Retour sur la journée « Connected Health Challenges » à l’ambassade du Royaume-Uni

Politique publique | 27 mars 2012
Le 15 mars dernier, l’ASIP Santé était invitée par l’Ambassade du Royaume-Uni à Paris et le Ministère britannique des Affaires Commerciales et des Investissements (UK Trade & Investment, UKTI) à participer à la conférence « Connected Health Challenges, Franco British Conference on E-Health & Autonomy ». L’objectif de ce rendez-vous international sur le thème de la e-santé : faire se rencontrer les acteurs industriels et institutionnels des deux pays et instiller des projets de coopération économique.

Les interventions des principaux acteurs institutionnels et industriels de la e-santé en France étaient entrecoupées de temps d’échange privilégiés auxquels les participants s’étaient préalablement inscrits, les « networking sessions », permettant de nouer rapidement des contacts fructueux.

Après avoir été accueilli par Sir Peter RICKETTS, Ambassadeur de Grande-Bretagne en France, les participants ont pu assister à une présentation par Stephen JOHNSON du programme « 3 Millions Lives », lancé en 2012 par le National Health Service (NHS), le système de santé public britannique. Avec pour objectif de déployer en 5 ans des actions de télémédecine à large échelle de façon à améliorer la vie d’au moins 3 millions de patients, ce programme qui peut paraître ambitieux s’appuie sur les chiffres éloquents de la plus grande étude statistique menée à ce jour dans le monde sur la télémédecine. En 2008, l’étude portant sur quelques 6191 patients et 238 médecins libéraux a permis de démontrer, entre autres, que la télémédecine avait réduit la mortalité et les admission d’urgence.

L’événement a aussi été l’occasion de revenir sur l’arrêt brutal du programme de système d’information centralisé (« NPfIT National Programme for IT ») à l’automne dernier. Loin d’être un échec, ce projet aujourd’hui remodelé en partie a permis de dégager de précieux enseignements sur les écueils de tout projet de système d’information de santé. Il a abouti à la réalisation de grands chantiers, comme la mise en place d’une infrastructure centralisée et d’un réseau national pour le NHS, de dossiers médicaux dans tous les cabinets des médecins généralistes du Royaume-Uni, l’utilisation d’archives d’images dans tous les hôpitaux, la possibilité d’identifier pratiquement tous les patients du pays et le système « Choose and Book » déployé dans les hôpitaux.

Représentant l’ASIP Santé, Elie LOBEL, directeur du pôle « Projets et Coordinations des soins » a quant à lui particulièrement insisté sur le rôle du « système d’information DMP » dans la construction d’un socle global et durable de référentiels, répertoires, systèmes sécurisés… associant tous les acteurs de la santé pour encadrer et stimuler le développement de la e-santé en France.