2025 : une année de consolidation et d’élan collectif
En 2025, l’Agence du Numérique en Santé a poursuivi sa mission avec une détermination renouvelée : faire du numérique un outil concret au service du soin, de la sécurité et de la coopération entre tous les acteurs.
Dans un environnement exigeant, marqué par la montée en puissance des usages, la structuration des référentiels, l’arrivée de nouvelles obligations de sécurité et l’émergence de l’intelligence artificielle, l’ANS a su avancer avec cohérence, en conjuguant régulation, accompagnement et innovation.
2026 s’ouvre dans cette continuité : réguler, sécuriser, accompagner, simplifier pour permettre à chaque acteur de bénéficier pleinement d’un numérique en santé moderne, robuste et réellement facilitateur.
Ce rapport retrace cette dynamique collective, les avancées de l’année, et les perspectives qui préparent déjà les prochaines étapes.
Sommaire
Regards croisés sur 2025 : une belle dynamique pour le numérique en santé
📆Retour sur les temps forts de l'année 2025
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Accélérer la transformation numérique du système de santé
🧩 1.1. Le Ségur du numérique : un cap franchi dans les usages
En 2025, le Ségur du numérique se traduit désormais concrètement dans les usages
Après une phase de déploiement massif, l’ANS engage une nouvelle étape : celle de la consolidation et de la preuve par l’usage. L’enjeu n’est plus seulement de déployer, mais de stabiliser, fiabiliser et inscrire durablement les solutions dans les pratiques professionnelles.
Les vagues engagées atteignent progressivement leur maturité. De nouveaux chantiers structurants prennent pleinement forme : imagerie médicale, biologie médicale, social et médico-social, élargissant l’impact du programme sur l’ensemble des parcours.
Les premiers effets sont désormais tangibles :
- une circulation plus rapide et sécurisée de l’information ;
- une continuité renforcée entre la ville, l’hôpital et le médico-social ;
- une alimentation accrue de Mon espace santé, devenue un point d’ancrage des usages.
Au-delà des chiffres, 2025 confirme une réalité : le succès du Ségur repose sur une dynamique collective, portée par l’ensemble des acteurs du numérique en santé.
Piloté au niveau national par la Délégation au numérique en santé, en lien étroit avec l’Assurance Maladie, déployé dans les territoires avec les ARS et les GRADeS, et mis en œuvre par les établissements, les professionnels et les entreprises du secteur, le Ségur s’inscrit dans une mobilisation coordonnée.
Dans ce cadre, l’ANS agit comme opérateur de référence, en accompagnant les acteurs, en structurant les référentiels et en outillant la mise en œuvre, pour inscrire le programme dans une trajectoire plus lisible et plus prévisible.
Le Ségur du numérique en quelques chiffres
Environ 2000 établissements équipés sur chacun des 3 dispositifs soit 80% de l'activité hospitalière
99 % c'est le taux d’équipement des officines en version référencées Ségur vague 1
Plus de 50000 médecins équipés en cabinet libéral, 2/3 en MSP et 1/2 en centre de santé en ville
Ce niveau de conformité traduit une évolution importante : le Ségur s’inscrit désormais comme un cadre de référence pour le numérique en santé.
23 millions d’utilisateurs actifs annuels
42 ,8 millions de documents partagés, soit une progression de +40 % en un an
+ 56 % de consultations réussies de dossiers numériques par les professionnels
Cette dynamique confirme que Mon espace santé n’est plus un simple outil, mais un socle numérique partagé, au service de la coordination et de la qualité des soins.
🔗 1.2. Interopérabilité : passer du standard à l’usage
L’interopérabilité demeure un pilier essentiel de la transformation numérique.
En 2025, elle s’inscrit plus concrètement dans les usages et les parcours.
L’ANS a poursuivi ses travaux pour renforcer la qualité, la cohérence et l’exploitabilité des données de santé, en particulier dans le cadre des services socles et des référentiels nationaux. Ces évolutions contribuent à des parcours plus fluides, tout en posant les bases d’usages élargis des données, dans un contexte marqué par les enjeux liés à l’Espace européen des données de santé.
Le dispositif DRIM s’inscrit en 2025 dans une phase de structuration, visant à organiser un espace de confiance pour l’échange d’imagerie médicale à l’échelle nationale.
Les travaux engagés portent sur la définition des cadres d’interopérabilité, de sécurité et de gouvernance, afin de permettre à terme une circulation plus fluide et sécurisée des images et des comptes rendus, et de soutenir le développement de nouveaux usages.
