Le CNOM et Vidal publient le deuxième baromètre sur les médecins utilisateurs de smartphone en France

Politique publique | 14 juin 2013
Un an quasi jour pour jour après la première édition, l'Observatoire des usages numériques en santé, créé par Vidal, publie en association avec le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) le deuxième baromètre consacré aux usages du smartphone par les médecins. Principaux enseignements : toujours autant de médecins utilisent leur smartphone à des fins professionnelles et l’usage des tablettes est en forte progression.

Après un premier baromètre réalisé l’an dernier à la même époque, le CNOM et Vidal s’associent de nouveau pour analyser l’usage des smartphones par les médecins. Cette année, l’étude a été réalisée par mail auprès de 3138 médecins, dont 55% de généralistes et les deux tiers ont entre 40 et 60 ans.

Allant à l’encontre de certaines idées reçues, l’enquête n’a révélé aucune différence significative que ce soit entre les médecins généralistes ou spécialistes, libéraux ou salariés ou sur les critères de sexe, d’âge ou de région.

Cette deuxième édition confirme l’usage massif des smartphones par les médecins, au diapason des autres catégories professionnelles : 94 % des répondants déclarent avoir un usage professionnel de leur téléphone intelligent. Ce dernier reste même toujours allumé pendant les consultations de 86 % des répondants.

Nouveauté, l’usage des tablettes connaît une forte progression, passant de 37% en 2012 à 56% en 2013. Et parmi les 44% de médecins qui n’en possède pas, plus d’un sur cinq compte en acheter une dans l’année.
Le numérique est en train de s’installer dans la pratique des médecins et les outils mobiles semblent être des catalyseurs de cette transformation.

Autre enseignement important, plus d’un médecin sur deux communique son numéro aux patients. Comme le souligne le Docteur Jacques Lucas, Vice-président du CNOM, Délégué général aux systèmes d’information en santé :
« Ces résultats attestent que les TIC en santé, loin de fragiliser la qualité de la relation médecin-patient, viennent la soutenir en renforçant le lien de forte confiance entre médecin et patient, confirmé par toutes les enquêtes d’opinion. L’utilisation du smartphone est ancrée désormais au cœur de la pratique quotidienne des médecins comme elle l’est de plus en plus dans la vie quotidienne des patients »

Enfin, s’ils sont plébiscités par les patients, les réseaux sociaux sont encore minoritaires chez les médecins. Seulement 19,4% d’entre eux pratiquent les réseaux sociaux pour un usage professionnel : Facebook est le plus utilisé avec 88,3% d’utilisateurs, loin devant Twitter (30,6%) et LinkedIn (16%). Bien que l’utilisation des réseaux sociaux ne soit pas encore la norme, on voit apparaître depuis plusieurs années des communautés de médecins en ligne favorisant notamment les échanges de bonnes pratiques.

Attentive à l’évolution des pratiques des médecins, l’ASIP Santé travaille actuellement sur l’implémentation d’applications mobiles pour le DMP et la messagerie sécurisée de santé.

Rappelons également que le seul moyen d'échanger des données de santé à caractère personnel de manière sécurisée et dans le respect des règles de confidentialité est d'utiliser une messagerie sécurisée de santé comme la future MSSanté, développée par l'ASIP Santé. 



Retrouvez le détail des résultats de l’étude sur le site de VIDAL.