iSC

Répertoire des Entreprises du Numérique en Santé et Industriel Santé Connect

Domaine

Services socles

Thématique

Identité

🎯 Finalités et périmètre

La finalité du fournisseur d’identité industriels Santé Connect est de faciliter et de simplifier
l’accès aux services de l’ANS pour les entreprises du numérique en santé. Les industriels s’enregistrent une seule fois dans une démarche de simplification “dites-le nous une seule fois”.

Zoom sur :

iSC

Le fournisseur d’identité Industriels Santé Connect (iSC) est un fournisseur d’identité de personnes physique travaillant pour une ENS. Les informations fournies à l’inscription sont validées par des procédures automatisées (PVID, validation de l’identité de l’entreprise,…) qui assure un enrôlement sécurisé.

En tant que fournisseur d’identité, iSC offre à ses utilisateurs une authentification forte à 2 facteurs et une fonction de Single Sign On (SSO), leur permettant de se connecter de façon sécurisée aux différents services de l’ANS et plus tard aux services des organisations qui utiliseront iSC sans avoir à se réauthentifier.

Les services ANS raccordés à iSC sont : l'espace authentifié du Portail Industriels, la plateforme Convergence, Ecoscore, l'observatoire de la e-santé, la plateforme Statistiques Pro Santé Connect, l'outil de test de conformité au référentiel MSSanté #2, l'espace de test d’interopérabilité des SIS et depuis septembre 2025 le Serveur Multi-Terminologies (SMT).

Au 30 octobre 2025, 1 515 ENS sont inscrites et 4 511 utilisateurs sont actifs sur iSC, soit 256
ENS et 921 utilisateurs inscrits depuis janvier 2025.

🗓️ Eléments de calendrier

Pas d’évolutions prévues en 2026

Partenaires

Interopérabilité

Domaines

Règles socles

Thématique

Interopérabilité

Partenaires

🎯Finalités et périmètre

Les services numériques proposés par les acteurs publics et privés s’appuient sur des données médicales et administratives de différentes sources. Ces données sont échangées entre plusieurs systèmes avant d’être consolidées et exploitées par les services numériques.

L’interopérabilité de ces systèmes est cruciale pour que les données soient de qualité et qu’elles ne soient pas dégradées. C’est la garantie que le meilleur service soit apporté aux patients et aux professionnels de santé.

Enfin, un environnement national constitué de solutions interopérables et s’appuyant sur des standards contrôlés favorise et accélère le déploiement de nouveaux produits innovants. Cet espace interopérable de données de santé est garanti par 3 briques fondamentales :

  1. le Cadre d’Interopérabilité des Systèmes d’Information de Santé (CI-SIS) et le Guide d’Interopérabilité Hospitalier, 
  2. le Centre de Gestion des Terminologies de Santé (CGTS) ,
  3. l’espace de tests d’interopérabilité des Systèmes d’Information des Santé.

Contexte

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Espace Européen des Données de Santé (EEDS), plusieurs initiatives européennes ont été développées pour définir les fondations techniques de l’interopérabilité des systèmes de santé à l’échelle de l’Union européenne. Parmi elles, les projets Data Space for Primary Use Extended EHR@EU (Xt-EHR) et Second Joint Action Towards the European Health Data Space (THEDAS 2), ainsi que l’infrastructure MaSanté@UE et ses services associés jouent un rôle central.

Le règlement européen prévoit que tous les systèmes gérant des dossiers médicaux électroniques devront supporter le format European Electronic Health Record exchange Format (EHRxF) pour échanger des données de santé dans l’espace européen. 
Le standard FHIR sera le standard socle pour les catégories de données en santé suivantes : Résumés des dossiers de patients, Prescriptions électroniques, Dispensations électroniques, Examen d'imagerie médicales et comptes rendus d'imagerie médicale, Résultats d'examens médicaux y compris les résultats de laboratoire, Rapports de sortie d'hôpital.
Le standard DICOM sera le standard utilisé pour l’échange des images médicales.
Ce format européen va influencer la stratégie nationale et les briques fondamentales (voir ci-dessous).  L’ANS accompagnera les acteurs de la e-santé dans la compréhension, l'appropriation et la mise en œuvre du règlement EEDS. 

L'espace interopérable de données de santé est garanti par 3 briques fondamentales :

Le Cadre d’Interopérabilité des Systèmes d’Information de Santé (CI-SIS) et le Guide d’Interopérabilité Hospitalier 

Le Centre de Gestion des Terminologies de Santé (CGTS)

L’espace de tests d’interopérabilité des Systèmes d’Information des Santé

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Le CI-SIS

Qu'est-ce que le CI-SIS ?

Le Cadre d’Interopérabilité des Systèmes d’Information de Santé (CI-SIS) définit les standards et les règles d’interopérabilité nationale pour tous les logiciels des professionnels de santé. Le CI-SIS est élaboré sous la responsabilité de l’Agence du Numérique en Santé (ANS). Il repose sur des standards internationaux (DICOM, HL7 CDA, HL7 FHIR) et des profils d’intégration IHE. Il est composé de volets de spécifications organisés en 3 couches :

  • la couche métier spécifie le contenu des différents types documents échangés (compte-rendu d’examens de biologie médicale, synthèse médicale …) ;
  • la couche service spécifie des services pour échanger des documents et accéder à des APIs métiers de haut niveau (partage de documents de santé, gestion du cercle de soins …) ;
  • la couche transport spécifie le transport de données (transport synchrone client lourd pour les services en santé, transport synchrone pour API REST …).