En parallèle, les référentiels nationaux poursuivent leur consolidation et leur ouverture :
- évolution continue du CI-SIS (Cadre d'interopérabilité des systèmes d'information de santé) ;
- enrichissement des terminologies, notamment LOINC et SNOMED, afin d’améliorer la structuration et l’interprétabilité des données, en particulier pour les échanges de biologie entre la ville et l’hôpital ;
- accompagnement renforcé des entreprises du numérique en santé dans leur mise en œuvre.
Ces travaux, souvent invisibles, constituent la colonne vertébrale du numérique en santé.
Ils garantissent une interopérabilité sémantique fiable, améliorent la qualité des données et permettent aux services socles de fonctionner à grande échelle.
L’année 2025 confirme une évolution : l’interopérabilité ne se limite plus à une exigence réglementaire, elle se traduit de plus en plus concrètement dans les usages.
L’intégration des référentiels dans les logiciels métiers, le développement des échanges de données structurées, notamment en biologie ou en imagerie, et les travaux autour de dispositifs comme DRIM illustrent cette dynamique.
Dans le même temps, les perspectives ouvertes par l’Espace européen des données de santé (EEDS) renforcent le rôle de l’interopérabilité, en posant les bases d’usages élargis et sécurisés des données à l’échelle européenne.
🚨 1.3. Moderniser les urgences : une étape déterminante pour le SI-SAMU
La modernisation des services d’urgence constitue l’un des chantiers les plus stratégiques du numérique en santé.
En 2025, le programme SI-SAMU se poursuit avec la montée en puissance de sa téléphonie nationale et le déploiement du Hub Santé.
Une téléphonie nationale robuste et sécurisée
Le SI-SAMU repose désormais sur :
- une infrastructure nationale sécurisée, capable de traiter des millions d’appels en toutes circonstances ;
- une sécurisation de l’acheminement des appels jusqu’à la porte du SAMU-SAS, y compris dans les situations d’articulation et d’entraide entre centres ;
- une application ergonomique de gestion des appels : décroché automatique, priorisation, routage intelligent, gestion des files d’attente et des appels abandonnés ;
- un outil de supervision permettant le pilotage en temps réel de l’activité et la production de statistiques consolidées.
Le domaine des urgences en quelques chiffres en 2025
16 SAMU-SAS déployés à fin 2025, dont 3 en architecture v2
4 ,4 millions d’appels gérés à fin 2025
7 ,6 millions de citoyens couverts
57 SAMU-SAS équipés d’ici fin 2028 sur décision ministérielle d’accélérer le déploiement
En 2025, le programme SI-SAMU s’inscrit dans une dynamique de consolidation et d’accélération. La décision ministérielle de poursuivre son déploiement, combinée aux premiers résultats de la téléphonie nationale v2, permet d’envisager un passage à l’échelle plus rapide.
Ces avancées contribuent à renforcer la résilience du système d’urgence et la continuité du service public.
Le Hub Santé : interconnecter l’écosystème des urgences
Le Hub Santé constitue la plateforme d’échange sécurisée entre les SAMU-SAS et leurs partenaires.
Il permet :
- les échanges de données entre SAMU-SAS ;
- l’interconnexion avec les services d’incendie et de secours (18) ;
- le lien avec les structures mobiles d’urgence et de réanimation.
En 2025 , c'est également :
- L’ensemble des éditeurs de logiciels de régulation médicale (LRM) engagés dans la démarche Hub Santé ;
- Mise en production des premiers liens 15–15 (entre deux SAMU-SAS) ;
- Mise en production des premiers liens 15–18 (entre SAMU-SAS et pompiers).
Le Hub Santé pose ainsi les bases d’une coordination numérique fluide des urgences, au service d’une meilleure prise en charge des patients et d’une coopération renforcée entre acteurs.
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Sécuriser et fiabiliser le numérique en santé
La sécurité comme condition de la confiance
La généralisation des usages numériques en santé transforme profondément les pratiques.
Elle s’accompagne d’exigences renforcées en matière de sécurité des systèmes et de protection des données de santé, conditions essentielles de la confiance.
Hausse des usages, interconnexions croissantes, sophistication des menaces cyber : le numérique en santé est entré dans une nouvelle phase de maturité, où la sécurité n’est plus un sujet technique périphérique, mais une condition indispensable de la confiance et de la continuité des soins.
Dans ce contexte, marqué par le renforcement des cadres européens et nationaux en matière de cybersécurité (NIS2, Cyber Resilience Act...), l’ANS s’appuie sur la PGSSI-S et ses référentiels pour fixer un cap clair.
