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🎯Finalités et périmètre
Qu'est-ce que l'éthique du numérique en santé ?
L'éthique du numérique en santé vise à éclairer les choix collectifs relatifs aux usages du numérique, des données et de l’intelligence artificielle en santé, dans un contexte d’innovations rapides, d’incertitudes scientifiques, technologiques, sociales et environnementales. L'objectif est ainsi d’encourager le développement d’un numérique en santé inclusif, humaniste, utile, permettant de construire la confiance des utilisateurs et de promouvoir le déploiement des usages tout en minimisant l’impact environnemental des outils et services.
Cette démarche s’appuie entre autres sur un corpus documentaire évolutif qui alimente le cadre de l'éthique du numérique en Santé (CENS), constitué de référentiels thématiques, de recommandations de bonnes pratiques dont le guide d’implémentation de l’éthique dans les Systèmes d’IA en santé, de calculateurs d’impact environnemental parmi lesquels des écoscores, de films d’animation, d’outils de dépistage (plateforme d'éthico-vigilance) et de dispositifs d’évaluation et de labellisation à destination des professionnels de santé, des entreprises du numérique en santé et des usagers du système de santé.
Une Cellule éthique du numérique en santé a été créée par la DNS en 2019 dans le cadre de la première feuille de route du numérique. En lien avec l’écosystème de l’éthique du numérique en santé, et avec le support de l’ANS, elle est chargée de piloter la mise en œuvre du Cadre de l’éthique du numérique en Santé (CENS) ainsi que de contribuer à l’élaboration de standards et outils visant à appréhender les opportunités et les risques des nouvelles technologies.
Zoom sur :
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Le Cadre de l'Éthique du Numérique en Santé
Qu'est-ce que le Cadre de l'Éthique du Numérique en Santé (CENS) ?
Le cadre de l'éthique du numérique en santé (CENS) est un corpus documentaire qui associe des exigences opposables à des outils de droit souple. L’objectif est d’accompagner les acteurs économiques et institutionnels, dès la conception des outils (by design) à se mettre en conformité avec les exigences issues de la réflexion éthique ainsi que des obligations juridiques en lien avec les cadres juridiques européens et nationaux applicables (protection des données, IA, dispositifs médicaux numériques). Il est ainsi pour l’éthique, l’équivalent du corpus CI-SIS pour l’interopérabilité et du corpus PGSSI-S pour la sécurité. Ce cadre vise à la réalisation des finalités fondamentales de la bioéthique : la bienfaisance, la non-malfaisance, l'autonomie, la justice et l'équité, l'écoresponsabilité.
Le CENS s'adresse aux entreprises du numérique en santé, aux professionnels des secteurs sanitaire, social et médico-social, aux usagers du système de santé.
Les finalités de la réflexion éthique
Bienfaisance
Les outils et services numériques en santé sont conçus pour répondre aux besoins des utilisateurs, leur offrant des avantages significatifs. Ils soutiennent particulièrement les professionnels de santé dans l'exercice de leur métier et permettent aux patients de devenir pleinement acteurs de leur propre santé. Par exemple, un professionnel de santé peut bénéficier d'un dossier patient informatisé, facile à utiliser et doté d'interfaces intuitives, lui permettant d'accéder rapidement aux informations nécessaires et, si besoin, d'avoir recours à une aide à la décision.
Non-malfaisance
Les outils et services numériques en santé ne sont pas nuisibles ; ils ne doivent générer aucun préjudice auprès des utilisateurs. Dans cette optique, ces outils doivent assurer la confidentialité des données de santé et garantir la sécurité des patients. De plus, leur utilisation doit se faire sans aucune condition malveillante, comme l'obligation d'accepter la réutilisation de ses données à des fins commerciale ou publicitaire voire dans le but de produire des statistiques d'usage d'un service afin de pouvoir bénéficier de celui-ci.
Autonomie
Les utilisateurs des outils et services numériques, qu'ils soient patients ou professionnels de santé, doivent être en condition de maintenir leur autonomie en matière de pensée, d'intention et d'action lors de la prise de décisions. Par exemple, avec Mon espace santé, les usagers peuvent accéder aisément à leurs données de santé. Ils ont la possibilité de choisir quels professionnels de santé peuvent y accéder et peuvent également vérifier qui a consulté ces informations. Ils ont également la possibilité d'adapter et de personnaliser ces outils et services numériques, sans nécessairement dépendre d'une intervention de l'éditeur, afin de s'assurer que ces solutions répondent à leurs besoins spécifiques.
Justice et équité
Les outils et services numériques favorisent l'équité en garantissant un traitement égal pour tous les utilisateurs. et favorisant l’accès aux services quelle que soit la situation de l’utilisateur. Les charges et les bénéfices liés aux procédures de soins, notamment les traitements, doivent être répartis de manière équitable entre tous les acteurs impliqués, sans discrimination. De plus, le stockage et l'utilisation des données doivent assurer une prise en charge uniforme dans des situations similaires.
Ecoresponsabilité
Les outils et services numériques visent à améliorer l'efficacité, réduire les impacts environnementaux, et promouvoir la santé de manière durable. Les charges et les bénéfices liés aux procédures de soins, notamment les traitements, doivent être répartis de manière équitable entre tous les acteurs impliqués, sans discrimination. De plus, le stockage et l'utilisation des données doivent assurer une prise en charge uniforme dans des situations similaires.
Le CENS regroupe différents types de documents :
- des référentiels sectoriels (éthique des applis de santé, éthique des SI de téléconsultation) et thématiques (écoresponsabilité des solutions en santé) incluant des exigences, ainsi que des éléments de preuves, faisant notamment référence à des règlements tels que le Référentiel Général d'Amélioration de l'Accessibilité ou le Référentiel Général d'Ecoconception de Services. ;
- des documents d’accompagnements et des outils dont :
- des recommandations sous forme de guides de bonnes pratiques (Évaluation de l’éthique des outils et pratiques de télésanté, éthique by design des solutions d’IA en santé, etc.) ou de guide d’implémentation de l’éthique dans les SIA en santé, les SI Hospitaliers (SIH), les SI des Etablissements Sociaux et Médico-Sociaux (ESMS), les Logiciels de Gestion de Cabinets (LGC) ;
- des rapports de sensibilisation du grand public ou de l’écosystème à l’éthique du numérique en santé, ou des notes de cadrage sur des sujets nécessitant un questionnement éthique (les jumeaux numériques) ;
- des outils (outil de calcul de l’impact environnemental des solutions numériques en santé sous la forme d’éco-scores et d’un calculateur d’empreinte environnementale, score de maturité de l'écoconception d'un SIH).
Les exigences des référentiels d'éthique du numérique en santé ont vocation à s'imposer via un texte réglementaire aux éditeurs de logiciels à travers les référentiels sectoriels / packagés pour un type de logiciel donné.