Les règles de choix des guides d’implémentation, des profils et des standards sont définies au sein de la gouvernance de l’interopérabilité. Éventuellement, un livrable dédié au choix est produit par l’ANS si le cas d’usage le nécessite.

Les volets du CI-SIS sont construits à partir de cas d’usage et couvrent les aspects techniques et sémantiques de l’intégration. Le CI-SIS est contrôlé par une doctrine qui fixe les principes d’élaboration et une gouvernance qui précise les interactions avec l’écosystème, notamment sur l’élaboration de nouveaux volets. Les volets du CI-SIS sont orientés sur l’interopérabilité au niveau national et européen. Ils sont complétés par les publications d’IHE France et HL7 France.

La doctrine du CI-SIS

La doctrine du CI-SIS a pour objectif de donner un cadre de gouvernance assurant la transparence, la co-construction et la concertation du CI-SIS. 

Elle fixe les règles de gouvernance (comitologie), les orientations en termes de normes et standards, et les règles d’évolution du CI-SIS (expressions de besoins, change proposal…). Après une importante évolution et une première année de mise en œuvre en 2025, l’année 2026 sera consacrée à un premier bilan. 

Orientation 2026

L'orientation européenne constitue le cadre directeur de la stratégie nationale d'interopérabilité. Pour les catégories prioritaires des données de santé, les spécifications du format européen seront produites en FHIR. Elles feront l'objet d'une localisation afin d'intégrer les référentiels nationaux et les contraintes réglementaires : Identité Nationale de Santé (INS), le Répertoire Partagé des Professionnels de Santé (RPPS).
A terme, l'ensemble des volets du Cadre d'Interopérabilité des Systèmes d'Information de Santé (CI-SIS) seront basés sur le standard FHIR, garantissant ainsi une conformité pleine et entière avec le format européen.
Une phase transitoire d'accompagnement sera mise en œuvre afin de faciliter l'appropriation progressive de ce nouveau standard par les éditeurs de solutions et les acteurs du secteur.
Une deuxième orientation des activités 2026 sera dédiée à l’accompagnement :

  • des Entreprises du Numérique en Santé sur les évolutions du CI-SIS dans le cadre des projets nationaux (déploiement Ségur, imagerie, biologie,….); 
  • de la Direction Générale du Travail pour les évolutions du Dossier Médical Santé au Travail (DMST), 
  • de la DNS pour le projet LaboéSI : construction du modèle des données utilisées dans les Cerfa relatifs aux maladies à signalement obligatoire (MSO);
  • des projets nationaux confiés à l’ANS : Annuaire (RPPS, FINESS, …), SAS (Service d’Accès aux Soins), ROR (Répertoire national de l'Offre et des Ressources), projets du domaine médico-social (Viatrajectoire), PSIG (Portail des Signalements);
  • de la prise en compte des besoins d’interopérabilité comme par exemple en termes d’usage secondaire de données de santé (Entrepôts de données de santé,…) ou encore de téléexpertise.

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L'IHE France et HL7 France

Qu'est-ce que lHE France et HL7 France ?

L’association Interop’Santé (IS) est l’affilié français d’HL7 international et d’IHE international. Les adhérents de l’association sont des ENS, des établissements sanitaires, des organisations institutionnelles et des consultants. L’association a été créée il y a plus de 30 ans. En tant qu’affiliée d’HL7 International et d’IHE International, elle fait la promotion des standards d’interopérabilité et des profils IHE, et réalise les adaptations pour la France. IS développe et maintient 2 standards français : HPRIM XML et PN13-IS. Interop’Santé publie régulièrement des livres blancs et des extensions françaises de profils IHE. IS a publié en 2020 le Guide d’Interopérabilité Hospitalier est un document qui précise les standards et les profils IHE à mettre en œuvre dans les SI des établissements sanitaires. Interop’Santé et l’ANS travaillent en étroite collaboration notamment sur les Guides d’Implémentation FHIR du CI-SIS.

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LE CGTS

Qu'est-ce que le CGTS ?

Le Centre de Gestion des Terminologies de Santé (CGTS) est chargé de publier les différentes ressources sémantiques (terminologies, jeux de valeurs, alignements) utilisées par les professionnels de santé et du médico-social en France. Le CGTS centralise l’hébergement et la gestion des terminologies. Le CGTS diffuse les ressources sémantiques via un point de sortie unique et institutionnel : le Serveur Muti-Terminologie de l’ANS (SMT). L’ANS est responsable du CGTS. L’ANS est le centre de maintenance et de distribution national (NRC – National Release Center) français de SNOMED International. L’ANS est également Centre Collaborateur français de l’Organisation Mondiale de la Santé (ccOMS), centre de compétence et de traduction de la LOINC et centre pour la publication du RUIM – Référentiel Unique d’Interopérabilité du Médicament.

Orientations 2026

Dans le cadre du règlement EEDS et du Ségur du numérique, les orientations 2026 pour les
terminologies de santé concerneront :

Loinc et ses jeux de valeurs

(terminologie des observations, constantes,, analyses de biologie médicale, et actes d’imagerie)
La terminologie Loinc et ses jeux de valeurs sont actualisés tous les 6 mois en se basant sur la version internationale.
Le jeu de valeurs “circuit de la biologie” poursuivra ses évolutions notamment pour compléter
les critères de comparabilité des analyses de biologie médicale.

