DCC et DMP en région : "Les systèmes d’information sont désormais capables de partager les données médicales de manière sécurisée et sans rupture géographique "

Pays de la Loire | 12 déc. 2012

Solen PELÉ, Chef de projet du réseau ONCO Pays de la Loire, et Henri LE TOUCHE, Chef de projet DCC-DMP au GCS e-santé Pays de la Loire, nous parlent de leur travail pour la prise en charge du Cancer dans le DMP.
Vous avez assisté lors du dernier congrès national des réseaux de cancérologie de Toulouse à un groupe de travail qui traitait du sujet du Dossier Communicant de Cancérologie désormais intégré au Dossier Médical Personnel (DCC-DMP). En quoi consistait cet atelier ?

Sept régions pilotes, dont les Pays de la Loire, sont actuellement engagées dans le projet DCC-DMP qui fait évoluer l'actuel Dossier Communicant de Cancérologie (DCC) vers un service du DMP. Cet atelier présentait l'état d'avancement des travaux à l'ensemble des acteurs présents et notamment aux régions non pilotes.

L'ASIP Santé a présenté une maquette lors de cet atelier. Quelle était-elle ?

La maquette exposait le processus d'inscription et de présentation d'un dossier en Réunion de Coordination Pluridisciplinaire (RCP). Cela a permis d'illustrer concrètement les grands principes du système cible qui sera décliné par chacune des régions pilotes puis par l'ensemble des régions. Cette présentation a beaucoup intéressé les participants.

Entre le projet régional des Pays de la Loire et les propositions nationales : quelles avancées ?

Lors de la mise en œuvre du DCC, les choix ergonomiques étaient limités et il n'existait pas encore de cadre d'interopérabilité, d'Identifiant National de Santé (INS), de décret confidentialité. Chaque solution a été construite avec ses spécificités régionales en étant incapable de communiquer avec les DCC des autres régions. Le partage de l'information médicale était donc circonscrit au seul niveau régional voire local pour les établissements portant un DCC. Maintenant avec le DMP et le cadre d'interopérabilité de l'ASIP Santé et son application concrète à travers le DMP, les systèmes d’informations vont être capables de partager les informations médicales de manière sécurisée et sans rupture géographique , ce qui contribuera à une meilleure coordination. En même temps, nous veillerons à ce que l'ergonomie du futur système soit facilitante et perçue comme une vraie valeur ajoutée par les professionnels de santé..

Que pensez-vous du nouveau service DCC-DMP? La cible du projet à atteindre vous semble-t-elle claire ?

Oui, c'est le résultat de 18 mois de travail entre l'ASIP Santé, l'Institut National du Cancer (INCA) et les 7 régions pilotes. Ces dernières, à partir de leur expérience de terrain, ont travaillé à affiner la cible initialement proposée pour répondre au plus près des besoins des professionnels de santé.

Il va falloir du temps pour déployer le nouveau service DCC-DMP. Quelles sont les futures étapes ?

Un comité de pilotage (COPIL) est constitué et va se réunir pour la première fois le 15 novembre. Il aura la charge de déterminer la trajectoire de déploiement. Le souhait du réseau Onco-PL et du GCS e-santé Pays de la Loire, porteurs du projet, est de construire avec les professionnels un outil couvrant le processus RCP (inscription, présentation, traçabilité) et répondant aux besoins des acteurs. Notre objectif : la qualité de la prise en charge au service des patients. La cible n'imposera pas le même logiciel pour tous. Dans le cadre national fixé par l'ASIP Santé et l'INCA, les acteurs auront des possibilités de choix qui devront être débattus en région et notamment au sein de ce COPIL.

Interview extraite de la newsletter du GCS esanté Pays de la Loire de novembre 2012

Crédit photo : GCS esanté Pays de la Loire

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