au « Tripode » le bâtiment principal et le plus emblématique du CHU de Bordeaux, situé au centre du groupe site de Pellegrin. Retour sur cette nouvelle étape du déploiement du DMP en Aquitaine avec le directeur du CHU, Alain Hériaud.

Le groupe hospitalier Pellegrin est le plus important des 3 que comporte le CHU de Bordeaux. Fondé au XIXe siècle, il est une des plus vastes structures hospitalières de France, et intègre entre autres la chirurgie, la maternité, la pédiatrie, les urgences (enfants et adultes), et un SAMU-SMU. Construit quant à lui en 1978 et nommé ainsi en raison de son architecture audacieuse, Le Tripode est le bâtiment principal du groupe hospitalier en termes de patients accueillis chaque jour. L’arrivée du DMP représente donc une avancée majeure dans l’implantation du service dans cette région déjà à la pointe : « L’enjeu est clairement d’accélérer la promotion, la production et l’alimentation des DMP au sein du CHU de Bordeaux » nous confie Alain Hériaud, Directeur Général du CHU de Bordeaux.

En effet, après le Centre François-Xavier Michelet équipé en 2010 et intégré aux établissements pilotes pour le déploiement du DMP, le Tripode est le deuxième bâtiment du groupe hospitalier Pellegrin qui se trouve « connecté » au DMP. En outre, le groupe hospitalier St André (455 lits), lui aussi rattaché au CHU, propose aux patients d’ouvrir leur DMP depuis septembre 2011.

Au niveau régional, près de 20 000 dossiers DMP ont été créés depuis l’ouverture du service fin 2010, plus de 1 300 professionnels de santé libéraux sont équipés, et maintenant 10 établissements : le CH de Bergerac en Dordogne, 4 sites du CHU de Bordeaux, l’Institut Bergonié et la Polyclinique Bordeaux Nord Aquitaine pour la Gironde, le CH de Mont de Marsan pour les Landes, et enfin la Clinique Capio Saint Étienne, le CH Côte Basque, la Polyclinique Côte Basque Sud, le CH Oloron Sainte-Marie et le CH de Pau pour les Pyrénées Atlantiques.

Si la technologie est largement déployée, le plus difficile reste encore à faire : développer son usage par les professionnels de santé. Sur ce point, Alain Hériaud se veut rassurant, sûr des réussites passées et de l’expérience engrangée dans les autres établissements :

« A l’occasion du déploiement sur le Tripode, le travail d’accompagnement va porter plus particulièrement sur les filières de prise en charge afin de promouvoir le DMP dans le cadre de pathologies chroniques. Par ailleurs, il est prévu d’utiliser le DMP pour renforcer les relations entre les médecins hospitaliers et leurs correspondants médicaux. Une information va être intégrée sur les courriers de sortie afin de signaler aux correspondants médicaux que le document envoyé est versé au DMP de leur patient. »

Seule ombre au tableau, l’information des patients, qui freine parfois la démarche d’ouverture de DMP, note-t-il. Pour pallier ce problème, le Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) Télésanté Aquitaine vient de lancer une campagne de communication sur le DMP à destination du grand public, et a organisé à cette occasion une journée d’information ouverte à tous (lire aussi notre article sur la première journée d’information grand public sur le DMP à Bordeaux).

Confiant dans l’avenir, le Directeur Général évoque déjà la prochaine étape du DMP dans son CHU :
« Au-delà du Tripode, le DMP sera déployé sur l’ensemble des services du groupe hospitalier Pellegrin puis sur le site de Haut-Lévèque. D’ici la fin de l’année 2012, l’ensemble des services du CHU devrait pouvoir offrir aux patients la possibilité de créer leur DMP. »

Avec plus de 5400 DMP créés depuis janvier sur la région, dont la moitié provient du CHU, on ne peut que partager son enthousiasme !


Crédit photo: Dark Attsios – Wikimedia Commons