Par exemple, pour faire partie du catalogue Mon espace santé, les applications candidates doivent se conformer à certaines des exigences d'éthique du numérique en santé du référentiel Mon Espace Santé. De la même manière, les SI des Sociétés de Téléconsultation doivent aussi se conformer à certaines des exigences d'éthique du numérique en santé du référentiel des SI des Sociétés de Téléconsultation publié au Journal Officiel tel que prévu par l'article L1470-5 pour obtenir l'agrément SI Sociétés de Téléconsultation qui conditionne le remboursement des téléconsultation par l'Assurance Maladie.
La démarche de construction des référentiels d'éthique est pragmatique. Elle fait l'objet de concertations auprès des acteurs afin de s'assurer de leur pertinence et de leur applicabilité.
Elle est aussi progressive selon deux dimensions. Tout d'abord, la réflexion éthique met en exergue des critères proposés sous forme de préconisations avant de passer en exigences pour laisser le temps à l'offre de s'adapter. Par ailleurs, deux étapes de concertation sont mises en œuvre, d'une part au niveau du guide d’implémentation de l’éthique et d'autre part, au niveau des référentiels sectoriels. Par exemple, pour le guide d’implémentation de l'éthique dans les SIA en Santé, une concertation a eu lieu afin de constituer un pool de critères éthiques appliqués à l’usage de l’IA en santé. Tout nouveau référentiel sectoriel ou toute nouvelle version de référentiel sectoriel existant contenant des critères éthiques du numérique en santé intégrera une sélection de critères éthiques appliqués à l’usage de l’IA issus du guide d’implémentation correspondant. L'insertion de ces nouveaux critères éthiques donne lieu à une autre concertation auprès des acteurs pour s'assurer qu'elle est pertinente pour les cas d'usage du numérique en santé dans ce secteur.
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La plateforme d'éthicovigilance
Qu'est-ce que la plateforme d'éthicovigilance ?
La plateforme d'éthico vigilance est un dispositif lancé par la cellule de l’éthique du numérique en santé de la délégation au numérique en santé (DNS) en décembre 2023. Elle a pour objectif de permettre aux utilisateurs de solutions numériques en santé, qu'ils soient patients ou professionnels, de signaler des questionnements éthiques liés à l'utilisation de ces outils.
Chaque utilisateur peut signaler une expérience négative avec un service ou un outil numérique en santé, posant un questionnement d’ordre éthique problématique. Le signalement est totalement anonyme. Le signalement est instruit par deux experts, et leurs rapports d’instruction sont discutés en séance. Une réponse, qui doit être validée par l’éditeur de la solution concernée par le questionnement éthique, est élaborée et publiée sur les pages du CENS.
Les réponses peuvent donner lieu à une actualisation des référentiels éthiques en vigueur. La plateforme assure également une surveillance des enjeux éthiques rencontrés dans la pratique quotidienne.
Processus de signalement
Le traitement des signalements se déroule en plusieurs étapes :
1. Recueil du signalement
L'utilisateur remplit un formulaire sur la plateforme.
2 - Validation et instruction
Un comité d'experts valide le questionnement éthique et désigne des rapporteurs pour analyser le cas.
3 - Contact avec l'éditeur
L'éditeur de la solution concernée est contacté pour obtenir des informations supplémentaires.
4 - Publication des résultats
Les propositions d'actions sont présentées aux éditeurs concernés et une solution est collectivement construite. Elle est inscrite sur le journal d'activité du Comité d'instruction des signalements, disponible sur les pages du CENS.
⚖️ Cadre réglementaire
🗓️ Eléments de calendrier
📖 Ressources disponibles
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🎯Finalités et périmètre
Santé.fr est le site du Service Public d’information en santé. Il a pour objectif de permettre au grand public d’accéder facilement à des réponses fiables sur ses préoccupations en santé. Il s’agit de rendre accessible à tous une information en santé fiable, neutre et actualisée qu’il s’agisse de prévention, de maladies, de soins ou de démarches.
Le Service Public d’information en santé est constitué avec le concours des caisses nationales d’assurance Maladie, de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie, des agences et des autorités compétentes dans le champ de la santé publique et des agences régionales de santé. » (Article L1111-1-1 du Code de la santé publique).
Santé.fr est au cœur du dispositif de lutte contre la désinformation lancé en 2025 par le ministre de la santé.
Santé.fr c’est aujourd’hui près de 13 000 contenus éditoriaux (articles, dossiers, etc.) et 750 000 fiches annuaires publiés.
Zoom sur :
Deux volets constituent le site Santé.fr :
1️⃣ Volet éditorial
Santé.fr diffuse des informations relatives à la santé et aux produits de santé respectueuses des critères du Standard de l’information en santé.
La ligne éditoriale répond à la fois aux priorités de santé publique telles que définies par le ministère chargé de la santé (crises sanitaires, stratégies ou plans nationaux, campagnes, etc.) mais également aux préoccupations de santé des personnes, telles qu’identifiées par les partenaires du Service Public d'information en santé, par la veille sur le web ou encore l’analyse des usages et retours sur Santé.fr.
Pour constituer ses contenus, Santé.fr agrège l’information en santé fiable et accessible produite par les agences, autorités compétentes dans le champ de la santé publique, agences régionales de santé, institutions et associations de patients. Cette multiplicité de sources lui permet de traiter les sujets à 360°, du diagnostic au « vivre avec », de la prévention aux droits des usagers, etc. Dans le cas où l’information agrégée ne parviendrait pas à répondre aux besoins identifiés, le Service Public d’information en santé produit des contenus : publications en facile à lire et à comprendre (FALC), décryptages de fausses informations en santé, etc.
2️⃣ Volet annuaire
L’annuaire de Santé.fr décrit l’offre sanitaire et médico-sociale et agrège à cette fin les contenusdes référentiels nationaux : RPPS, FINESS, ROR. Il apporte une aide pour trouver une offre de soins, facilite l'orientation vers un professionnel, identifie des actes ou expertises très spécifiques, permet d'éviter les erreurs d'orientation responsables de perte de temps.
À titre exceptionnel, dans le cadre de situation sanitaire le requérant et si les référentiels nationaux ne le permettent pas, Santé.fr collecte de l’information complémentaire directement auprès des offreurs : offre vaccination covid, effecteurs Mon bilan prévention, accessibilité des cabinets libéraux. Il propose également des contenus hors référentiels poussés par les ARS ou ses partenaires (Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie, Délégation interministérielle à l’autisme...).
Santé.fr porte des projets d’annuaires thématiques associés à des stratégies, plans nationaux ou feuilles de route en santé (santé sexuelle, Covid long, prévention, endométriose...) ou répondant à des situations d’urgence sanitaire (Covid, Mpox, soins non programmés).
