Cliquez-ici si vous ne voyez pas cet email
L'ASIP Santé Trajectoires La lettre des territoires
envoyer à un ami S'Abonner contact Décembre 2011 | N° 9
  ÉDITO
Jean-Yves RobinLes maîtrises d’ouvrage et la gouvernance régionale : un socle pour bâtir la e-santé en France
Développer la e-santé c’est contribuer à dessiner la médecine de demain et préserver l’excellence de notre médecine et de notre système de santé. Ce développement passe par la mise en place d’une politique publique efficace qui elle-même repose notamment sur une bonne coordination des politiques nationales et régionales.
Développer la e-santé, c’est aussi apporter dès aujourd’hui des solutions concrètes aux habitants de nos régions et agir pour la réduction des inégalités d’accès aux soins. Pour cela des projets de grande envergure doivent être pilotés au plus près des utilisateurs.
Lancé en 2010 par l’ASIP Santé, le programme Emergence poursuivait deux objectifs :
mieux garantir la cohérence et l’interopérabilité de l’ensemble des développements numériques de santé régionaux en construisant un Espace Numérique Régional de Santé (ENRS) composé de services cohérents et interopérables, urbanisés autour des référentiels nationaux et garantissant le respect des droits des patients sur l’ensemble du territoire.
• disposer, dans chaque région, d’une capacité de maîtrise d’ouvrage en créant ou consolidant des structures missionnées par les Agences Régionales de Santé, fédérant l’ensemble des acteurs de santé et dotées des compétences nécessaires pour piloter des projets de transformation (gestion de projet, accompagnement du changement, marketing, expertise systèmes d’information de santé, communication…).
Aujourd’hui, plus de vingt maîtrises d’ouvrage régionales achèvent leur projet et sont ainsi en mesure d’être des relais opérationnels des grands projets nationaux à l’instar du Dossier Médical Personnel.
Grâce à cette mobilisation se renforce une véritable capacité de maîtrise d’ouvrage dans chaque région pour piloter et animer le déploiement de systèmes d’information cohérents et interopérables. La revue de projet réalisée début décembre a été l’occasion de partager les évolutions en cours dans les régions : nouvelles équipes, cercles d’acteurs renforcés, renouvellement des portefeuilles de projets, nouvelles expertises, capacité à communiquer, etc.
Dès 2012, ce sont les défis de l’appropriation et de l’usage par les professionnels de santé que nous devons relever ensemble, pour que ces nouveaux services comme le DMP ou la messagerie sécurisée prennent tout leur sens. La tâche on le sait est difficile, je suis heureux que nous nous y engagions collectivement. Je profite de l’occasion de ce dernier numéro de Trajectoires 2011 pour vous adresser mes vœux les plus chaleureux. Jean-Yves Robin, Directeur de l'ASIP Santé.
À LA UNE
L’UNR.santé et l’ASIP Santé dessinent la cible du système d’information des réseaux
Système d'information des réseaux
La coordination des soins est au cœur de la mission des réseaux de santé. La structuration d’un système d’information répondant aux besoins des réseaux est indispensable au développement des usages. S'appuyant sur l’analyse et sur l’expérience des acteurs sur le terrain, l’UNR.santé et l’ASIP Santé ont élaboré un modèle d’architecture et d’urbanisation pour répondre à la fois aux besoins des utilisateurs et respecter les règles de l’interopérabilité, sur l’ensemble du territoire.
Ce modèle cible a été posé dans un cadre national qui a été soumis à commentaires (période octobre-novembre 2011). « C’est un modèle d’urbanisation, capable d’intégrer à la fois l’évolution des missions des réseaux vers la coordination et l’arrivée du DMP » explique Bruno Grossin, responsable du pôle Etudes et Conseil de l’ASIP Santé. Parmi les principes préconisés figure la nécessité de dissocier, dans l’organisation en réseau, les acteurs de la prise en charge et ceux de la coordination. « Le rôle de l’équipe d’appui à la coordination est de coordonner la prise en charge et d’organiser un plan personnalisé de santé qui répond aux besoins du patient relevant d’une prise en charge complexe » précise Bruno Grossin. Le cadre national mobilise l’utilisation du DMP pour partager les informations médicales entre les professionnels de santé, et le recours à un outil spécifique (logiciel de coordination) pour l’équipe d’appui, qui permet de créer, gérer et piloter au quotidien le plan personnalisé. La messagerie sécurisée de santé (appel d’offre en cours) vient compléter ce dispositif en offrant une capacité d’échanges directs entre les acteurs de la prise en charge et l’équipe d’appui à la coordination.
Développer des systèmes d’information communicants