Snomed CT

 (terminologie clinique)

L’édition internationale de la terminologie Snomed CT est publiée tous les mois sur le SMT.
L’extension nationale française de la Snomed CT est publiée une fois par an au mois de juin. Les travaux de traduction se poursuivront. L’usage de cette terminologie nécessite une licence
distribuée via le SMT.

RUIM: Référentiel Unique d’Interopérabilité du Médicament

Le RUIM est publié mensuellement sur le SMT en format standardisé RDF/OWL. L’année 2026 sera consacrée à des évolutions majeures dont l’intégration des médicaments virtuels afin depermettre la prescription en dénomination commune.

CIM-11

Classification Internationale des Maladies - 11ème révision
Le cadrage et les travaux afin de faciliter le déploiement de la CIM-11 se poursuivront. Dans le
cadre du Centre Collaborateurs OMS France, l’ANS poursuivra les travaux d’alignements automatiques entre les CIM-10 et 11.

Terminologies du domaine médico-social

Les terminologies du domaine médico-social seront publiées sur le SMT afin de faciliter leur
intégration par les éditeurs.

Publication de la CCAM descriptive à usage PMSI dans le SMT

Publication de la CIF pour les cas d’usage du médico-social

Exemple: codage de la grille AGGIR

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Le SMT

Qu'est-ce que le SMT ?

L’ANS met à la disposition des acteurs de l’écosystème du numérique en santé un Serveur Multi-Terminologies (SMT), qui centralise et distribue toutes les terminologies gérées par le CGTS. Le SMT permet d'accéder facilement et rapidement aux ressources nécessaires pour assurer l'interopérabilité sémantique de leurs solutions. Les différents types de ressources (dictionnaires, taxonomies, thésaurus, terminologies et ontologies) sont accessibles via des API standardisées (FHIR) et des requêtes d’interrogation SPARQL (SPARQL Protocol and RDF Query Language) sous formats standardisés : ressources FHIR (CodeSystem, ValueSet, ConceptMap) ou fichier RDF/OWL.

Orientations 2026

Dans le cadre de la mise en place du règlement européen, le SMT héberge les terminologies traduites nécessaires aux échanges de documents de santé entre pays européens.
Le SMT sera connecté à Sesali (NCPeH français) afin de permettre d’utiliser les terminologies disponibles sur le SMT. Une première étape sera franchie en 2026 avec la mise à disposition du RUIM pour la dispensation médicamenteuse européenne.
Dans le cadre du Ségur du numérique (couloirs médecine de ville et biologie), le SMT devient le point de diffusion des ressources Loinc françaises (JdV circuit de la biologie, ) en remplacement de l’ancien portail BioLoinc.
Le SMT va bénéficier d’évolutions: amélioration du moteur de recherche et de l’affichage des terminologies, intégration des outils de traduction automatiques par intelligence artificielle, évolutions des interfaces FHIR.
Au projectathon ANS 2026, des tests de connexion interfaces FHIR du SMT (FHIR Terminology Service) seront proposés aux ENS.

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L'espace de tests d'interopérabilité

Qu'est-ce que l'espace de tests d'interopérabilité des SIS ?

L’espace de test d’interopérabilité est une plateforme en ligne qui permet aux établissements de santé et aux éditeurs de logiciels de vérifier la conformité de leurs produits avec le CI-SIS et des spécifications d’interopérabilité d’organisations partenaires. L’espace de test propose des outils de tests et des simulateurs en libre-service. L’espace de test d’interopérabilité est aussi utilisé par les différents programmes nationaux de certification (Ségur, certification des DMN). L’espace de test d’interopérabilité est aussi utilisé par l’ANS pour organiser les projectathons qui permettent aux éditeurs des tester leurs produits entre eux.

Orientation 2026

Dans le cadre du règlement européen, la conformité repose sur le principe de l'auto-évaluation.
Afin d'anticiper les exigences réglementaires à venir, des travaux de conception relatifs à l'espace de tests d'interopérabilité seront engagés. Dans ce cadre, il est prévu de déployer les outils fournis par la Commission européenne. Ces initiatives, conjuguées à la poursuite des travaux portant sur les tests FHIR ainsi que sur les mécanismes d'auto-évaluation, permettront d'assurer une préparation optimale en vue de l'entrée en vigueur du règlement.
L’espace de test d’interopérabilité reste aussi utilisé par les différents programmes nationaux de certification (Ségur V2, etc.). L’espace de test d’interopérabilité est aussi utilisé par l’ANS pourorganiser les projectathons qui permettent aux éditeurs de tester leurs produits entre eux.

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Les projectathons

Qu'est-ce que les projectathons ?

Un projectathon est une session de tests d’interopérabilité dédiées aux projets nationaux. Les participants testent la conformité de leurs applications aux référentiels d’interopérabilité du projet. Les participants se réunissent sur plusieurs jours et testent leurs produits avec d’autres produits. L’espace de test d’interopérabilité organise la session en proposant des scénarios de test et en traçant les résultats. La participation à un projectathon est une démarche volontaire qui permet aux développeurs de tester leurs produits en conditions réelles. C’est aussi un lieu unique pour que les développeurs puissent se rencontrer et résoudre leurs problèmes d’interopérabilité ensemble. Les projectathons sont les pièces indispensables pour améliorer l’interopérabilité des systèmes en France. L’ANS organise régulièrement des projectathons nationaux.

