SAMU : un nouveau système d’information

Le mag numéro 9 | 12 sept. 2013
 
3 questions à Bruno Grossin, directeur du bureau d’études de l’ASIP Santé, qui revient pour Le Mag sur l’étude de modernisation des SAMU menée par l’agence.


Pourquoi refondre les systèmes d’information (SI) des 100 SAMU de France ?


Ces SI sont hétérogènes, cloisonnés et inadaptés à des crises sanitaires suprarégionales ou nationales, comme le risque de pandémie grippale de 2009. L’étude d’opportunités confiée par la DGOS à l’ASIP Santé en 2012 l’a confirmé, tout en dégageant les enjeux de santé publique, éthiques, économiques, opérationnels auxquels le futur système devra répondre.


Pourquoi avoir opté pour un SI national ?


Les épidémies et crises sanitaires respectent rarement les frontières. Seul un système national, permet d’y faire face avec efficacité. Mais qui dit centralisation du SI ne dit pas centralisation de l’organisation. Un SI réseau, où tout est externalisé dans un cloud privé, permet en effet de raisonner à une échelle régionale tout en préservant la capacité d’agir interrégionale en cas de crise. Contrairement aux idées reçues, ce SI unique donnera aux régions bien plus de souplesse et d’autonomie qu’aujourd’hui. À condition de bien avoir organisé les bascules entre SAMU...


À quelle échéance ce SI sera-t-il opérationnel dans toute la France?


Il sera déployé en trois étapes, en lien avec la DGOS, qui vont jusqu’à 2022. La première étude de faisabilité aboutira à un cadre précis avec un chiffrage d’ici septembre 2013. Suivra une phase de pilotes pour construire et tester le SI dans certains SAMU, puis le déploiement s’étendra sur six ans, de 2016 à 2022.

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