Par ailleurs, l’utilisation de documents de liaison standardisés, structurés et interopérables, permettra leur intégration aux logiciels habituels des acteurs de la prise en charge et optimisera ainsi l’échange et le partage d’informations. Par exemple, des travaux de structuration sont en cours avec les acteurs de la filière diabète pour disposer d’une « fiche bilan diabète ».
Le cadre national du système d’information des réseaux de santé sera publié dans sa version définitive en janvier 2012. Il constituera le cahier des charges permettant l’implication des réseaux de santé dans les actions de déploiement du DMP dans les 14 régions retenues pour initier ce déploiement dès janvier 2012.
bullet Haut de page
3 QUESTIONS À...
Michaël De Block, Directeur du système d’information du Centre Hospitalier de Troyes
Qu’est-ce qui a motivé une mise en œuvre rapide du projet DMP dans votre établissement ?
Nous avons fait le constat que l’hôpital de Troyes doit renforcer son image auprès des médecins de ville. Ces derniers considèrent que l’établissement n’est pas assez ouvert sur l’extérieur, pas assez communiquant. Ce projet nous permet de montrer à notre bassin de santé notre volonté d’ouverture sur l’extérieur. Il nous positionne comme un acteur important de la coordination des soins dans la région. C’est aussi un projet citoyen. S’il a été décidé au niveau national, sa mise en œuvre se joue au niveau local, par l’implication de tous les acteurs de l’hôpital. Comment avez-vous conçu ce projet et mobilisé les équipes de votre établissement ? Sur le papier, nous n’avions ni les moyens humains, ni les moyens techniques de déployer le DMP… Le 13 septembre dernier, nous avons réuni des représentants de l’ASIP Santé, de l’ARS et du Groupement de coopération sanitaire SIS-CA, maîtrise d’ouvrage régionale, ainsi que nos directeurs fonctionnels (des ressources humaines, des affaires financières, des soins) pour expliquer, motiver et lancer le projet. Nous avons ensuite sensibilisé le personnel hospitalier (cadres de santé, secrétaires référentes des pôles, etc.) sur l’intérêt de ce projet pour notre établissement et pour les patients. In fine, soixante agents se sont portés volontaires pour consacrer un peu de leur temps au projet. Depuis mi octobre, ils se relaient deux heures par jour sur des stands placés aux entrées du centre hospitalier pour informer les patients sur le DMP et en créer. Ils ouvrent aujourd’hui 500 dossiers par mois, pour un objectif de 2600 DMP mensuels.
Quelles perspectives ce projet ouvre-t-il au CH de Troyes ?
Michaël De BlockCe projet a permis d’impulser une dynamique nouvelle en interne. Les projets d’établissement de cette importance, transversaux, sont rares. Nous allons essayer d’être moteur pour les autres établissements de la région. Avec l’aide du GCS SIS CA, le centre hospitalier de Troyes est en train de construire une méthode qui pourrait bénéficier à d’autres. Le DMP va nous mettre en capacité de coopérer, dans une logique de dossier patient inter-hospitalier.
bullet Haut de page
BRÈVES
Télémédecine 1 : les projets en phase de lancement
5 projets ont été retenus dans le cadre de l’appel à projets télémédecine 1. Sur le volet 1, « préparation d’un projet de télémédecine », qui vise à la réalisation d’études, le Limousin travaille sur les thématiques de la gérontologie et des AVC ; le Languedoc-Roussillon sur un projet de téléradiologie et d’organisation de la permanence des soins (PDS) ; l’Auvergne sur la mise au point d’une méthodologie de mise en œuvre d’un projet de télémédecine dans le contexte de prise en charge de l’AVC des maladies cardio-vasculaires, du diabète, et de l’insuffisance respiratoire. Quant au volet 2 « mise en œuvre opérationnelle d’une activité de télémédecine », la Basse-Normandie et le Languedoc-Roussillon se sont associés dans le cadre d’un projet de suivi des plaies complexes dans le cadre du suivi à domicile des maladies chroniques, et la Lorraine approfondit la mise en œuvre de son projet de téléradiologie et d’organisation de la permanence des soins PDS.
Une journée de revue de projet a été organisée par l’ASIP Santé avec l’ensemble des porteurs de projet et a permis de faire un point d’avancement des projets et de partager les réflexions sur les aspects techniques, juridiques et économiques notamment (responsabilité médicale, prise en compte des référentiels nationaux, modèles médico-économiques…). L’ensemble de ces projets a donné lieu à la publication d’une quinzaine d’appels d’offres qui permettront aux porteurs de projets de choisir les prestataires qui les accompagneront. Les livrables issus de ces projets feront l’objet d’un partage d’expérience de manière à mutualiser les bonnes pratiques.
Déploiement du DMP : de nouveaux acteurs entrent
dans la dynamique