Comme le volet éditorial, l’annuaire de Santé.fr répond aux critères du Standard de l’information en santé. Il s’efforce de garantir une équité de traitement entre les offreurs, quelle que soit leur situation géographique ou les services dont ils font ou non usage (SAS, service de prise de rendez-vous).
Un support permet d’activer une boucle qualité permettant de garantir une mise à jour rapide de l’offre présentée.
🔑 Ses fonctionnalités clés :
✅Annuaire de l’accessibilité des cabinets médicaux et paramédicaux :
Renseigné par les professionnels eux-mêmes, l’annuaire de l’accessibilité permet d’améliorer l’accès aux soins de tous en adressant les besoins spécifiques et valorise ce qui peut l’être, du bâti à la prise en charge.
Domaines couverts : handicap moteur, handicap visuel, déficience auditive, déficience intellectuelle, TSA, handicap psychique, obésité, publics d’origine étrangère, ne parlant pas ou peu français.
✅Espaces thématiques
Pour faciliter l’accès à l’information, Santé.fr propose des espaces thématiques dont l’objectif est de couvrir un sujet à 360° grâce à une arborescence et des rubriques dédiées.
Les espaces disponibles aujourd’hui : Endométriose, Antibiomalin, Covid long, Fin de vie, Gestes barrières.
✅Santé.fr Décryptage
Santé.fr Décryptage est un espace dédié à la vérification des informations en santé qui circulent en ligne ou dans la presse. Les utilisateurs peuvent poser directement leurs questions et les équipes de Santé.fr s’attachent à y répondre dans les meilleurs délais.
✅J'agis pour ma santé
Cette fonctionnalité propose des conseils personnalisés selon l'âge et le sexe de l'utilisateur. Ces conseils portent sur le dépistage, le parcours vaccinal ou encore l’alimentation, les bons réflexes pour se protéger du soleil et de la chaleur…
✅Un moteur de recherche géolocalisé :
Pour faciliter l’accès à cette information, le site Santé.fr propose un moteur de recherche qui permet à l’utilisateur d’effectuer une recherche en saisie libre en fonction de sa localisation. Les résultats proposés sont à la fois sur le registre éditorial (articles, vidéos, podcasts, infographies…) mais également sur l’offre de soins à proximité.
⚖️ Cadre réglementaire
- Loi de modernisation du système de santé : Article 88 - LOI n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, qui crée l’article L1111-1-1 et modifie l’article L1431-2 du Code de Santé publique.
🗓️ Eléments de calendrier
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🎯Finalités et périmètre
Qu'est-ce que Mon espace santé ?
Mon espace santé est un espace numérique personnel et sécurisé qui est le carnet de santé numérique de tous les citoyens affiliés à un régime d’assurance maladie.
Accessible à tous, simple d’utilisation et hautement sécurisé, Mon espace santé vise à rendre les assurés pleinement acteurs de leur santé et à renforcer la coordination entre professionnels de santé pour améliorer leur prise en charge. Mon espace santé est disponible depuis février 2022 et plus de 23 millions de profils ont déjà été activés (33 % des comptes créés). Au total, c’est plus de 68 000 000 comptes qui ont été créés, grâce au mécanisme de l’opt-out (processus de création sauf opposition après information de l’usager), pouvant désormais être alimentés par les professionnels de santé. Un dossier médical partagé (DMP) y est intégré permettant le stockage des documents, informations médicales, antécédents et vaccinations utiles pour son suivi médical.
Au-delà du dossier médical, ce service donne accès à une messagerie sécurisée pour échanger avec ses professionnels de santé, un catalogue de services et d'applications de santé référencés par les services publics ainsi qu’un agenda de santé. Tout ce dont chacun a besoin pour faciliter son suivi médical au quotidien.
Pour bénéficier de l’ensemble de ces fonctionnalités, l’usager doit activer son profil Mon espace santé à l'aide de sa carte Vitale et d’un code d’activation à usage unique garantissant son identification depuis le site monespacesante.fr, ou l’application mobile IOS ou Android. Il peut obtenir de l'aide en appelant le 3422.
Zoom sur :
📂 Un dossier médical
Le dossier médical est composé de 3 grandes rubriques : les documents, le profil médical et les vaccinations. La rubrique documents permet à l’usager de stocker dans un seul endroit sécurisé l’ensemble des documents relatifs à sa santé et de les partager avec les professionnels de santé en leur donnant accès.
Le DMP intégré à ce dossier contient :
- les données utiles à la coordination, la qualité et la continuité des soins. Un professionnel de santé a l'obligation de reporter dans le DMP les documents suivants nécessaires à la coordination des soins : le compte rendu d'examen de biologie médical, la demande d'examen d'imagerie et le compte rendu d'imagerie, les prescriptions de produits de santé, le compte rendu opératoire et la prescription d'examen de biologie médicale, les lettres de sortie en cas d'hospitalisation et le volet de synthèse médicale (voir Arrêté du 26 avril 2022 fixant la liste des documents soumis à l'obligation prévue à l'article L. 1111-15 du code de la santé publique) ;
- les données ajoutées dans le dossier par le titulaire lui-même ;
- les personnes de confiance, les personnes à prévenir en cas d'urgence;
- le médecin traitant;
- les historiques de remboursement ou de prise en charge de l'organisme d'assurance maladie obligatoire dont relève chaque bénéficiaire;
- les données relatives au don d'organes ou de tissus ;
- les données relatives aux directives anticipées mentionnées à l'article L. 1111-11.
La confidentialité des informations de la rubrique documents est totalement garantie. C’est le patient qui décide quels professionnels de santé peuvent avoir accès à ces documents.
Dans le cadre de l’utilisation du DMP / Mon espace santé, le professionnel de santé a l’obligation d’informer le patient de l’alimentation de son espace santé. Le patient peut s’opposer à l’alimentation de son DMP /Mon espace santé pour motif légitime (la légitimité du motif est à l’appréciation du professionnel). Les professionnels de santé ont la possibilité de déposer des
documents (compte rendus, ordonnance, radiologie, etc.) sur le profil de l’usager, dès lors que le profil a été créé (l’usager ne s’y est pas opposé et ne l’a pas clôturé).
Pour la consultation DMP/Mon espace santé son consentement explicite est requis. La consultation de Mon espace santé/DMP ne peut se faire que sur consentement explicite du patient, celui-ci n’ayant pas à justifier son opposition. Le consentement vaut pour un épisode
de soins et une équipe de soins donnés.
Ces règles de consentement et les cas spécifiques sont précisées sur le site : Fondamentaux du partage des données de santé.
