MSSanté: 100% santé, zéro papier

Points de vue | 02 juill. 2015
Comment et pourquoi mettre en place le système de messageries MSSanté dans son hôpital ? Que change-t-il au quotidien? Quel appui attendre de l’ASIP Santé? Les réponses de Rodrigue Alexander, directeur adjoint du Centre Hospitalier de Compiègne-Noyon.


Vous êtes l’un des quinze établissements pilotes à avoir adopté MSSanté dès fin 2013, pourquoi ce choix ?

Nous étions à la recherche d’une solution nationale interopérable, notamment pour faire face à la pression ! Celle de nos médecins qui trouvaient anormal qu’on échange par e-mail classique et celle de certains praticiens de ville dotés d’autres solutions de messagerie sécurisée. Mais aussi pour poursuivre sur la voie de la e-santé et de la productivité : nos comptes-rendus d’imagerie se font via la reconnaissance vocale, les demandes de consommables passent par un portail et les demandes d’admission en SSR (soins de suite et réadaptation) par un logiciel national. Aussi, lorsque nous avons testé MSSanté, nous l’avons fait pour tout l’établissement et tous les usages, pas seulement dans certains services. 


Votre messagerie MSSanté est opérationnelle depuis septembre. Comment l’utilisez-vous ?

MSSanté à Compiègne, ce sont aujourd’hui 50 boîtes organisationnelles, une boîte pour l’envoi automatisé des comptes-rendus et 156 boîtes nominatives. En production depuis septembre, elle nous a permis d’envoyer 19 000 comptes-rendus. On aurait pu en envoyer 30 000 de plus si tous nos correspondants avaient étaient connectés,
40 % le sont mais ça ne suffit pas. Et ce malgré une campagne de communication avec e-mail, courrier, relances téléphoniques et communiqués de presse. Du coup, un centre d’éditique va prendre le relais de nos secrétariats pour continuer à envoyer des comptes-rendus papier aux praticiens réfractaires. Car notre objectif pour les secrétariats reste le zéro papier.
 
 
Que vous a apporté l’ASIP Santé ?

L’ASIP Santé nous a aidés à deux niveaux. Pour la gouvernance générale, avec par exemple des matrices qui nous ont aidés à conduire le projet, des réunions nationales au cours desquelles nous avons pu échanger des documents avec les autres établissements pilotes et des documents pour accompagner le changement (un point essentiel). Le deuxième apport de l’ASIP Santé a été l’arbitrage technique, lorsque la situation se tendait entre nous et notre éditeur. Ce qui, sur ce genre de projet, est assez fréquent.