Elle agit pour outiller les établissements, structurer l’écosystème, professionnaliser les pratiques et accompagner les acteurs dans la durée, afin de passer d’une logique de réaction à une véritable culture de prévention.
🔐2.1. Programme CaRE : installer durablement la résilience
En 2025, le programme CaRE (Cybersécurité et Résilience des Établissements) consolide son déploiement et ses premiers résultats.
L’année 2025 marque l’aboutissement du premier domaine du programme CaRE, avec des centaines d’établissements ayant franchi un cap significatif en matière de cybersécurité. Cette dynamique d’ensemble, rarement observée à cette échelle, s’inscrit dans la continuité des exercices de crise et traduit une montée en maturité concrète des acteurs.
Dans ce contexte, le deuxième volet, dédié à la stratégie de continuité et de reprise d’activité (PCA/PRA), prolonge cette dynamique autour des approches de résilience.
Le lancement du deuxième appel à financement a confirmé la mobilisation du terrain, avec 1 167 candidats en 2025 (dont 80% éligibles), un niveau comparable au premier appel.
Cette mobilisation témoigne d’une transformation progressive : la cybersécurité s’inscrit désormais dans la gouvernance des établissements et des groupements hospitaliers de territoire. Elle illustre également la capacité collective à s’engager dans la durée, accompagnée par l’ANS.
L’année a été marquée par plusieurs avancées concrètes :
- premiers établissements atteignant pleinement les objectifs fixés du premier appel à financement (plus de 1 000 établissements ayant déclaré l’atteinte des objectifs)
- ouverture du guichet dédié aux stratégies de continuité et de reprise d’activité ;
- déploiement d’outils d’accompagnement, dont un nouveau kit d’exercice de crise cyber et l'adaptation du kit PCRA au secteur médico-social ;
- les CRRC ont trouvé leur place sur les territoires en développant pour les établissements des catalogues de services structurés et adaptés à leurs besoins ;
- progression significative sur les annuaires techniques et la maîtrise de l’exposition sur Internet (diminution de part des audits relevant au moins une vulnérabilité critique de 33,5% entre juillet 2024 et juin 2025).
Des travaux de co-construction en 2025 permettront de lancer en 2026 un nouvel appel à financement sur les annuaires techniques et la maîtrise de l'exposition sur internet pour les établissements qui n'étaient pas éligibles au premier appel à financement, sur les accès distants et un appel à projet pour les établissements sociaux et médico-sociaux. L'année 2025 a également été marquée par les premiers travaux autour d’HospiConnect Alpha. Cette démarche illustre l’ambition de l’ANS d’accompagner les établissements de santé dans la mise en œuvre de dispositifs d’authentification forte, notamment le double facteur (2FA), au plus près des usages et des contraintes de terrain. 2026 sera l'année du lancement d'HospiConnect pour une identité numérique fiable et maîtrisée dans les services numériques en santé du secteur hospitalier.
Face à des menaces croissantes, le programme CaRE s’inscrit dans une dynamique collective mobilisant l’ensemble des acteurs du numérique en santé. Il contribue à accompagner les établissements dans la sécurisation de leurs systèmes d’information et à inscrire durablement la prévention et la préparation aux crises dans les pratiques.
Le domaine 1 en quelques chiffres
1428 candidatures éligibles
1211 candidatures traitées
1182 candidatures validées par les ARS
1049 dépôts d'atteinte des objectifs déposés au 30 juin 2025 (instruction jusqu'au 30 juin 2026
Le domaine 2 en quelques chiffres
1457 candidatures éligibles
1167 candidatures traitées
1148 candidatures validées par les ARS
Les établissements de santé ont jusqu'au 18 novembre 2026 pour déposer l'atteinte des objectifs.
🎯2.2. CERT Santé : anticiper, détecter, accompagner
En 2025, le CERT Santé a poursuivi le développement de ses activités de prévention et renforcer sa coopération avec l’ANSSI.
Le CERT Santé constitue le bras opérationnel de veille et d’alerte vis-à-vis des menaces de cybersécurité et d’accompagnement en cas d’incident pour les établissements.
L’Observatoire des incidents de cybersécurité, publié sur la base des données 2024, met en lumière des signaux encourageants : l’écosystème gagne en maturité, les déclarations progressent et les capacités de réaction s’améliorent.