Orientation 2026

Le Projectathon 2026 aura pour ambition de mobiliser et d’accompagner les nouveaux acteurs autour des enjeux du Ségur numérique, tout en adressant les problématiques liées à la consommation des terminologies et à l’implémentation de FHIR. Entièrement organisé à distance, cet événement s’adresse à la fois auxéditeurs de logiciels à destination des “paramédicaux/ sages-femmes”, ainsi qu’aux éditeurs souhaitant initier ou renforcer leur engagement dans l’adoption de FHIR.

⚖️ Cadre réglementaire

🗓️ Eléments de calendrier

S2 2025

Mise à jour en septembre 2025

2026

Actions d’accompagnement : DGT, LABOeSI, projectathon, Ségur V2, FHIR
Publication de la demande de téléradiologie
Travaux sur le FHIR mapping language (CDA/FHIR)
MOS sous la forme d’un guide d’implémentaion
Passage sous forme de guide d’implémentation des volets :
- Traçabilité d’événements
- Traçabilité des DMI
- Notification d'événements
Localisation des formats européens
- ePrescription/eDispensation
- Discharge Report
- Imaging Report
- Laboratory Report
- Patient Summay
Outillage de tests :
- FHIR
- auto-certification
Alignements CIM10 – CIM-11
Publication des jeux de valeurs du FINESS sur le Serveur Multi-Terminologies
Evolution du SMT pour visualisation du RUIM et des JdV Loinc

Pro Santé Connect et IGC Santé

Domaine

Services socles

Thématique

Identité

🎯Finalités et périmètre

Pro Santé Connect (PSC) est le fédérateur d’identité de référence des professionnels des secteurs sanitaire, médico-social et social. Mis en œuvre par l’Agence du Numérique en Santé (ANS), il offre une authentification simple, unifiée et sécurisée basée sur le standard OpenID Connect. 

Depuis 2025, son usage généralisé aux services numériques en santé, conformément à la PGSSI-S, a permis d’ancrer un cadre commun de confiance et d’interopérabilité dans tout l’écosystème de la e-santé.
En 2026, l’ambition s’élargit avec le déploiement complet de l’Espace de Confiance Pro Santé Connect, environnement sécurisé permettant aux services numériques d’échanger via des API certifiées.

Cet espace de confiance facilitera l’accès aux services socles comme le dossier médical de Mon espace santé (DMP), le téléservice INSi ou l’Ordonnance Numérique, et à terme à l’ensemble des téléservices de l’Assurance Maladie. Il incarne la vision d’un écosystème ouvert, interopérable et souverain, fondé sur une authentification unique des professionnels.

Pro Santé Connect et IGC Santé

L’année 2026 verra également l’ouverture de Pro Santé Connect à de nouveaux moyens d’identification électronique, tels que les clés ou cartes FIDO, déjà disponibles en pilote, afin de renforcer l’usage de l’authentification forte dans tous les contextes d’exercice, y compris en mobilité. Les établissements de santé, dotés d’une gestion des identités et des accès sécurisés, pourront être habilités par l’ANS comme fournisseurs d’identité de Pro Santé Connect, marquant une étape vers une gouvernance distribuée et maîtrisée de l’identité numérique en santé, au-delà de l’expérimentation actuelle menée dans le cadre du projet HospiConnect. 

Pro Santé Identité a vocation à devenir l'unique point d'entrée des professionnels pour gérer leur identité numérique sectorielle santé et leurs moyens d'identification électronique (MIE) compatibles avec Pro Santé Connect. Tous les professionnels accédant aux services numériques en santé pourront être enregistrés dans les répertoires nationaux afin de leur garantir la maîtrise de leur identité numérique et la traçabilité des accès.

Pro Santé Identité permettra de vérifier l'identité des professionnels dans le Répertoire National d'Identité des Personnes Physiques (RNIPP), de faire le lien avec les données sectorielles du RPPS pour les professionnels concernés (diplôme, autorisation d'exercice, situations d’exercice...) ainsi que de gérer l'enrôlement des moyens d'identification électronique associés à Pro Santé Connect (e-CPS, cartes ANS, clés de sécurité FIDO ...) avec un niveau de garantie convergent vers le niveau eIDAS substantiel (par exemple à l'aide du portefeuille d'identité numérique Européen - EUDI Wallet - France Identité).
Pro Santé Identité permettra également la commande et la gestion des cartes ANS, selon éligibilité, en intégrant les fonctionnalités de l’application MaCarte (commande de carte, déclaration de perte, changement de code PIN …).

Pro Santé Identité sera accessible en cible via une application web ou mobile, par les professionnels eux-mêmes, par les gestionnaires des autorités d'enregistrement du RPPS (Ordres, ARS, structure d'exercice), ainsi que de manière automatisée par API, par exemple pour les établissements souhaitant automatiser la gestion des identités avec une solution d'IAM. 

France Identité (portefeuille d’identité numérique Européen - EUDI Wallet - pour les citoyens français) viendra renforcer ce dispositif en permettant de sécuriser l’activation de la e-CPS et des autres MIE compatibles avec Pro Santé Connect, afin les rendre progressivement conformes au niveau eIDAS substantiel.