La dynamique initiée avec les 4 régions engagées dans le programme Amorçage (Alsace, Aquitaine, Franche-Comté, Picardie) se poursuit et s'amplifie.
A la faveur des programmes « DMP en établissement » et « Déploiement du DMP en région » lancés par l'ASIP Santé, ce sont 33 établissements répartis sur toute la France et 10 nouvelles régions qui rejoignent le mouvement. L'année 2011 a permis de valider le fonctionnement technique du DMP en grandeur réelle ; 2012 marquera le véritable démarrage, grâce à la mobilisation de tous, de la phase de déploiement et de développement des usages.
Pour en savoir plus sur le programme « DMP en établissement »
bullet Haut de page
Sommaire
À LA UNE L’UNR.Santé et l’ASIP Santé dessinent la cible du système d’information des réseaux 3 QUESTIONS À...Michaël De Block, Directeur du système d’information du Centre Hospitalier de Troyes BRÈVES Télémédecine 1 : les projets en phase de lancement
Déploiement du DMP :
de nouveaux acteurs entrent
dans la dynamique

Agenda
12 janvier
Journée Régionale des systèmes d'information de santé et du DMP, organisée par le GCS Télésanté Centre à Blois.
Pour en savoir plus
13 janvier
Journée de Lancement du Programme DMP en Région, organisée par l'ASIP Santé à Paris.
20 janvier
Journée d'information DMP, organisée par le CISS Bretagne à Lorient.
Du 6 au 16 février
Réunion IHE France, organisée par l'ASIP Santé à Paris.
Pour en savoir plus
13 mars
Rencontres Inter-Régionales, organisées par l'ASIP Santé à Paris.
15 mars
Journée Nationale des Industriels, organisée par l'ASIP Santé à Paris.
  Sur le net  
• Les notes d’analyse du Centre d’analyse stratégique
- Sur les coopérations entre
  professionnels de santé
Lire la note
- et la télésanté
Lire la note

• Rencontres Inter-Régionales du 13 décembre 2011
Consulter les présentations des intervenants

• Journée de lancement du programme « DMP en établissement de santé »

• « Le DMP est-il enfin sur la bonne voie ? »
Un dossier Hospimedia.fr (sur abonnement), sur le déploiement du DMP, le dispositif mis en place et les défis à relever en 2012.
  Appels d’offres  
• Fourniture d'un service de messagerie sécurisée de santé
Lire l'appel d'offre

• Fourniture des services du référentiel des acteurs sanitaires et sociaux et des services associés
Lire l'appel d'offre
  Abonnez-vous !  
Abonnez-vous à Trajectoires Faites connaître Trajectoires

Pour vous désinscrire, cliquez-ici
Trajectoires est une lettre d'information du pôle Territoires, avec la contribution du service de la communication. Elle est produite par :
Éditeur : ASIP Santé - 9-11 rue Georges Pitard, 75015 Paris - Directeur de la publication : Jean-Yves Robin - Conception, réalisation : PUBLICIS CONSULTANTS | VERBE
Droits de reproduction réservés