Si la menace demeure élevée et évolutive, plusieurs tendances se dégagent :
- meilleure détection des incidents ;
- réactivité accrue des établissements ;
- coordination renforcée entre acteurs régionaux et nationaux.
Le CERT Santé a poursuivi son action autour de trois axes :
- diffusion d’alertes ciblées en particulier concernant les fuites d’identifiants ;
- accompagnement technique des établissements victimes d’incidents ;
- échanges sur l’état de la menace, sensibilisation et partage de bonnes pratiques.
En 2025, la cybersécurité en santé ne se limite plus à la gestion de crise : elle s’inscrit dans une démarche collective de prévention, de partage de retours d’expérience et d’amélioration continue.
Le CERT Santé en quelques chiffres
764 incidents déclarés en 2025 (606 structures ont déclaré au moins un incident)
71 interventions en appui technique délivrées
582 structures alertées concernant des vulnérabilités exposées ou des d’identifiants compromis
14 interventions lors d’événements régionaux et nationaux pour sensibiliser l’écosystème
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Simplifier et rendre lisible l'écosystème numérique
Un numérique lisible est un numérique utilisé.
La transformation numérique ne se mesure pas uniquement à la performance des outils ou à la richesse des référentiels.
Elle se mesure aussi à la capacité des acteurs à s’y repérer, à comprendre les services proposés et à les intégrer simplement dans leurs pratiques quotidiennes.
En 2025, l’Agence du Numérique en Santé a fait de la simplification un axe prioritaire de son action.
Dans un écosystème dense, l’enjeu est clair : réduire la complexité sans affaiblir l’exigence, et proposer des services compréhensibles, cohérents et directement mobilisables par les professionnels.
3.1. Identité numérique : fiabilité, simplicité et confiance
L’identité numérique constitue un socle indispensable du numérique en santé.
Elle conditionne un accès sécurisé aux données de santé des patients, dans l’ensemble des services numériques utilisés par les professionnels.
En 2025, l’ANS a poursuivi ses efforts pour renforcer à la fois la fiabilité des dispositifs et la fluidité des parcours utilisateurs.
3.2. Référentiels nationaux : des fondations solides au service des parcours
Souvent invisibles, parfois perçus comme techniques, les référentiels nationaux constituent pourtant le socle de la maison du numérique en santé. En 2025, l’ANS a franchi des étapes décisives pour faire de ces référentiels des outils indispensable et exploitables par les acteurs de terrain.
ROR, FINESS : des référentiels au service des usages
Le Répertoire Opérationnel des Ressources (ROR) et le référentiel FINESS poursuivent leur montée en qualité et en performance :
- fiabilisation des données ;
- amélioration des performances techniques ;
- interconnexion accrue avec les SI hospitaliers et médico-sociaux.
Ces évolutions permettent une meilleure identification des patients, une orientation plus efficace dans les parcours et une fiabilisation des échanges entre les acteurs.
En 2025, l’ANS a posé des jalons essentiels pour rendre le numérique en santé plus compréhensible et plus opérationnel.
Identité numérique, référentiels, logique de services : ces leviers concourent à un même objectif.
Car un numérique compris est un numérique utilisé.
Et un numérique utilisé est un numérique qui transforme réellement les pratiques.
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Mieux accompagner les acteurs du numérique en santé
En 2025, l’accompagnement des acteurs du numérique en santé devient un levier stratégique à part entière.
Face à la montée en charge des usages, à la diversité des contextes et à la complexité croissante des projets, l’ANS a fait évoluer son approche: l’accompagnement devient pleinement écosystémique.
Cette évolution repose sur une conviction forte : la réussite des politiques publiques du numérique en santé dépend de la capacité des acteurs à avancer ensemble, dans un cadre clair, partagé et sécurisé.
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Une relation renforcée avec les entreprises du numérique en santé : qualité, lisibilité, prévisibilité
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Pour les établissements médico-sociaux : un secteur pleinement embarqué dans la transformation numérique
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Établissements : un accompagnement organisé et opérationnel
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🩺 Pour les professionnels de santé : un numérique plus fluide, plus intégré, plus utile
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🌍Pour les territoires : collaborer et rendre visible l'offre numérique
Les entreprises du numérique en santé (ENS) sont des partenaires essentiels de la transformation du système de santé. Elles conçoivent, développent et déploient les solutions qui rendent concrètes les orientations publiques.
En 2025, l’ANS a poursuivi et renforcé les travaux engagés les années précédentes afin d’accroître la lisibilité des dispositifs, d’améliorer la prévisibilité des attentes et de soutenir la montée en qualité logicielle. L’objectif est clair : passer d’interactions ponctuelles à une relation structurée, régulière et fondée sur la transparence.