À travers cette trajectoire, l’ambition est claire : faire de Pro Santé Connect le pivot pour l’accès à un espace de confiance interopérable, aux niveaux national et européen, garantissant la sécurité, la fluidité et la souveraineté des échanges de données de santé. 

Après la consolidation des usages en 2025, 2026 porte la pleine réalisation d’une identité numérique sectorielle de confiance, au service des professionnels, des établissements et de la transformation du système de santé.

⚖️ Cadre réglementaire

🗓️ Eléments de calendrier

T1 2026

-Mise à jour réglementaire (Arrêté Pro Santé Connect du 4 avril 2022)

-L’application mobile e-CPS proposera un niveau supérieure de garantie de l’authentification dérivé de France Identité Numérique

T2 2026

-Ouverture de l’API du service Pro Santé Identité permettant de gérer l’identité sectorielle et les MIE associés pour les ES contractants

-Ouverture du Guichet permettant à des établissements de santé de devenir fournisseurs d'identité de Pro Santé Connect

-Ouverture du Guichet permettant à des industriels des clefs de sécurité FIDO2 de référencer leurs produits dans Pro Santé Connect

S2 2026

Ouverture du Portail du service Pro Santé Identité permettant à chaque utilisateur du secteur de gérer son identité sectorielle et ses MIEs associés.

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IGC-Santé

Qu'est-ce que l'IGC-Santé ?

L'Infrastructure de Gestion de la Confiance du secteur santé-social français (IGC-Santé) est une infrastructure de gestion de clés cryptographiques (IGC) opérée par l'Agence du Numérique en Santé (ANS). Les certificats émis par l'ANS permettent d'identifier les personnes physiques et morales du secteur. Les certificats permettent aussi de signer des données et de sécuriser les transactions. L’ANS propose 4 offres de certificats logiciels :

  • certificat de personne morale Serveur ;
  • certificat de personne morale Organisation pour authentifier une personne ;
  • certificat de personne physique Professionnel ;
  • certificat de personne physique Professionnel de Santé (PS).

Ces certificats sont obligatoires pour accéder à des services numériques sensibles, par exemple pour alimenter le Dossier Médical Partagé (DMP) ou utiliser le téléservice INSi. Les certificats sont à commander auprès de l’IGC-Santé en fonction de leur usage : authentification d’un serveur, signature d’un document par un professionnel.

🗓️ Eléments de calendrier

T2 2026

Interface technique de renouvellement automatique des certificats serveurs (ACME)

Partenaires

Sécurité

Domaine

Règles socles

Thématique

Sécurité

🎯Finalités et périmètre

Diverses cyberattaques ayant touché des hôpitaux ont mis en exergue la lourde menace qui pèse sur les établissements du secteur de la santé, du médico-social et du social et plus largement sur notre système de santé, allant du vol de données à la demande de rançon avec une atteinte à l’image des établissements. Les établissements attaqués peuvent ensuite mettre plusieurs mois pour rétablir l’ensemble de leur système d’information à la suite d’une crise.

Pour faire face à cette menace grandissante qui touche de multiples secteurs, le rôle de l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (ENISA) a été renforcé et des réglementations couvrant différents volets de la cybersécurité apparaissent : NIS2, Cyber Resilience Act.

Cette réglementation européenne, qui s’applique à la plupart des acteurs de notre écosystème santé (directement ou par transposition nationale), est complétée par des réglementations nationales et des dispositifs de régulation sectorielle (PGSSI-S, certification HDS, etc.) mis en œuvre par la puissance publique.
Afin de garantir l’application de ces principes essentiels et d’accompagner au mieux l’écosystème dans leur appropriation, la puissance publique pilote des programmes ambitieux de renforcement de la cybersécurité des établissements de santé et des solutions logicielles, avec le programme CaRE (Cybersécurité accélération et Résilience des Établissements), le projet HospiConnect (sécurisation et simplification de l’identification électronique des professionnels en établissements) et le programme Ségur numérique (vague 2).
 

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La régulation en cybersécurité

La régulation en matière de cybersécurité se développe au niveau européen comme au niveau national et sectoriel avec de nombreuses réglementations dédiées à la sécurité des systèmes d’information ou intégrant en partie des principes de sécurité :

1.1. Régulation SSI européenne et nationale

Au sein du panorama des textes présentés plus haut, deux réglementations dédiées à la sécurité des SI amènent des évolutions très significatives pour le secteur santé :

  • La directive NIS2, en cours de transposition en France, va imposer des exigences de sécurité à un certain nombre d'entités (dites importantes ou essentielles), en fonction de leur appartenance à un secteur (par exemple les prestataires de soins) et de leur taille. Elle impose notamment aux établissements concernés de gérer les risques liés à leur SI et à leur chaîne d’approvisionnement. Elle fait suite, en la remplaçant, à la directive NIS, qui avait créé les Opérateurs de Services Essentiels (OSE).
     
  • Le règlement Cyber Resilience Act (CRA) vise à renforcer la cybersécurité de l’ensemble des produits sur le marché européen comportant des éléments numériques. Il concerne la plupart des fabricants et impose des exigences qui visent à garantir la résilience de leurs produits face aux cybermenaces. Les fournisseurs de services numériques sont notamment concernés. Le délai de mise en œuvre est variable selon les exigences.