Il lui est possible de masquer un document ou de bloquer l’accès au professionnel de santé de son choix. Des dispositions particulières d’accès sont par ailleurs prévues pour ouvrir la
consultation du DMP aux services de la médecine du travail. Dans ce cas particulier où le patient n’a pas le choix du médecin du travail consulté, un accord explicite accordé par le patient via son Mon espace santé sera nécessaire afin d’accorder l’accès en consultation au médecin du travail (décret afférent à venir).
Le profil médical donne la possibilité à l’usager de renseigner des informations personnelles comme ses allergies, ses maladies, ses traitements, ses antécédents familiaux, ses directives anticipées ou encore d’y enregistrer ses mesures de santé (poids, taille, tension, glycémie, etc.). Le profil médical n’est pas directement accessible aux professionnels de santé. Pour être accessible aux professionnels de santé, l’usager doit générer une synthèse de celui-ci et l’enregistrer dans sa rubrique documents.
La rubrique vaccinations stocke l’ensemble des vaccinations réalisées et validées numériquement par un professionnel de santé. L’usager peut également les ajouter manuellement et demander leur validation à un professionnel de santé.
📧 Une messagerie de santé
Il s’agit d’une messagerie sécurisée intégrant l'espace de confiance MSSanté. A la création de son compte Mon espace santé, chaque usager est équipé d’une adresse MSSanté lui permettant de communiquer avec ses professionnels de santé. En revanche, il n'est pas possible de communiquer avec un autre usager de Mon espace santé (famille, amis, etc...) via la messagerie de santé. Intégrée à Mon espace santé, cette messagerie permet à l’usager de recevoir des informations en toute confidentialité de la part de ses professionnels de santé. Un médecin traitant peut par exemple envoyer des consignes pour le suivi d’un traitement via cette messagerie. Seul un professionnel de santé peut initier un premier échange avec un usager. Ce dernier aura ensuite la possibilité de lui répondre, tant que le professionnel de santé ne décide pas de mettre fin à la conversation. L’usager peut également initier une nouvelle conversation avec un professionnel de santé qui lui a déjà écrit sans repartir d'une conversation existante. Par exception à la règle ci-dessus, il peut envoyer une ordonnance à une pharmacie disposant d'une messagerie compatible avec Mon espace santé (Boite aux lettres organisationnelle MSS) sans que la pharmacie lui ait écrit au préalable.
📦 Un catalogue de services
Mon espace santé dispose d’un catalogue de services permettant à l’usager d’accéder à des services de qualité, référencé sur la base de critère éthique, sécurité notamment, dédiés à sa santé (ajout de mesures de santé, suivi de leur maladie, site d’information en santé, prise de rendez-vous médicaux ou encore l’accès à des portails patients d’établissement de santé).
Ces services numériques sont référencés par les pouvoirs publics. Ils doivent répondre à une centaine de critères ainsi qu’aux règles liées au règlement général sur la protection des données (RGPD) et à la loi « Informatique et libertés ».
Certains de ces services pourront être synchronisés avec Mon espace santé, permettant ainsi l’échange de données (documents, mesures et événements d’agenda) entre eux sous réserve de répondre à des conditions spécifiques. C’est déjà le cas pour pour une application de smartphone à destination des patients diabétique.
Une quarantaine de services de confiance référencés sont déjà visibles pour les 23 millions de personnes qui ont activé Mon espace santé activé. Pour les découvrir, rendez-vous sur Mon espace santé, rubrique « Catalogue de services ».
🧭 Parcours de prévention
Sur le volet de la prévention, à la suite de la publication du décret sur la prévention personnalisée dans Mon espace santé (pris en Conseil d’Etat après avis de la CNIL) et une concertation citoyenne, Mon espace santé a déjà évolué pour intégrer des articles personnalisés à la Une « Mon actu santé » et par la mise à disposition d’une Bibliothèque de contenus de prévention thématique.
Des « parcours de prévention » ont déjà été intégrés dans Mon espace santé en s’appuyant notamment sur l’agenda/rappels, où ils sont mis en visibilité auprès des personnes éligibles et avec des mécanismes de rappel ainsi que par la mise en avant de contenu pédagogique utile pour préparer les examens. Les parcours concernés à date sont la vaccination, les bilans aux âges clés, les dépistages du cancer, les rendez-vous médicaux obligatoires de l’enfant, les parcours de soins dentaires. Des parcours correspondant à des moments de vie ont été identifiés et sont désormais intégrés dans Mon espace santé, comme le parcours santé de l’enfant ou le parcours grossesse. A moyen terme, des parcours liés à des pathologies seront intégrés: diabète, maladies cardio-vasculaires, notamment ; l’objectif étant notamment de favoriser le dépistage et limiter l’entrée dans les pathologies mais aussi soutenir le patient atteint de la pathologie dans sa gestion quotidienne.
Les développements vont se poursuivre sur les prochaines années afin de proposer la bonne information, à la bonne personne, au bon moment, pour :
✅ faciliter la gestion quotidienne de leur parcours de santé. Concrètement, retrouver tous ses documents et données centralisés dans un endroit unique, sécurisé, et partageable facilement avec leurs cercles de soins et aidants.
✅ proposer des parcours de prévention personnalisée qui se traduisent concrètement par :
➡️des incitations au recours aux examens utiles pour un bon suivi / prise en charge de leur santé (ex. dépistage, examens de contrôle / suivi) ;
➡️des incitations à adopter les habitudes / actions bénéfiques à leur santé en poussant des contenus de prévention ciblés (information, éducation thérapeutique du patient (ETP), littératie en santé, lutte vs. fake news) et en les engageant par des mécanismes de récompenses /gamification ;
➡️ des aides à détecter les risques potentiels de manière autonome (questionnaires, etc.).
Tout utilisateur pourra s’opposer à ces services de prévention personnalisée (principe d’opt-out) sans aucun impact sur l’accès aux services de base. Les contenus produits ainsi que les règles de personnalisation seront publics.
🗓️ Un agenda santé
L’agenda permet à l’usager de retrouver, en un seul et même endroit, un calendrier prévisionnel rassemblant tous les rendez-vous importants sous forme de rappels ou examens recommandés, pour lui-même et pour ses enfants : rappels d’examens, de dépistages ou de vaccinations à venir et à réaliser selon l’âge et le sexe.
L’usager peut ajouter des rendez-vous médicaux et rappels depuis l’agenda. Ils lui permettent de ne rien rater sur le suivi de sa santé. Demain, il pourra également rapatrier des rendez-vous issus de services tiers (plateforme de prise de rendez-vous, logiciel métier etc.).
🔐 La connexion et l’activation du profil
Pour bénéficier de l’ensemble de ces fonctionnalités, l’usager doit activer son profil Mon espace santé à l'aide de sa carte Vitale et d’un code d’activation à usage unique garantissant son identification depuis le site monespacesante.fr, ou l’application mobile IOS ou Android ou en appelant le 3422.
