La m-Health permettrait d’économiser 99 milliards d’euros en Europe en 2017

Services | 03 oct. 2013
Selon l’étude prospective de PwC « Socio-economic impact of m-health »*, publiée en septembre, le déploiement de la technologie mobile dans le domaine de la santé permettrait d’économiser 99 milliards d’euros en Europe d'ici 2017. Les économies réalisées faciliteraient l'accès aux soins de 24,5 millions patients supplémentaires, améliorant de l’état de santé des citoyens. Par ailleurs, le PIB de l’Union européenne pourrait augmenter de 93 milliards d’euros.

La santé mobile ou « m-health » en anglais, désigne l’usage de terminaux mobiles (téléphones, smartphones et tablettes) dans la pratique médicale généralement à des fins de santé publique. Cela inclut par exemple, l’information en santé qui peut être diffusée via ces appareils.

Selon le cabinet d’audit PwC, la santé mobile agit principalement sur deux leviers pour réduire les coûts de santé : l’efficience et la prévention. En effet, les outils de communication mobiles permettent une meilleure surveillance des malades (« monitoring »), entrainant des diagnostics plus précis et la possibilité d’administrer des traitements à distance réduisant ainsi les coûts d’hospitalisation. Plus directement, l’afflux de données sur les malades fournit aux personnels médicaux un niveau d’informations sans précédent permettant d’affiner les traitements.

Côté prévention, les outils de communication mobiles fourniraient là encore un moyen pertinent et peu onéreux pour informer les patients et leur permettre d’éviter certaines maladies ou problèmes de santé : diffusion d’alertes sanitaires, surveillance et suivi personnalisé de personnes âgées mais aussi conseils bien-être. En effet, le succès récent des applications « d’auto-mesure de soi » ou « quantified-self » montre l’intérêt du public à surveiller sa santé de manière autonome grâce à son smartphone. 

Comme le rappelle l’étude PwC en préambule, tous les systèmes de santé européens sont confrontés aux enjeux économiques liés au vieillissement de la population et à l’explosion des maladies chroniques (70 millions de patients européens en 2017), dont certaines sont liées au mode de vie (diabète, obésité, tabac…). Or l’amélioration du mode de vie pourrait éviter le risque de maladie chronique chez 6,9 millions de patients européens d’ici 2017.

Selon PwC, l’atteinte de ces effets positifs suppose néanmoins l’intégration rapide de la santé mobile dans la stratégie de santé publique de l’Union européenne. Pour ce faire, les états membres doivent lever de nombreux freins d’ordre réglementaire, économique, structurel et technologique, qui limitent actuellement son développement.

De son côté, l’ASIP Santé travaille à rendre ses services tels que le DMP et la Messagerie de santé (MSSanté) accessibles en mobilité afin de mieux coller aux pratiques des professionnels de santé. Une application mobile est à l’étude pour chacun de ces deux services.

Retrouvez les résultats détaillés de cette étude sur le site de PwC (en anglais).

Tous les chiffres cités dans cet article sont extraits de l’étude.


*L’impact socio-économique de la santé mobile


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