Modèle des objets de santé (MOS) et nomenclatures des objets de santé (NOS)

​MOS | 06 Apr 2018

Identifier les concepts métier à utiliser en commun est d’un enjeu crucial pour co-construire le cadre d'interopérabilité des systèmes d'information de santé (CI-SIS). Pour se faire, le  modèle des objets de santé (MOS) et ses nomenclatures associées (NOS) proposent un vocabulaire de base favorisant l’interopérabilité native des systèmes d’information de santé.

Le MOS offre une description homogène, neutre vis-à-vis des technologies, commune et mutualisée des informations traitées dans les systèmes d’information et les échanges (les patients, les professionnels de santé, les structures d’exercice, les activités et équipements autorisés, les organisations internes, les dispositifs d’authentification, etc.).
Certains concepts du MOS sont des codes, comme le code des spécialités médicales des professionnels. La nomenclature (NOS) associée à ce code fournit la liste des codes et libellés des spécialités. Les NOS sont créées et maintenues, soit par l’ASIP Santé qui en est propriétaire, soit par une organisation externe à l’ASIP Santé, qui peut être une organisation internationale.

MOS et NOS constituent une bibliothèque de composants sémantiques. Cette bibliothèque centralise les mêmes définitions, nommages, structures et codages de l’information. Ce vocabulaire de base permet à chacun de partager la même compréhension de l’objet manipulé indépendamment du système d’où provient cette information. Par exemple, il est désormais inutile de passer du temps à spécifier l'adresse géopostale dans un projet, il suffit de reprendre ce composant du MOS, développé en conformité avec la norme AFNOR.

Selon les travaux de la Commission européenne sur l'interopérabilité sémantique, un vocabulaire de base, tel que le MOS et les NOS, a vocation à être utilisé comme point de départ dans:
  • le développement et les évolutions de systèmes d'information, pour la formalisation de modèles de données conceptuels et logiques de systèmes d'information à développer ou à faire évoluer (ex.: RPPS, Système de gestion des produits de certification, etc.);
  • les échanges d'informations entre les systèmes d'information, pour constituer des modèles de données spécifiques à utiliser pour ces échanges (ex.: interopérabilité des ROR);
  • l'intégration de données, pour intégrer et fusionner des données provenant de sources de données différentes (ex.: intégration dans le RPPS des données FINESS);
  • la publication de données, comme fondation d'un format commun d'export de données d'annuaires ou de répertoires (publication des données d'Annuaire Santé).

La construction du MOS est progressive, le modèle va intégrer de plus en plus d'objets provenant des projets confiés à l'ASIP Santé. D'ailleurs le périmètre du MOS, circonscrit au départ au secteur sanitaire, évolue au fil de ces projets pour prendre en compte les spécificités du secteur médico-social et social. La nouvelle gouvernance du CI-SIS permet désormais aux acteurs de faire remonter leurs besoins d’interopérabilité, constituant par la même, des opportunités d’élargissement du périmètre du MOS en fonction des besoins.

La représentation des objets du MOS dans un diagramme de classes UML (Unified Modelling Language) favorise leur cohérence. Cela implique quelques prérequis en UML pour les lecteurs du MOS non experts en analyse de système d'information. Mais un des objectifs du MOS est aussi d'offrir une description littérale de chaque objet en français et accessible à tous.

Lors de la définition d'un objet du MOS, une étude préalable d'alignement est effectuée avec d'autres standards internationaux, notamment Fast Healthcare Interoperability Resources (FHIR) de HL7, afin d'identifier les équivalences éventuelles entre les objets du MOS et les ressources FHIR.

 

Echanges de données entre SI : comment utiliser le MOS et les NOS ?


La méthode d'élaboration des spécifications fonctionnelles des échanges est à destination des maîtrises d'ouvrages et maîtrises d'œuvre en charge d'un projet comportant des interactions entre systèmes d'information de santé partenaires. Elle couvre les exigences fonctionnelles liées aux échanges. Elle ne prend pas en compte les exigences non fonctionnelles telles que les volumes, la fréquence et les aspects de sécurité de ces échanges, ni l’architecture de la solution (intégration dans le système d’information, technologies utilisées, etc.) ou son implémentation (développement, tests, etc.).

Son but est d'aider à:
 1. identifier ces interactions et les décrire sous la forme de processus métier en incluant les partenaires qui interagissent, acteurs de ces processus;
 2. identifier, au sein de chaque processus, les échanges de données entre ces partenaires et décrire sémantiquement les informations ainsi que les nomenclatures véhiculées dans ces flux, en réutilisant les composants mutualisés MOS et NOS.

Les modèles de données de ces flux sont neutres de toute syntaxe. Ils sont, par la suite, transformés dans la syntaxe choisie par le projet ou imposée par le contexte. Cette syntaxe peut faire partie des standards du CI-SIS.

 

Cas pratique d'utilisation du MOS et des NOS : le répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS)


MOS et NOS, en tant que vocabulaire de base, sont utilisés pour:
  • la formalisation des données du RPPS et la description de leurs évolutions;
  • la récupération et l'intégration des données provenant d'Annuaire Santé dans les systèmes client;
  • l'élaboration de supports utiles à la compréhension des règles de gestion des données, sous la forme de tableaux mettant en correspondance des éléments du MOS avec les valeurs de leurs nomenclatures associées; ces supports sont les suivants :

Pourquoi est-il nécessaire de construire et de promouvoir le MOS et les NOS ? 


Le MOS et les NOS participent pleinement à la démarche d’urbanisation sectorielle. Cette démarche vise à éviter la multiplication des interfaces point à point, qui s’avèrent très coûteuses et peu efficientes pour la collectivité.

Les maîtrises d’œuvre - MOE - (éditeurs, intégrateurs) qui développent de nouvelles applications, les font évoluer et/ou mettent en place des échanges entre applications, ont tout intérêt à utiliser les composants du MOS pour réduire leurs efforts lors des phases de spécifications, d’analyse et de conception.

A titre d’exemple, elles n’ont plus besoin de spécifier l'adresse géopostale dans un projet, ni de redéfinir des concepts tels que les spécialités ordinales ou les modes d’exercice (libéral ou salarié) d’un professionnel de santé, il suffit de ré-utiliser le composant du MOS.

Les maîtrises d’ouvrage - MOA - (ministère, GCS e-santé, établissements de santé, etc.) doivent également encourager leur MOE à utiliser les composants MOS et NOS. Ceci afin de pour favoriser l’évolutivité de leur système et diminuer les coûts d’interfaces, dans un contexte où les sy
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