Une fois son profil activé, l’usager a la possibilité d’utiliser le service Mon espace santé depuis sa version web ou mobile. Pour s’y connecter, l’usager peut utiliser France Connect ou bien la méthode définie pour déverrouiller son téléphone (face ID, empreinte digitale, schéma, code, etc.) (par biométrie) depuis son application mobile.
📚 Le référencement au catalogue de service
Pour les Entreprises du Numérique en Santé, être référencé sur le catalogue de Mon espace santé offre une visibilité accrue. Les prestataires qui souhaitent faire partie de cet écosystème doivent suivre un parcours guidé de conformité et d'évaluation pour s'assurer que leurs offres répondent aux critères rigoureux établis par les pouvoirs publics. Le processus de référencement complet souligne l'engagement de la plateforme envers la qualité et la fiabilité des services de santé numériques qu'elle approuve.
Les services numériques référencés pourront également, sous réserve de répondre aux conditions spécifiques, échanger directement et en toute sécurité avec Mon espace santé. L’usager pourra ainsi centraliser ses données de santé issues de ses applis, objets connectés ou dispositifs médicaux dans Mon espace santé et partager ces données avec les services qu’il choisit (applications, portails hospitaliers, etc.). Exemple : les mesures d’une montre connectée pourront être automatiquement enregistrées dans Mon espace santé et accessibles à son médecin. À l’inverse, avant une hospitalisation, l’usager pourra transmettre sa synthèse médicale à l’établissement via un service référencé. Le partage se fera toujours avec son accord explicite, et chaque échange sera traçable et transparent.
Ce processus est détaillé dans le guide de référencement :https://editeurs.monespacesante.fr/
1 - Inscription du service au parcours guidé de Mon espace santé :
La première étape consiste à créer un compte sur le fournisseur d’identité de l’Agence Numérique en Santé : Industriels Santé Connect, pour accéder à la plateforme Convergence et compléter la fiche administrative.
2 - Signature de la convention et formalisation de la demande :
L’équipe en charge du référencement du GIE SESAM-Vitale analyse le dossier et transmet au candidat la convention et le formulaire de demande de référencement. Le candidat signe la convention et remplit le formulaire de demande référencement.
3 - Complétion des questionnaires Mon espace santé :
Une fois les documents vérifiés, le candidat complète le questionnaire d’orientation, renseigne les questionnaires thématiques pour évaluer le niveau de conformité de son service aux exigences, génère son dossier d’évaluation et candidate avec le dossier sélectionné.
4 - Réalisation et suivi de tests techniques :
Si le service implique un échange de données avec Mon espace santé, le candidat doit mener des tests techniques de manière indépendante. Cette étape garantit une intégration fluide avec les API de Mon espace santé, avec des évaluations supplémentaires par l'équipe de test d'interconnexion des API.
5 - Décision finale de référencement à Mon espace santé :
Enfin, la commission de référencement décide de l'inclusion du service dans le catalogue. Après avoir reçu une décision favorable, le service proposé par le prestataire de services est ajouté au catalogue de services Mon espace santé.
Depuis l'été 2025, conformément à l’arrêté du 20 novembre 2023, a débuté une évaluation
continue des services pour garantir la cohérence entre les déclarations des éditeurs et les
fonctionnalités réellement mises à disposition des usagers.
En conclusion, Mon espace santé habilite non seulement les citoyens, mais catalyse également une transformation plus large dans le paysage de la santé numérique en promouvant la complémentarité des offres de services basées sur l’éthique, l'interopérabilité, la sécurité des données et le respect de l’ensemble des référentiels cadrant le catalogue de services.
⚖️Cadre réglementaire
- Articles R. 1111-26 à R. 1111-39 : Règles de création, de gestion et d'accès à l'espace numérique de santé
- Articles R. 1111-40 à R. 1111-52 : Création, le contenu et les modalités d'accès au DMP, ainsi que les droits des titulaires
- Décret n° 2021-1047 du 4 août 2021 : Conditions relatives à la création et à la gestion du dossier médical partagé, en lien avec Mon espace santé
- Décret n° 2021-1048 du 4 août 2021 : Modalités d'application des dispositions relatives à l'espace numérique de santé
- Arrêté du 26 avril 2022 : Liste des documents qui doivent être versés au dossier médical partagé, assurant ainsi une standardisation des informations disponibles dans Mon espace santé
- Loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 : Organisation et transformation du système de santé favorisant la coordination des parcours de santé, essentielles pour le fonctionnement de Mon espace santé
- Loi n° 2004-810 du 13 août 2004 : Etablissement du dossier médical personnel, qui est à la base du développement de Mon espace santé
- Décret n° 2024-468 du 24 mai 2024 : Introductions de nouvelles fonctionnalités supplémentaires dans Mon espace santé, notamment la possibilité de recevoir des messages de prévention personnalisés basés sur le profil de l'utilisateur
- Arrêté du 19 juin 2025 modifiant l'arrêté du 20 novembre 2023 relatif aux critères applicables au référencement des services et outils numériques au catalogue de service de l'espace numérique de santé
- Arrêté du 20 novembre 2023 relatif à la procédure d'audit des outils et services numériques référencés au catalogue de service de l'espace numérique de santé - Légifrance
🗓️ Eléments de calendrier
📖 Ressources disponibles
Parcourir la doctrine
🎯Finalités et périmètre
Qu'est-ce que Aqua-SISE ?
Aqua-SISE est le système d’information de gestion du contrôle sanitaire des eaux issu de la refonte du système d’information SISE-Eaux.
Zoom sur :
Aqua-SISE permet
aux agences régionales de santé de
- assurer leur mission de contrôle sanitaire réglementaire des eaux, notamment en intégrant, qualifiant et validant les résultats d’analyse ;
- disposer d’une base de données locale consolidée permettant le suivi dans le temps de la qualité des eaux, et la gestion des actions et indicateurs associés ;
- produire des documents d’information (bulletins d’analyses, synthèse annuelle jointe à la facture d’eau, divers documents d’information…) ;
- établir le classement annuel des eaux de baignade :
- réaliser des bilans régionaux sur la qualité des eaux ;
- échanger des données avec les acteurs locaux ;
- accéder aux informations utiles lors de la gestion des situations d’urgence.
à la direction générale de la Santé (DGS) de
- répondre aux obligations de rapportage réglementaire sur la qualité des eaux, notamment auprès de la Commission européenne ;
- produire des bilans nationaux sur la qualité des eaux ;
- disposer d’une base de données nationale consolidée sur plus de 20 ans, permettant notamment un état des lieux et un historique pour un paramètre donné ;
- disposer d’une base de données nationale consolidée sur plus de 20 ans, permettant notamment un état des lieux et un historique pour un paramètre donné ;
- mettre à disposition des données au public sur Internet (données du contrôle sanitaire), aux organismes publics, sur la base de conventions (Anses, Santé publique France, autres ministères, Agences de l’eau, AFB, BRGM, Fnors, …) et aux organismes privés (distributeurs, bureaux d’études), universitaires ou journalistes (données sur la qualité des eaux).