D’autres réglementations portant sur des thématiques plus larges comportent également des exigences de sécurité des SI : Réglement de l’Espace Européen de de Données de Santé, AI Act, Loi de Programmation Militaire…
 

1.2. Régulation nationale SSI spécifique au secteur santé

La PGSSI-S

La Politique Générale de Sécurité des Systèmes d'Information de Santé (PGSSI-S) fixe un cadre pour protéger les informations personnelles et garantir la confiance des usagers du secteur de la santé, en cohérence avec la régulation en cybersécurité européenne et nationale.
Elle se compose notamment de référentiels publiés au Journal Officiel par arrêté  prévu par l’Article L.1470-5 qui définissent les règles applicables au secteur santé sur des thématiques spécifiques. 
Chacun des référentiels est le fruit de groupes de travail composés d’institutionnels, de représentants d’établissements, de professionnels de santé et d’industriels. 
La PGSSI-S joue aussi un rôle essentiel dans l'accompagnement des établissements de santé pour élaborer et mettre en œuvre leurs politiques de sécurité, à travers des guides pratiques proposant des recommandations sur les meilleures pratiques en matière de sécurité, facilitant ainsi l'application concrète des référentiels, et pouvant servir de matière première à la formation et sensibilisation.
Les référentiels d’identification électronique des usagers, des personnes morales et des personnes physiques des acteurs des secteurs sanitaires, médico-social et social donnent par exemple des règles et une feuille de route communes à l’ensemble de l’écosystème pour s’authentifier de façon sécurisée sur les services numériques en santé. 
Une nouvelle version de chacun de ces  référentiels sera publiée début 2026 (voir éléments de calendrier, ci-dessous).
Les principales évolutions soumises à la concertation sont les suivantes :
 

  • Référentiel d’identification électronique des personnes physiques des secteurs sanitaires, médico-social et social :
    Parmi les principales modifications envisagées, concernant notamment les moyens d’identification électronique autorisés pour les professionnels (personnes physiques), la notion de Moyen d’Identification Électronique de transition, telle que définie pour les professionnels (sans homologation) jusqu’au 01/01/2026 va disparaître.
    Il est néanmoins prévu que les moyens d’identification électronique autres que Pro Santé Connect fassent l’objet d’une attestation de conformité au référentiel avant le 31/12/2026. Cette attestation de conformité pourrait éventuellement comporter des réserves sur certaines exigences pour les fournisseurs d’identité concernés (exemple : synchronisation avec le RPPS, 2FA en local …), jusqu’au 31/12/2028.
    Les travaux à mener pour la mise en conformité des établissements pourront faire l’objet de financements dans le cadre du programme HospiConnect.
     

  • Référentiel d’identification électronique des usagers  :
    Sur la partie Usagers, la nouvelle version du référentiel prendra en compte le déploiement en cours de l’Appli Carte Vitale et de fournisseurs d’identité de niveau eIDAS substantiel ou élevé comme France Identité ou France Connect +.
    Compte tenu du niveau de déploiement de ces moyens d’identification électronique à fin 2025, la notion de MIE de transition pour les usagers, imposant déjà l’utilisation de moyens d’authentification à double facteurs, sera prolongée jusqu’au 31/12/2028. L’utilisation de France Connect (simple), avec ajout si nécessaire d’un 2e facteur d’authentification par le fournisseur de service sera donc toujours possible pour les 2 prochaines années (étant entendu que la majorité des fournisseurs d’identité de France Connect (simple) intègrent désormais nativement ce 2e facteur).

Les nouvelles versions des référentiels d’identification électronique Personnes Physiques et Usagers prennent en compte les exigences d’identification électronique du Règlement 2025/327 du 11 février 2025 relatif à l’Espace Européen des Données de Santé (article 16 Gestion de l’Identification) et du Règlement Espace Européen de Données de Santé et du Règlement 910/2014 du 23 juillet 2014 sur l’identification électronique et les services de confiance.

⚖️ Cadre réglementaire

  • Article L1470-5 : impose que les services numériques en santé soient conformes aux référentiels d'interopérabilité, de sécurité et d'éthique, afin de garantir l'échange, le partage et la confidentialité des données de santé personnelles.

🗓️ Eléments de calendrier

Décembre 2025

Mise en concertation de la nouvelle version du Référentiel d’Identification Electronique Personnes Physiques des acteurs du Secteur Sanitaire, Médico-social et Social et du Référentiel Identité Électronique des Usagers

T2 2026

Publication de la v2.0 du référentiel d’identification électronique

La certification HDS

La certification HDS (Hébergement de Données de Santé) a pour vocation de renforcer la protection des données de santé à caractère personnel et de construire un environnement de confiance autour de la e-Santé et du suivi des patients en France.
Les données de santé à caractère personnel sont des données sensibles.  Leur hébergement doit donc être réalisé dans des conditions de sécurité adaptées à leur criticité. La certification HDS définit les conditions de cet hébergement.
Elle est obligatoire pour toute personne :
 

  • qui héberge des données de santé à caractère personnel recueillies à l'occasion d'activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi social et médico-social;
  • pour le compte de personnes physiques ou morales à l'origine de la production ou du recueil de ces données;
  • ou pour le compte du patient lui-même.

La certification HDS est encadrée par plusieurs textes législatifs et réglementaires qui visent à assurer la sécurité et la confidentialité des données de santé. Ces textes sont principalement le Code de la santé publique et le RGPD. Pour obtenir cette certification, il est impératif que les hébergeurs respectent les exigences définies dans un référentiel de certification élaboré par l’Agence du numérique en santé en concertation avec les parties prenantes (hébergeurs de données de santé, représentants des ENS, fédérations d'établissements de santé...).

