Le modèle des objets de santé MOS/NOS

​MOS | 06 févr. 2017

Cette publication comprend les nouvelles versions du modèle des objets de santé (MOS v1.2 ), de la méthode d'élaboration des spécifications fonctionnelles des échanges  (ajout des règles métier), des tableaux RPPS des règles d'enregistrement des professionnels de santé  et des secteurs d'activité des établissements.

Désormais cette page d'accueil du MOS pointe vers la page dédiée aux nomenclatures des objets de santé (NOS). Ce nouveau lien s'ajoute à celui existant des attributs de type code du MOS (version HTML) vers les nomenclatures qui leur sont associées.
 

La version 1.2 du MOS


Dans la continuité des travaux, les modifications apportées à cette nouvelle version du MOS  concernent l'amélioration des définitions notamment celles des entités juridique et géographique et l'intégration de nouvelles classes ou de nouveaux attributs, par exemple, les classes "Tarif" et "Zone" ou encore le type de donnée "Montant".
 

Qu’est-ce que le modèle des objets de santé (MOS) ? 


Inscrit parmi les référentiels du cadre commun des projets de e-santé, le modèle des objets de santé (MOS) est un document de référence indispensable pour favoriser l’interopérabilité native des systèmes d’information de santé. Il s’intègre à ce titre dans le cadre d’interopérabilité des systèmes d’information de santé (CI-SIS) qui fixe les règles d’une informatique de santé communicante.
 
Le MOS fédère dans un endroit unique, de manière homogène et cohérente, la description d’un certain nombre d’informations traitées par les systèmes d’information de santé en garantissant la neutralité vis-à-vis des technologies. Grâce à cette bibliothèque de composants sémantiques, les systèmes partagent la même compréhension de l’objet manipulé (le même vocabulaire) indépendamment de sa source.
Certains de ces objets sont propres au secteur de la santé (telle la description du professionnel de santé définie avec les ordres professionnels), d’autres sont communs à d’autres secteurs (telle la description de l’adresse standardisée par la norme AFNOR XP Z 10-011).

Le MOS se construit progressivement en fonction des opportunités des projets et des ressources dont l’ASIP Santé dispose.

Son périmètre initial couvrait la description d’objets du RPPS et du SI-CPS gérés par l’ASIP Santé, permettant ainsi de caractériser les professionnels de santé, leur structure d’exercice, leur dispositif d’authentification, etc.

La nouvelle gouvernance du cadre d'interopérabilité des systèmes d'information de santé (CI-SIS) permet désormais aux acteurs de santé de faire remonter leurs besoins d’interopérabilité, constituant par la même des opportunités d’élargissement du périmètre du MOS en fonction des besoins des secteurs santé et médico-social.

Le MOS est représenté dans un diagramme de classes UML tel que pratiqué dans les autres secteurs d’activité (banque, grande distribution, etc.). Un guide de lecture fournit un ensemble minimal de clés pour appréhender cette représentation UML.

Le MOS est en français et il contient les définitions, nommages, structures et codage de l’information (avec une nomenclature associée à chaque code). 
 

Les nomenclatures des objets de santé (NOS)


Chaque propriété ou attribut d'une classe du MOS a un type de données, c’est-à-dire un domaine de valeurs auquel appartiennent les instances de cet attribut. Par exemple, dans la classe PersonnePhysique, le type de données de l'attribut : 

  • nomFamille (nom de famille de la personne) est un "Texte", c’est-à-dire une chaine de caractères;
  • dateNaissance (date de naissance de la personne) est une "Date", cela signifie que les instances de dateNaissance ont un format de type date, comme par exemple "JJ/MM/AAAA".


Par ailleurs, le type de données "Code" est octroyé aux attributs d'une classe dont les valeurs sont codifiées. Par exemple, dans la classe ExerciceProfessionnel, le type de données de l'attribut profession est un "code", c’est-à-dire une chaîne de caractères qui, pour des raisons de taille minimale ou d'indépendance au langage, représente un texte. Par exemple, le code "10" représente la profession "Médecin", le code "21" celle de "Pharmacien", le code "50" celle de "Sage-femme", etc.

Ces codes et leur signification sont énumérés dans une nomenclature, appelée aussi liste de codes. L'attribut profession de la classe ExerciceProfessionnel est ainsi associé à la nomenclature des Professions.