⚖️ Cadre réglementaire
- Article L.1321-5 du code de la santé publique : le contrôle sanitaire est exercé par l’ARS. Il comprend toute opération de vérification du respect des dispositions législatives et réglementaires relatives à la sécurité sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine.
Il comprend notamment :
- l'inspection des installations ;
- le contrôle des mesures de sécurité sanitaire mises en œuvre ;
- la réalisation d'un programme d'analyses de la qualité de l'eau.
- Directive n°2020/2184 du 16 décembre 2020 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine
- Directive n°2006/7/CE du 15 février 2006 concernant la gestion de la qualité des eaux de baignade
- Règlement (UE) 2017/625 du Parlement européen et du Conseil du 15 mars 2017 relatif aux activités de contrôle des eaux conditionnées
- Décret n° 2023-646 du 20 juillet 2023 portant création d'un traitement de données à caractère personnel dénommé « Aqua-SISE »
🗓️Eléments de calendrier
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🎯Finalités et périmètre
Qu'est-ce que le SI-LAV ?
Le SI-LAV (Lutte Anti-Vectorielle) est un système d'information de la veille et de la sécurité sanitaire ainsi que de santé environnementale, outil permettant la gestion des cas d’arboviroses (prévention des cas secondaires par des traitements de lutte contre les moustiques vecteurs d’arbovirus, par exemple les Aedes Albopictus, ou moustique-tigre, mais aussi Aedes aegypti aux Antilles, les Culex, Anophèles etc) et le suivi des actions de LAV des opérateurs de terrain (Opérateurs publics de Démoustication – OpD -).
La Direction Générale de la Santé (DGS) coordonne la lutte antivectorielle (LAV), notamment en mettant à disposition des acteurs de la LAV un système d’information partagé afin d’améliorer la surveillance et la gestion de certaines maladies vectorielles (arboviroses telles la dengue, le Chikungunya ou le virus du Nil Occidental, et parasitoses tel que le paludisme).
Il concerne toutes les actions menées (traitements insecticides, mobilisation sociale) sur les territoires où sont détectées des arboviroses, qu’il s’agisse de cas importés ou de cas autochtones, mais également le suivi de la surveillance entomologique, et des actions de mobilisation sociale.
Le SI-LAV permet aux ARS de piloter les interventions de leurs opérateurs de Démoustication (OpD) dûment habilités et leurs suivis, à savoir :
Zoom sur :
Volet entomologique
- Les mesures de surveillance entomologique;
- Les opérations de prospections entomologiques péri-domiciliaires, et leurs résultats;
- Les suites données aux signalements de particuliers, comprenant des identifications de moustiques sur photos, et éventuellement une prospection de la commune;
- Le positionnement des pièges;
- Les résultats de la surveillance des sites sensibles et points d'entrée internationaux (conformément au règlement sanitaire international de l’OMS);
- Les opérations de traitement et de travaux autour des lieux fréquentés par les cas humains;
- Le détail des interventions autour des lieux de contamination, de passage et de séjour de cas humains de maladies transmises par les insectes.
Volet humain des cas d’arboviroses
Les enquêtes avec les cas humains signalés par les SI de SpF, visant à chercher des cas symptomatiques présents dans l’environnement proche des cas (habitations et lieux de passage) à qui sont proposés une consultation médicale et/ou biologique permettant d’éviter ou le cas échéant de contenir un foyer épidémique (cluster de cas).
Les opérations de mobilisation sociale (suivi des actions de sensibilisation communautaire et de prévention à l’échelle du cas, du foyer).
De plus, des acteurs extérieurs tels l'EFS, ABM, le CORRUSS utilisent les alertes du SI-LAV pour recevoir les mails automatiques dédiés auxquels ils sont abonnés afin d'adapter leurs campagnes de prélèvements et mettre en place des actions de prévention (ex : dépistage des prélèvements) concernant les produits issus du corps humains prélevées sur les zones de circulation virale.
Volet animal des arbovirus zoonotiques
Enfin, les surveillance et gestion des arbovirus zoonotiques (virus pouvant passer du
compartiment animal au compartiment humain par des moustiques) nécessitent l'implication et l’apport des données des acteurs historiques hors champs humains (Laboratoire National de Référence, Centre National de Référence des arbovirus, vétérinaires, entomologistes médicaux, virologues, acteurs de surveillance environnementale etc) jusqu'alors non utilisateurs du SI-LAV, pour laquelle une évolution a été réalisée en 2025 et devra se poursuivre en 2026, notamment sur le volet cartographique.
Les actions renseignées dans le SI-LAV permettent également aux opérateurs de justifier le suivi de leur marché auprès des ARS et inversement.
🗓️ Eléments de calendrier
Cible à 1 an (2026)
- La priorisation des cas doit aider les ARS et leurs OpD à optimiser les opérations à mettre en œuvre en fonction de la pression liée au contexte épidémiologique régional, voir national ; L'objectif pour 2026 est d'apporter d'une part des améliorations à l'outil suite au retour des béta testeurs qui auront validé la livraison 2025, et d'autre part d'apporter un outil cartographique opérationnel en période de crise sanitaire. Le but est d'améliorer la réactivité, et de mieux gérer les OpD par les ARS, avec un gain tant financier qu'opérationnel ;
- Concernant l'élargissement aux arboviroses zoonotiques et leurs vecteurs : sous couvert d'une livraison apportant toute satisfaction sur la création de nouveaux profils spécifiques à la gestion des virus zoonotiques transmis par les moustiques du genre Culex, il est nécessaire d'apporter un complément cartographique en cohérence avec les données incrémentées dans SI-LAV. L'objectif est de d'illustrer ces zones les plus à risque de transmission de ces virus, avant l'apparition de cas confirmés, en anticipant la mobilisation sociale, et la gestion élargie des gîtes larvaires en contexte urbain.
- Concernant les collectivités, notamment des communes : suivi de leurs activités et de leurs moyens (agents et matériel), parfois déjà mis en œuvre mais pas encore intégrés. Meilleure implication des collectivités sur les sujets vectoriels en vue d'allègements en regard de la charge de travail des ARS et des OpD sur ces sujets. Enfin, optimisation anticipée de la prévention.
