CI-SIS: un cadre indispensable pour l’échange de données entre logiciels

Points de vue | 02 juill. 2014
Trois questions à Francis Mambrini, président de la Fédération des éditeurs d’informatique médicale et paramédicale ambulatoire (FEIMA)



Pourquoi le cadre d’interopérabilité des systèmes d’information de santé (CI-SIS) vous paraît-il aujourd’hui plus indispensable que jamais ?


En 2009, à la naissance du CI-SIS, les professionnels de santé libéraux jugeaient encore majoritairement leurs logiciels à l’aune de la télétransmission. Quatre ans plus tard, leur perception a changé, la principale valeur ajoutée de ces logiciels étant devenue leur capacité à communiquer. Parce qu’ils simplifient les échanges administratifs avec les caisses. Parce qu’ils constituent une aide précieuse à la décision pour des acteurs désormais rémunérés sur des objectifs de santé publique. Parce que les exigences de sécurité se sont durcies. Parce que de nouveaux modes d’exercice, en pluridisciplinarité ou mobilité, sont apparus. Et enfin, parce que la prise en charge coordonnée du patient implique que les acteurs de santé coopèrent. L’interopérabilité des systèmes est désormais perçue comme indispensable à la mise en place de solutions logicielles efficientes et pérennes.
 

Vous êtes un acteur clé de cette interopérabilité. Comment travaillez-vous avec l’ASIP Santé ?


En concertation permanente, qu’il s’agisse des référentiels sémantiques, d’authentification ou de sécurité. Nous nous voyons plusieurs dizaines de fois par an. Sans compter tous les échanges techniques entre nos équipes et celles de l’ASIP Santé puisque les travaux de chaque éditeur sont validés par l’ASIP Santé dans le cadre des procédures d’homologation.
 

Pouvez-vous nous donner un exemple concret ?


La DMP-compatibilité des logiciels est un excellent exemple. La FEIMA y a été associée de façon très précoce et y a investi des sommes importantes. Aussi aimerions-nous pouvoir accélérer le mouvement, notamment pour le Volet de Synthèse Médicale (VSM). Ce dernier a été intégré au DMP en 2013 mais il se limite toujours à un PDF dont la valeur d’usage est modérée. Nous aimerions qu’il devienne rapidement interopérable, grâce à des données structurées que les différents logiciels métiers pourraient exploiter.


Interview extraite du rapport d'activité 2013 de l'ASIP Santé 




Pour aller plus loin : 

Tribune de Francis Mambrini sur l’adaptation de l’offre informatique de santé

Interopérabilité : clé de voûte de la e-santé

La politique générale de sécurité des systèmes d’information de santé (PGSSI-S)

L’ASIP Santé et les industriels



Crédits photo : ASIP Santé