Cet accompagnement s’est traduit par :
- 4 comités ENS avec les représentants de fédérations, permettant de partager les feuilles de route, les priorités nationales et les échéances réglementaires ;
- 13 sessions collectives (PSC, interopérabilité, MSS, DMN/télésanté, etc) favorisant un dialogue opérationnel avec les experts, 20 rencontres de jeunes entreprises, 4 rencontres d'écosystèmes innovants, 2 meetups NLP co-organisé avec INRIA réunissant une communauté publique privée autour du traitement automatique du langage en santé et avec la sélection de 6 entreprises pour présenter des cas d'usage, 13 bilatérales avec les fédérations, 11 newsletters innov'ANS ;
- pour le Ségur, ce sont 56 webinaires et AMA (Ask Me Anything) organisés, dont 47 sur le référencement Ségur, et 9 liés au financement, avec près de 1 000 participants ;
- une amélioration continue du support aux éditeurs, avec des circuits de réponse clarifiés, plus de 1000 tickets traités ;
- 12 services pour les entreprises du numérique en santé sur l'espace authentifié (nouvelles rubrique Mon espace opérateur MSSanté, newsletters, service PiANO, personnalisation des informations, recours gracieux référencement Ségur, etc.) ;
- La page Linkedin "engagé pour la e-santé" qui a fêté ses 1 an avec des communications et actualités dédiées aux entreprises.
Cette dynamique permet aux entreprises du numérique en santé d’anticiper, de mieux planifier leurs développements et de s’inscrire dans une trajectoire collective plus stable.
Elle contribue également à renforcer la confiance des établissements et des professionnels, en garantissant un cadre commun plus stable et des exigences partagées.
En 2025, l’accompagnement des entreprises ne relève plus uniquement de la conformité : il devient un levier de qualité collective au service des usages.
En 2025, l’accompagnement du secteur social et médico-social se poursuit.
L’ANS, en coordination avec les ARS et les entreprises du numérique en santé, a notamment permis :
- une hausse du nombre d’ESSMS engagés dans le dispositif Ségur ;
- une progression des mises en service effectives ;
- une montée en compétence des structures sur les services socles (INS, messagerie sécurisée, identité numérique).
Les ateliers dédiés et les actions de sensibilisation ont favorisé une appropriation plus rapide des outils numériques, en particulier dans les structures les moins dotées en ressources techniques.
Le lancement du Cercle des experts du médico-social complète ce dispositif : un espace national d’échange pour partager les retours d’expérience, identifier les freins opérationnels et diffuser des solutions adaptées aux réalités du terrain.
En 2025, le médico-social s’inscrit plus durablement dans les parcours numériques de santé, en articulation renforcée avec le secteur sanitaire.
En 2025, l’accompagnement des établissements de santé s'organise autour d’un principe simple : coordonner le cadre national et l’action de terrain.
En lien avec les ARS, les GRADeS et les fédérations hospitalières, l’ANS a permis :
- une meilleure anticipation des migrations logicielles ;
- des calendriers de déploiement plus réalistes ;
- un suivi renforcé des usages Ségur (DMP, MSS, DPI) ;
- des plans d’accompagnement ciblés en cas de rupture d’usage.
L’alignement progressif entre établissements, relais régionaux et éditeurs réduit les points de blocage et sécurise les déploiements.
Le lancement du Cercle des établissements de santé en 2025 complète ce dispositif : un espace national de dialogue pour partager les retours d’expérience et identifier rapidement les leviers d’accélération.
En 2025, l’accompagnement hospitalier gagne en lisibilité, en coordination et en efficacité.
L’ANS a poursuivi son travail aux côtés des professionnels de santé pour :
- accompagner les métiers encore peu dotés, comme les paramédicaux ou la médecine préventive ;
- développer une offre de formation continue, notamment autour de la sécurité numérique et de la qualité des données ;
- intégrer les retours d’expérience dans l’évolution des logiciels référencés, en lien étroit avec les éditeurs et les fédérations.
L’enjeu : garantir que chaque professionnel de santé puisse s’appuyer sur des outils fiables, simples et utiles dans sa pratique quotidienne.
En 2025, l’ANS a renforcé ses liens avec les Agences régionales de santé (ARS), les GRADeS et les acteurs de terrain, pour offrir plus de visibilité sur l’offre numérique. Ce travail de structuration vise à renforcer la facilité d’accès aux outils numériques sur l’ensemble du territoire, dans un esprit de transparence.