Le référentiel de certification HDS s'appuie également sur la norme ISO 27001 de management de la sécurité des SI complétée par des exigences spécifiques au numérique en santé notamment des exigences concourant à la souveraineté imposant un stockage des données de santé au sein de l’Espace Economique Européen et une totale transparence sur le risque d’accès aux données de santé en raison de lois extra européennes.

Comment obtenir la certification HDS ?
La certification HDS est délivrée par un organisme certificateur accrédité par le COFRAC. Le certificat est accordé pour une période de trois ans, avec un audit de surveillance réalisé chaque année.

Évolutions  2026
La loi 2024-449 dite Sécuriser et Réguler l’Espace Numérique (SREN), votée le 21 mai 2024 apporte, notamment dans son article 32, des modifications au Code de la santé publique :

  • désormais, la certification HDS devra être requise pour le tiers-archivage de données de santé quand bien même l’acteur est déjà agréé pour les archives publiques;
  • obligation de stocker les données dans l’UE,;
  • nouvelles stipulations dans le contrat conclu entre l’hébergeur et son client face aux risques de transfert de données à caractère personnel ou d’accès non autorisé à celles-ci.

Le référentiel HDS v2 du 26 avril 2024 contient déjà les précisions requises par SREN.

🗓️ Eléments de calendrier

16 mai 2026

Fin de la transition vers le référentiel v2, tous les hébergeurs doivent être certifiés selon la version 2 du référentiel de certification HDS

T1 2026

Publication du décret HDS prévu par la loi SREN

T4 2025

Saisine du Conseil d’Etat avec le projet de décret HDS prévu par la loi SREN
Notification du projet de décret à la Commission Européenne

2018

La certification HDS est rendue obligatoire pour les hébergeurs.

2

La cybersécurité au sein des grands programmes

2.1. Que sont les exigences SSI ?

Les exigences Sécurité des Systèmes d'Information (SSI) sont des exigences qui s’appliquent aux ENS (fournisseurs de services numériques en santé, éditeurs/fabricants de solutions). 

Elles  constituent des prérequis aux grands programmes mis en œuvre par la puissance publique (Ségur, téléconsultation, etc.). Elles sont essentielles pour protéger les données sensibles et garantir la confiance des usagers. Elles sont encadrées par des corpus documentaires tel que la PGSSI-S.

Ces exigences sont issues :

  • De réglementations nationales et/ou européennes (RGPD, HDS, PGSSI-S, NIS 2, CRA, eIDAS, EEDS, Téléconsultation, etc.),

  • Du constat d’un manque de maturité SSI sur certaines thématiques sensibles pouvant conduire à des incidents de sécurité (les retours d’expérience du CERT Santé sur les incidents traités mais aussi les retours terrain sont notamment précieux pour une démarche pragmatique).

Elaborées sur la base d’ateliers de travail avec les acteurs de l’écosystème (ANSSI, CNIL, Ministère, CNAM, ANS, ES, fédérations d’industriels, etc.), elles font l’objet de concertations avant leur publication.

Quelles sont les exigences SSI ?

Les exigences SSI peuvent se regrouper selon les grandes thématiques suivantes (liste non exhaustive) :

Confidentialité et Intégrité des données

Il est essentiel de garantir que seules les personnes autorisées peuvent accéder aux données de santé. De plus, il convient d’utiliser des mécanismes de chiffrement pour protéger les informations sensibles, tant pendant leur stockage que lors de leur transmission et leur communication entre professionnels de santé et usagers, par exemple (protocoles sécurisés tels que HTTPS).

Authentification et Gestion des Accès

Il est important de mettre en œuvre des systèmes d'identification électronique conformes au référentiel d’identification électronique  incluant l'authentification à deux facteurs pour renforcer la sécurité des accès. Par ailleurs, il est crucial de gérer rigoureusement les droits d'accès afin de prévenir toute divulgation non autorisée.

Plan de Continuité d'Activité

Il est nécessaire d'élaborer un plan pour assurer la continuité des services en cas d'incident majeur, tel qu'une cyberattaque. Ce plan doit inclure la mise en place de sauvegardes régulières et des procédures de récupération claires pour minimiser l'impact d'un tel événement.

Audit et Conformité

"Les solutions doivent être régulièrement auditées par pour vérifier leur conformité aux bonnes pratiques de sécurité. Dans certains cas, la réalisation d'un test d'intrusion par un prestataire d'audit qualifié (PASSI) est requise afin de vérifier qu'aucune vulnérabilité majeure  n'est présente dans l'application." (Vérification de la mise à jour et de la gestion des patchs pour corriger les vulnérabilités et s'adapter aux nouvelles menaces,...).

Conformité réglementaire

En complément de la conformité aux réglementations en vigueur comme le RGPD ou la certification HDS.

En perspective, il sera impératif de se conformer à des exigences plus spécifiques à la SSI comme le  Cyber Resilient Act (CRA) qui définit des règles de cybersécurité minimum pour les produits composés d’un ou plusieurs éléments numériques vendus sur le marché de l’UE, mise en conformité prévue pour octobre 2027.