⚖️ Cadre réglementaire
Cet outil est prévu dans le cadre de la procédure réglementaire de signalement prévue par :
- les articles L.3113-1 et suivants du Code de la santé publique;
- les articles L.3113-1 et suivants du Code de la santé publique ;
- les articles R. 3114-9 et suivants du Code de la santé publique, notamment l’article R.3114-13 ;
- le décret n°2019-258 du 29 mars 2019 relatif à la prévention des maladies vectorielles ;
- l’arrêté du 23 juillet 2019 relatif aux modalités de mise en œuvre des missions de surveillance entomologique, d’intervention autour des détections et de prospection, traitement et travaux autour des lieux fréquentés par les cas humains de maladies transmises par les moustiques vecteurs ;
- l’arrêté du 23 juillet 2019 fixant la liste des départements où est constatée l’existence de conditions entraînant le développement ou un risque de développement de maladies humaines transmises par l’intermédiaire de moustiques et constituant une menace pour la santé de la population ;
- l’arrêté du 23 juillet 2019 relatif aux conditions d’habilitation par le directeur général de l’agence régionale de santé des organismes de droit public ou de droit privé pris en application de l’article R. 3114-11 du code de la santé publique ;
- l’instruction N° DGS/VSS1/2019/258 du 12 décembre 2019 relative à la prévention des arboviroses.
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🎯Finalités et périmètre
Qu'est-ce que le SI-Amiante ?
Le SI-Amiante a été développé par la Direction générale de la Santé. L’application permet depuis 2021 aux diagnostiqueurs certifiés pour le repérage de l’amiante de déposer deux types de rapports :
- les rapports annuels d’activité, déposés une fois par an sur la plateforme ou au fil de l’eau via le logiciel métier ;
- les rapports de repérage concernant les matériaux et produits de la liste A (N=2 et N=3) déposés tout au long de l’année dans un délai de 2 semaines suivant la transmission du rapport au propriétaire ;.
Depuis l’ouverture du SI-Amiante en 2021, le taux de dépôt des rapports annuels d’activité oscille autour des 20%. Un peu plus d’une centaine de rapports de repérage sont transmis aux préfectures chaque année. A titre de comparaison, les taux de dépôt des rapports d’activité des laboratoires sont autour des 90%.
Dans le but d’augmenter la transmission des rapports par les diagnostiqueurs immobiliers, des contrôles sont réalisés par les organismes de certification depuis le 1er janvier 2025.
Zoom sur :
✅ Déroulement des contrôles et sanctions appliquées :
Ces contrôles ont été introduits par l’arrêté du 1er juillet 2024 définissant les critères de certification des diagnostiqueurs intervenant dans les domaines du diagnostic amiante, électricité, gaz, plomb et termite, de leurs organismes de formation et les exigences applicables aux organismes de certification.
Ils s’inscrivent dans le cadre de la surveillance documentaire, conduite au moins une fois lors de la première année de certification, et au moins une fois entre la deuxième et la sixième années.
Les organismes de certification vérifieront que les diagnostiqueurs ont bien déposé leurs rapports sur SI-Amiante (rapports d’activité et rapports de repérage à destination des préfectures). Ils disposeront pour cela d’un accès à la base de données SI-Amiante. En cas d’écart constaté, l’organisme de certification pourra rouvrir la campagne de dépôt afin de permettre au diagnostiqueur de déposer à nouveau son rapport d’activité. Si l’écart porte sur les rapports à destination des préfectures, les diagnostiqueurs pourront les transmettre directement sur SI-Amiante.
Si l’écart n’est pas corrigé dans les 2 mois suivant le contrôle, la certification du diagnostiqueur sera suspendue.
⚖️ Cadre réglementaire
- Afin de répondre aux obligations liées à l’article 48 de la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, la Direction Générale de la Santé (DGS) a développé un Système d’Information (SI) permettant aux diagnostiqueurs certifiés pour le repérage de l’amiante ainsi qu’aux laboratoires procédant aux mesures d’empoussièrement en fibres d’amiante dans l’air, de transmettre de manière dématérialisée des rapports d’activité et des rapports de repérages aux services de l’Etat.
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🎯Finalités et périmètre
Qu'est-ce que le SI-VIC ?
SI-VIC vise à permettre un suivi des victimes d’attentats et de Situation Sanitaires Exceptionnelles (SSE) dans le système hospitalier. Il a été créé en 2016, à la suite des attentats de Paris de novembre 2015.
Zoom sur :
✅Les objectifs de SI-VIC :
Dénombrement, l’identification et le suivi de la prise en charge (préhospitalière, hospitalière ainsi que médico-psychologique) des victimes.
Accompagnement des victimes et de leur famille par la Cellule Interministérielle d’Information du Public et Aide aux Victimes (CIIPAV).
Aide à la gestion de l'événement par les autorités sanitaires.
Analyse statistique des parcours de soins en cas de situation sanitaire exceptionnelle de type épidémique ou biologique.
⚖️ Cadre réglementaire
- Décret n° 2022-1109 du 2 août 2022 relatif au système d’information d’identification unique des victimes qui vient préciser les modalités de mise en œuvre du traitement de données à caractère personnel permettant l’identification et le suivi des victimes de situations sanitaires exceptionnelles afin d’assurer la gestion de la crise et le suivi de ces victimes.
- Avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés en date du 8 juillet 2021 et du 9 juin 2022 visés dans ledit décret.
📖 Ressources disponibles
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🎯Finalités et périmètre
Qu'est-ce que le Portail SI-SAMU ?
Le Portail SI-SAMU met à disposition des urgentistes, SAMU et ARS des outils sécurisés et collaboratifs pour échanger en temps réel, au sein de fils de discussion par communauté, centres d'intérêt ou événements. Interconnecté avec les systèmes de crise de l'État SI-VIC et SINUS, il permet une coordination efficace lors d’évènements majeurs.
C’ est le seul outil permettant de centraliser et partager des informations entre des SAMU limitrophes, les Agences Régionales de Santé (ARS) et le Centre opérationnel de régulation et de réponses aux urgences sanitaires et sociales (CORRUSS) de la Direction générale de la Santé (DGS), concourant ainsi à une gestion plus efficace de la prise en charge de patients sur l’ensemble du territoire.
Zoom sur :
✅Les enjeux principaux du Portail SI-SAMU :
Le Portail SI-SAMU, met à disposition des utilisateurs plusieurs modules :
- Module Collaboratif : met à disposition de ses utilisateurs, des espaces d’échanges via des messages postés sur des « main » courantes » pour permettre une transmission ciblée d’information, que cette information soit liée à une crise ou bien à l’organisation quotidienne des SAMU par exemple.
- Module Gestion de crises : pour gérer les crises d’envergure, qu’elles soient sanitaires ou à cinétique rapide (ex. attentats), directement issu des retours d’expérience des attentats de 2015 et de la pandémie COVID-19.
