Les chiffres clés des partages et échanges de données de santé

Dans une démarche de transparence, cette page rend publics les principaux indicateurs de partage et d’échange des données de santé en France.
Elle permet de suivre l’évolution des usages des services numériques de santé et leur appropriation par les professionnels et les citoyens.

En complément des chiffres mis à jour chaque mois sur cette page, le rapport trimestriel propose une lecture éditorialisée et commentée des principaux indicateurs.
Les données portent sur une période légèrement antérieure, afin de permettre la consolidation et la validation des dénominateurs utilisés pour leur calcul (ici : T4 2025).

L’ambition des pouvoirs publics est claire : atteindre l’exhaustivité du carnet de santé numérique pour chaque assuré. L’objectif est que les informations utiles au suivi médical puissent être retrouvées facilement et au bon moment, par les patients comme par les professionnels de santé.
Cette exhaustivité est un prérequis indispensable pour mieux associer les patients à leur prise en charge, faciliter la coordination entre professionnels, réduire les redondances d’actes et améliorer la qualité et l’efficience du système de santé.
Si l’exhaustivité constitue la cible, les informations pertinentes attendues diffèrent selon les secteurs. Les taux d’usage du carnet de santé numérique (alimentation et consultation) sont donc présentés par grands types de prises en charge : médecine de ville, hôpital, biologie, imagerie médicale, pharmacie et médico-social.
Cette approche permet de mettre en évidence à la fois les usages existants et les marges de progression vers une information de santé plus complète et mieux partagée.
Pour chaque secteur d’activité, des méthodologies de calcul spécifiques ont été définies afin d’établir des cibles correspondant au plein usage du versement des documents de santé pertinents. Ces informations sont basées sur des données de l’Assurance maladie (Mon espace santé et données de facturation des actes), de l’ATIH (nombre de séjours hospitaliers) et de l’ANS (volumétries MSSanté).

1. Mon espace santé s’inscrit de manière croissante dans le quotidien des assurés français

Lancé fin janvier 2022 par le ministère chargé de la Santé et l'Assurance Maladie, Mon espace santé s'est installé dans la vie des assurés comme leur carnet de santé numérique. Si 98% des assurés sociaux ont un carnet de santé numérique, plus d’un Français sur trois l’ont activé, confirmant son appropriation croissante par les usagers. Ce taux d’activation dépasse 40% pour les tranches d’âge entre 25 et 69 ans.

69 M d’assurés ont un profil Mon espace santé ouvert

La consultation des documents de santé déposés par les professionnels constitue l’usage principal de Mon espace santé par les assurés et progresse régulièrement. On estime ainsi que près de 90 % des documents déposés dans des profils Mon espace santé activés sont consultés par les utilisateurs. Cette dynamique traduit une évolution des pratiques : les patients s’approprient davantage la gestion de leur dossier médical. Les documents sont rendus accessibles quasi instantanément et peuvent ensuite être partagés par le patient avec les professionnels de santé de son choix. L’augmentation conjointe du nombre de documents consultés par les patients et par les professionnels illustre cette évolution, qui relève désormais d’un usage installé et de plus en plus régulier.

2. L’information médicale est de plus en plus disponible dans Mon espace santé

Grâce au programme Ségur numérique, 70% des structures et professionnels de santé sont équipés de logiciels interopérables leur permettant de transmettre de manière simple et systématique les documents de santé clés produits dans le cadre d’une prise en charge.

La dynamique est massive et continue de progresser dans tous les secteurs. 

 

Plus d' 1 document de santé sur 2 est déposé aujourd'hui dans le dossier médical de Mon espace santé

📝A noter

Une pratique d’alimentation en doublon a été identifiée chez certains éditeurs de biologie de ville : pour un même examen, deux comptes rendus distincts étaient envoyés dans Mon espace santé — un exemplaire destiné aux professionnels, systématiquement invisible pour le patient, et un exemplaire destiné au patient.

Cette situation nécessite un correctif logiciel pour être résolue. Dans l’attente de ce correctif, les données ont été ajustées afin de refléter au mieux la réalité des usages.

Les deux graphiques suivants ont ainsi été recalculés en retirant les comptes rendus biologiques envoyés en doublon dans le secteur de la ville. Les comptes rendus d’examens biologiques provenant des autres secteurs n’ont pas été modifiés.

3. Les usages de consultation par les professionnels de santé continuent de progresser

La progression conjointe du nombre de documents consultés et du nombre d’espaces santé consultés confirme que l’accès aux informations de santé partagées s’inscrit progressivement dans la pratique des professionnels de santé, pour préparer, suivre et assurer la prise en charge des patients. Cette dynamique devrait encore s’accélérer avec le déploiement des logiciels référencés Ségur vague 2, qui permettront un accès plus direct et mieux intégré aux informations. À ce stade, seuls les médecins de ville disposent d’un premier niveau d’accès à la consultation directement depuis leur logiciel métier, encore peu ergonomique. Au T4 2025, plus d’un tiers des médecins consultaient déjà chaque mois Mon espace santé / DMP.

4. Les professionnels et patients se saisissent des Messageries Sécurisées de Santé (MSSanté)

La Messagerie Sécurisée de Santé (MSSanté) permet d’échanger des données personnelles de santé de manière sécurisée entre professionnels de santé, et avec les patients lorsqu’ils disposent d’une messagerie sécurisée. L’envoi des documents par messagerie sécurisée constitue un complément indispensable à l’alimentation du carnet de santé numérique. Il permet notamment de transmettre directement les comptes rendus et informations médicales au médecin traitant et aux professionnels impliqués dans la prise en charge du patient, conformément aux obligations prévues par le code de la santé publique. Les évolutions des logiciels soutenues par les politiques publiques du numérique en santé facilitent cet usage, en permettant l’envoi automatique par MSSanté des documents au moment de leur production, en parallèle de leur dépôt dans le carnet de santé numérique. Dans ce contexte, le volume d’échanges via les messageries sécurisées de santé continue de progresser depuis 2023.

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