L’animation territoriale reste un levier fondamental du déploiement. L’ANS a appuyé cette dynamique par la mise à disposition de supports communs, d’espaces de dialogue et de communautés de pratiques, outils d’analyses et de suivi, kits de communication ou de vulgarisation, session de formations, etc. Cette offre est le fruit d’un réel travail collaboratif avec les territoires.
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🔭L'ANS en action : se transformer de l'intérieur pour mieux servir
En 2025, 233 collaborateurs en moyenne ont contribué à la vie et aux projets de l’agence : 105 femmes et 122 hommes. La répartition par genre reste stable.
Côté recrutement, 29 nouveaux collaborateurs ont rejoint l’ANS cette année, auxquels s’ajoutent 4 titularisations complémentaires.
5.1. Une Agence lisible, performante, utile
L’arrivée du nouveau Directeur général en fin d'année marque une étape importante pour l’ANS. Dès lors, un travail de fond a été engagé sur la lisibilité de l’action de l’Agence, son organisation interne et ses modes de fonctionnement.
Cette dynamique vise plusieurs objectifs complémentaires :
- clarifier les priorités et les trajectoires ;
- renforcer la cohérence entre les missions stratégiques et l’action opérationnelle ;
- améliorer la capacité de pilotage et de coordination ;
- consolider la relation avec les partenaires institutionnels et les acteurs de terrain.
L’ANS affirme ainsi un positionnement renforcé pour 2026 : une Agence en mouvement, capable de conjuguer expertise, satisfaction client et sens du service public.
Cette évolution s’inscrit dans une logique de performance durable, fondée sur la qualité de service rendu, la fiabilité des dispositifs portés et la capacité à accompagner nos clients dans les transformations du système de santé.
5.2. Investir dans les équipes : une priorité pour l'Agence
La transformation de l’ANS passe avant tout par ses équipes.
En 2025, l’Agence a poursuivi ses efforts pour offrir un cadre de travail plus serein, fluide et collaboratif, en cohérence avec l’intensité des missions portées.
Plusieurs leviers ont été mobilisés :
- recrutements ciblés pour renforcer les compétences clés ;
- actions de formation adaptées à l’évolution des métiers et des enjeux ;
- modernisation des outils de travail pour faciliter le pilotage ;
- poursuite des animations et évènements internes favorisant les échanges et le collectif.
Ces actions traduisent une volonté claire : permettre aux équipes de se concentrer sur l’essentiel, de gagner en efficacité et de travailler dans un environnement propice à l’engagement et à la qualité du service rendu.
Au-delà des moyens, 2025 marque également une attention accrue portée au dialogue interne, à la transversalité et au partage des pratiques, indispensables pour accompagner une Agence en pleine évolution.
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📢 Communication : rendre le numérique en santé lisible, vivant et proche des acteurs
En 2025, la communication de l’ANS s’est pleinement inscrite au service des priorités stratégiques de l’Agence : accélérer les usages, sécuriser les parcours et simplifier l’écosystème numérique en santé.
Son ambition : rendre les dispositifs compréhensibles, concrets et utiles pour l’ensemble des acteurs.
Des campagnes éditoriales structurantes pour une présence digitale en forte progression
Deux campagnes thématiques ont marqué l’année :
- “Le dimanche, c’est réflexe cyber”, en octobre, pour installer une culture partagée de la cybersécurité dans l’écosystème ;
- une campagne marque employeur, sur six semaines, valorisant les métiers et l’engagement interne de l’Agence.
Ces formats récurrents renforcent la lisibilité des messages et l’incarnation de l’action publique.
Une stratégie multicanale maîtrisée :
- X (35 000 abonnés) : maintien d’une présence institutionnelle, dans un contexte de moindre dynamique du réseau.
- YouTube : 2 607 abonnés, 100 000 vues, 632 000 impressions, avec une forte audience des webinaires et des contenus liés à l’INS et à l’éthique.
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Conclusion et perspectives 2026 : ancrer, aligner, accélérer
À l’aube de 2026, les enjeux restent majeurs : poursuivre la montée en maturité, renforcer la confiance, accompagner les transformations à l’échelle des territoires et préparer les prochaines évolutions technologiques, dans un cadre maîtrisé et éthique.
Ancrer
ce que nous avons construit.
Aligner
nos actions avec nos partenaires et entre nous.
Accélérer
là où l'impact des pouvoirs publics est le plus nécessaire.
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Volet financier
Nos résultats comptables