La domotique au service des personnes âgées

Services | 13 juill. 2010
Distributeurs de pilules, téléassistance, systèmes intelligents dotés de capteurs… La domotique vient au secours des personnes âgées dépendantes qui vivent en solo. Ces innovations technologiques leur permettent de retrouver un peu d’autonomie, et améliorent leur qualité de vie. Elles sont aussi fort rassurantes pour leurs proches.
 
Un médecin avec sa patienteAujourd’hui, l’espérance de vie est de 84 ans pour les femmes et de 77 ans pour les hommes. Petit bond dans le futur : en 2050, la France devrait compter plus de 80 000 centenaires ! Une bonne raison pour miser sur la gérontotechnologie, qui consiste à créer des environnements technologiques au service de la santé, de la mobilité, de la communication et des loisirs des personnes âgées. 
 
Dans ce contexte de vieillissement démographique, la domotique, qui rassemble les techniques de gestion automatisée appliquée à l’habitation, est l’objet de toutes les attentions. Le président Nicolas Sarkozy a d’ailleurs intégré « l’amélioration du soutien à domicile grâce aux nouvelles technologies » dans le plan Alzheimer 2008-2012. L’Agence nationale de la recherche a ainsi lancé en janvier 2008 un appel à projets relatif à la domotique et aux NTIC destinées à compenser la perte d’orientation et d’autonomie des malades.
 

La télé-assistance, lien vers l’extérieur

La domotique s’est d’ores et déjà invitée dans les appartements des seniors vivant seuls. Ainsi les systèmes de télé-assistance, comme Assystel, qui permettent de communiquer avec une hôtesse grâce à des boîtiers vocaux branchés sur une ligne téléphonique. La gestuelle ? Simplissime. Si l’on ne se sent pas bien, il suffit d’appuyer sur le bouton d’un médaillon ou d’un bracelet et l’on est aussitôt en contact avec une hôtesse, qui écoute, apaise et qui, en cas d’urgence, alerte les secours et les proches. Un système qui tranquillise les personnes âgées et leurs proches !
 

Des systèmes intelligents dotés de capteurs

Autre avancée en domotique, des capteurs installés dans l’appartement détectent un certain nombre de situations à risque : présence de fumée, de gaz carbonique... Ils peuvent aussi décrypter les mouvements de la personne (non-réveil, chute, absence de mouvement, etc.). Les données sur les activités journalières alimentent une base de données, qui les transmettra à un serveur central sécurisé. Ces données sont ensuite analysées via un logiciel. En cas de situation à risque, une alerte est envoyée à la famille et aux aides-soignants. Illustration de ce type d’application, le système Salveo passe au crible le comportement de la personne âgée : troubles du sommeil, mobilité…
 

Des piluliers intelligents

Les personnes âgées ont parfois des difficultés à organiser leur prise de médicaments dans les conditions prévues par la prescription et à observer des traitements qui sont parfois assez lourds. Pour leur venir en aide, il existe des distributeurs de pilules comme Hebdomedic, programmés pour une semaine. Lorsque vient l’heure de prendre son médicament, une alarme retentit ou un flash apparaît. Verrouillés après chargement, ces petits appareils innovants sont les garants d’une bonne observance, ce qui est essentiel pour que le traitement porte ses fruits. Lorsqu’on sait qu’un patient sur deux oublie de prendre ses médicaments, on comprend que ces piluliers d’un nouveau genre ne relèvent pas du superflu. 
 
Toutes ces innovations technologiques n’ont qu’un seul but : pouvoir maintenir les personnes âgées chez elles aussi longtemps que possible. Un enjeu largement partagé.