« Le DMP en EHPAD : plus d’efficacité pour le SAMU et le personnel de nuit rassuré »

Centre | 02 Mai 2013
Trois questions au Docteur Yannick Legeay, médecin généraliste et coordinateur à la Résidence des Cèdres à Saint-Georges-sur-Cher (Loir-et-Cher)


Comment l’EHPAD où vous exercez a-t-il été conduit à utiliser le DMP ?


Connaissant très bien le Docteur Lemettre, l’animateur du projet DMP sur le bassin d’Amboise et ayant compris l’intérêt du DMP, j’ai tout naturellement inscrit la Résidence des Cèdres dans ce programme dont font également partie cinq autres EHPAD. J’ai ainsi créé mon premier DMP à la fin du mois de juin 2012. Et aujourd’hui, sur les 40 résidents de l’établissement, seuls deux d’entre eux n’ont pas encore leur DMP. Pour faciliter la démarche, une lettre-type avec coupon-réponse, expliquant aux familles et aux résidents ce qu’est le DMP, est jointe à chaque dossier d’inscription.



L’usage du DMP modifie-t-il vos pratiques ?


Tout d’abord, cela représente une sécurité pour la prise en charge des résidents. Ensuite, sur le plan médical, c’est plus d’efficacité décisionnelle pour le médecin du Samu appelé à prendre une décision médicale de transport ou non à distance et cela rassure considérablement le personnel de nuit.


Lorsque le DMP sera entièrement déployé dans votre région, quels types de documents devront y figurer et qui les inscrira ?


Il faudra y faire figurer tous les renseignements nécessaires à une prise en charge urgente adaptée à la situation du résident, en particulier en cas de démence. Et si, aujourd’hui, je me suis donné la mission d’alimenter les DMP, demain ce sera aussi celle du médecin traitant. Cela dit, les logiciels devront également évoluer pour intégrer les volets médicaux de synthèse afin de faciliter le travail de collecte des renseignements pour la mise à jour régulière et ainsi faciliter l’alimentation des DMP.


Retrouvez cette interview dans la newsletter DMP Actu n°13 - Mars-avril 2013