Dans le MOS, tous les attributs des objets de santé, dont les valeurs sont codifiées, sont associés à une nomenclature accessible dans la publication HTML du modèle.

Les NOS, qu'elles soient associées à un attribut de type code du MOS ou qu'elles soient propres aux systèmes et applications sur lesquels l'ASIP Santé est appelée à intervenir, sont disponibles sur une page dédiée .
 

Cas pratique d'utilisation du MOS et des NOS: le répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS)


Le MOS et les nomenclatures associées, en tant que vocabulaire de base, sont utilisés pour :

  • la formalisation des données du RPPS et la description de leurs évolutions;
  • la récupération et l'intégration des données provenant d'Annuaire Santé dans les systèmes client ;
  • l'élaboration de supports utiles à la compréhension des règles de gestion des données, sous la forme de tableaux mettant en correspondance des éléments du MOS avec les valeurs de leurs nomenclatures associées; ces supports sont les suivants :

Echanges de données entre SI: comment utiliser le MOS et les nomenclatures associées


Nouvelle version 1.1 de la méthode :
La méthode d'élaboration des spécifications fonctionnelles des échanges a évolué. Il est désormais possible d'intégrer les règles de gestion métier définies par les partenaires de l'échange.
Ces règles de gestion, rédigées en texte libre, sont spécifiées dans le modèle conceptuel du document d'échange sous la forme de contraintes UML (voir Etape 6: Elaboration du modèle hiérarchique du flux structuré).


Cette méthode est à destination des maîtrises d'ouvrages et maîtrises d'œuvre en charge d'un projet comportant des interactions entre systèmes d'information de santé (SIS) partenaires. Elle couvre les exigences fonctionnelles liées aux échanges. Elle ne prend pas en compte les exigences non fonctionnelles telles que les volumes, la fréquence et les aspects de sécurité de ces échanges, ni l’architecture de la solution (intégration dans le système d’information, technologies utilisées, etc.) ou son implémentation (développement, tests, etc.).
Son but est d'aider à: 
1.    identifier ces interactions et à les décrire sous la forme de processus métier en incluant les partenaires qui interagissent, acteurs de ces processus;
2.    identifier, au sein de chaque processus, les échanges de données entre ces partenaires et décrire sémantiquement les informations ainsi que les nomenclatures véhiculées dans ces flux, en réutilisant les composants mutualisés du MOS.
Les modèles de données de ces flux sont neutres de toute syntaxe; ils sont ensuite transformés dans la syntaxe choisie par le projet ou imposée par le contexte. Cette syntaxe peut faire partie des standards du CI-SIS.
 
Cette méthode est annexée d'un exemple. 
 

Pourquoi est-il nécessaire de construire et de promouvoir le MOS et les nomenclatures ? 


Le MOS et les nomenclatures associées participent pleinement à la démarche d’urbanisation sectorielle visant à éviter la multiplication des interfaces point à point qui s’avèrent très coûteuses et peu efficientes pour la collectivité.
 
Les maîtrises d’œuvre - MOE - (éditeurs, intégrateurs) qui développent de nouvelles applications, les font évoluer et/ou mettent en place des échanges entre applications ont tout intérêt à utiliser les composants du MOS pour réduire leurs efforts en phases de spécifications, d’analyse et de conception. 
•    A titre d’exemple, elles n’ont plus besoin de spécifier l'adresse géopostale dans un projet, ni de redéfinir des concepts tels que les spécialités ordinales ou les modes d’exercice (libéral ou salarié) d’un professionnel de santé, il suffit de ré-utiliser le composant du MOS.
 Les maîtrises d’ouvrage - MOA - (ministère, GCS esanté, établissements de santé, etc.) doivent également  encourager leur MOE  à utiliser les composants du modèle des objets de santé pour favoriser l’évolutivité de leur système et diminuer les coûts d’interfaces, dans un contexte où les systèmes d’information sont de plus en plus communicants au service des parcours de santé.
 
A titre indicatif, l’ASIP Santé prévoit d'utiliser les composants du MOS pour tous les nouveaux systèmes d’information qu’elle met en œuvre, lorsqu’elle fait évoluer ses systèmes (par exemple, des composants du système CPS) et pour les services d’interfaces qu’elle propose aux acteurs de santé  (par exemple, pour récupérer les données du RPPS par web-services). La fiche thématique fournit un résumé du MOS et des NOS.

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