- Module Bloc-Notes : met à disposition un outil de résilience des LRM pour qualifier un appel, inscrire les données de la prise en charge du patient dans le journal de l’épisode de régulation médicale, tracer par écrit les conseils et consignes ainsi que les décisions et orientations.
- Module Bibliothèque : met à la disposition des SAMU un espace documentaire pour faciliter leur organisation interne au quotidien.
En 2024, il a géré plus de 2600 événements réels et diffusé plus de 15 000 messages via les différentes mains courantes.
🔑 Ses fonctionnalités clés :
- cartographie des événements ;
- coordination entre parties prenantes ;
- gestion des patients en masse
⚖️ Cadre réglementaire
- Article L1110-4 : Cet article stipule que les données de santé à caractère personnel sont couvertes par le secret médical.
- Article R6316-10 : Ce texte précise que la régulation médicale des appels d’urgence doit être conforme aux référentiels d’interopérabilité et de sécurité établis par le ministre chargé de la santé, après avis de l'ASIP Santé.
- Instruction n° DGOS/PF5/DNS/2024/49 du 17 avril 2024 : Elle concerne la migration vers la voix sur IP des services d'aide médicale urgente (SAMU) en métropole, prévue avant fin 2025
- Normes AFNOR NF399 : Ces normes définissent les exigences relatives aux logiciels utilisés dans le cadre des missions de sécurité civile
📖 Ressources disponibles
🗓️ Eléments de calendrier
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🎯Finalités et périmètre
Qu'est-ce que le SI-ORSAN ?
SI-ORSAN (Organisation de la Réponse SANitaire) est un outil dédié à la gestion de crises sanitaires. Il permet de modéliser la répartition de victimes vers les hôpitaux environnants.
C'est un « Tableau de bord des situations exceptionnelles » destiné aux ARS, SAMU, Etablissements de santé et gestionnaires nationaux de crises. Il permet le suivi et l’anticipation de 4 indicateurs : des victimes, moyens, places en blocs opératoires et urgences, et renforts à prévoir. Il peut être utilisé à l'occasion d'évènements réels, d'entraînements ou de retours d'expériences (RETEX)
il permet de connaître la capacité d'accueil des établissements en fonction de la gravité des victimes. L'outil propose une ventilation des victimes pour éviter la saturation des établissements et offrir les meilleures chances aux victimes.
Zoom sur :
🗓️ Eléments de calendrier
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🎯Finalités et périmètre
Qu'est-ce que le SICAP ?
Le Système d'Information des Centres AntiPoison (SICAP) est essentiel pour assurer une réponse efficace et rapide aux intoxications, pour améliorer la prise en charge des patients et pour contribuer à la prévention des intoxications.
Zoom sur :
Les 2 missions principales des 8 centres antipoison (CAPTV) :
1 - La Réponse Téléphonique à l’Urgence (RTU), mission de soin pour donner avis et conseils sur les diagnostics, pronostics et traitements des intoxications. La RTU se réalise le plus souvent par téléphone et concerne tout produit et substance, qu’il soit manufacturé, naturel, de synthèse, ou présent dans l’environnement, quel que soit le contexte en cause : intoxication accidentelle ou volontaire, collective ou individuelle. La RTU prend la forme de téléconsultation pour les appels du public / d’un avis médical spécialisé en toxicologie clinique pour les appels reçus d’un acteur de santé.
24h sur 24h, les équipes des centres évaluent chaque situation médicale qui leur est soumise et oriente la prise en charge du patient, avec, si nécessaire, la sollicitation sans délai des acteurs de l’Aide Médicale Urgente du territoire concerné lorsque la situation est critique.
Cas d’usage : ingestion accidentelle d’un nettoyant ménager par un enfant. Les parents contactent le centre pour connaitre la conduite à tenir. L’évaluation du risque permet la prise de décision adaptée pour le patient qui peut aller :
- d’une conduite à tenir applicable au domicile par l’entourage avec des critères de surveillance personnalisés ;
- à une prise en charge par un acteur de santé en ville ou en établissement de santé, dans les suites immédiates de l’appel ou à distance.
Chaque patient bénéficie d’un suivi par le CAP (retour d’expérience clinique et consolidation des données par la description finalisée du cas).
2 - Une mission de Toxicovigilance, avec pour objectif, la surveillance des conséquences induites par toute exposition à un article, produit manufacturé ou substance non déjà couvert par une vigilance spécifique. La toxicovigilance a donc pour champ celui de la RTU, hors produits ciblés par ailleurs (ex : médicaments par la pharmacovigilance, produits et encres de tatouage par la tatouvigilance etc.).
👉 Les objectifs de SICAP :
Le système d'information des centres antipoison (SICAP) permet aux CAP-TV de réaliser leurs deux missions avec un outil unique et partagé entre les 8 Centres afin :
- de décrire chaque cas géré en RTU et chaque action médicale menée, de réaliser le suivi des appels et des cas d’intoxication en centralisant et en gérant les informations relatives aux patients et aux intoxications (par exemple : la nature des substances impliquées, les symptômes, les avis donnés et les traitements éventuels) ;
- d’aider à la prise en charge des intoxications en facilitant la réponse rapide aux cas d'intoxication et donc la prise en charge des patients, en fournissant aux personnels des CAPTV un outil adapté et ergonomique :
- pour recueillir et enregistrer les informations nécessaires à l’instruction médicale lors de l’appel d’un patient ou d’un professionnel de santé ;
- pour aider aux diagnostics / avis médical en s’appuyant sur les différentes données mises à disposition directement depuis l’outil notamment celles des compositions des produits manufacturés.
Le SI permet également de réaliser le suivi et l’analyse des cas via différents modules de l’outil, pour réaliser des suivis spécifiques et enquêtes sur des thématiques ciblées, mais aussi l’analyse des données recueillies (cas d’intoxication, production de données épidémiologiques, cas similaires…) ou encore de contribuer à l’identification de substances dangereuses émergentes ou à la cartographie de la présence d’une substance, en lien avec les cas gérés en RTU ou non.
⚖️ Cadre réglementaire
- Arrêté du 21 février 2022 relatif au fonctionnement du système d'information des centres antipoison et de toxicovigilance (SICAP) qui décrit le système d'information, le traitement de données à caractère personnel ainsi que la répartition des responsabilités entre le Ministère de la Santé, l'ANSES, l'ANS et les CHU sièges de CAPTV.
- Délibérations de la Commission nationale de l'informatique et des libertés n° 2020-131 du 17 décembre 2020 et n° 2021-150 du 16 décembre 2021 visées dans l'arrêté.
- Articles R1340-1 à R1340-8 du Code de la Santé Publique relatifs à l'organisation de la toxicovigilance, notamment aux acteurs habilités à accéder aux données du SICAP.