Conclusion

Ces exigences SSI visent à créer un environnement sécurisé pour le traitement et le partage des données de santé, garantissant ainsi la protection des informations sensibles tout en favorisant la confiance dans les systèmes numériques utilisés dans le secteur de la santé.

2.2. Le programme CaRE

Le programme CaRE a pour objectif de renforcer la sécurité et la résilience des établissements de santé, ainsi que d’améliorer leur capacité à faire face à une cyberattaque. Co-piloté par la Délégation au numérique en santé (DNS) et l’Agence du Numérique en Santé (ANS), ce programme pluriannuel s’inscrit dans l’action 15 de l’axe 4 de la Feuille de route du numérique en santé 2023-2027.

Découvrez les axes du programme CaRE

Le programme se déploie en quatre axes :

Les deux premiers domaines ainsi qu’un appel à projets HospiConnect ont déjà été lancés.

Une large majorité des établissements éligibles au domaine 1 « Audits techniques – Annuaire technique & exposition sur internet » y ont candidaté. Les travaux menés dans le cadre de ce domaine ont résulté en une vaste amélioration de la sécurité de leurs annuaires et de leur exposition internet.  

Le deuxième domaine « Stratégie de continuité et de reprise d’activité » a été lancé en juillet 2025. Il vise à renforcer la résilience des établissements en s’appuyant sur la protection des sauvegardes de leurs données, l’élaboration et le test de leurs stratégies de continuité et de reprise d’activité.  

HospiConnect a pour ambition de permettre le déploiement en établissements de solutions et d'organisations permettant d'assurer une authentification fiable des professionnels de santé, conforme au Référentiel d'Identification Électronique de la PGSSI-S. Il a été lancé à travers un premier appel à projets mobilisant 15 lauréats. Fin 2025, HospiConnect a été généralisé à tous les établissements afin de sécuriser et simplifier l’authentification des professionnels, l’accès aux services socles (DMP, MSSanté) et la gestion des habilitations en articulation avec le programme HOP’EN 2.

Le secteur du médico-social est inclus dans le programme CaRE avec le lancement d’un appel à projets itératif visant à améliorer la sécurité de ces structures et de leur résilience tout en prenant en compte leur contexte spécifique et leurs différents niveaux de maturité.

Le troisième domaine du programme, dédié aux « Accès distants », sera lancé en 2026. Il a pour objectif la sécurisation des accès à distance du personnel des établissements ainsi que ceux des fournisseurs intervenant en télémaintenance.

D’autres domaines suivront, notamment le domaine Socle qui permettra aux établissements de maintenir le niveau acquis au travers des autres domaines et de poursuivre les efforts engagés.

⚖️ Cadre réglementaire

🗓️ Eléments de calendrier

T1 2026

Lancement du domaine "Sécurisation des accès distants"

T1 2026

Lancement de l’appel à projets « Parcours personnalisés » à destination du secteur médico-social

T1 2026

Construction du domaine « Postes de travail et détection » et du socle

Partenaires

Ethique

Domaine

Règles socles

Thématique

Ethique

🎯Finalités et périmètre

Qu'est-ce que l'éthique du numérique en santé ?

L'éthique du numérique en santé vise à éclairer les choix collectifs relatifs aux usages du numérique, des données et de l’intelligence artificielle en santé, dans un contexte d’innovations rapides, d’incertitudes scientifiques, technologiques, sociales et environnementales. L'objectif est ainsi d’encourager le développement d’un numérique en santé inclusif, humaniste, utile, permettant de construire la confiance des utilisateurs et de promouvoir le déploiement des usages tout en minimisant l’impact environnemental des outils et services.     

Cette démarche s’appuie entre autres sur un corpus documentaire évolutif qui alimente le cadre de l'éthique du numérique en Santé (CENS), constitué de référentiels thématiques, de recommandations de bonnes pratiques dont le guide d’implémentation de l’éthique dans les Systèmes d’IA en santé, de calculateurs d’impact environnemental parmi lesquels des écoscores, de films d’animation, d’outils de dépistage (plateforme d'éthico-vigilance) et de dispositifs d’évaluation et de labellisation à destination des professionnels de santé, des entreprises du numérique en santé et des usagers du système de santé.     

Une Cellule éthique du numérique en santé a été créée par la DNS en 2019 dans le cadre de la première feuille de route du numérique. En lien avec l’écosystème de l’éthique du numérique en santé, et avec le support de l’ANS, elle est chargée de piloter la mise en œuvre du Cadre de l’éthique du numérique en Santé (CENS) ainsi que de contribuer à l’élaboration de standards et outils visant à appréhender les opportunités et les risques des nouvelles technologies.

1

Le Cadre de l'Éthique du Numérique en Santé

Qu'est-ce que le Cadre de l'Éthique du Numérique en Santé (CENS) ?

Le cadre de l'éthique du numérique en santé (CENS) est un corpus documentaire qui associe des exigences opposables à des outils de droit souple. L’objectif est d’accompagner les acteurs économiques et institutionnels, dès la conception des outils (by design) à se mettre en conformité avec les exigences issues de la réflexion éthique ainsi que des obligations juridiques en lien avec les cadres juridiques européens et nationaux applicables (protection des données, IA, dispositifs médicaux numériques). Il est ainsi pour l’éthique, l’équivalent du corpus CI-SIS pour l’interopérabilité et du corpus PGSSI-S pour la sécurité. Ce cadre vise à la réalisation des finalités fondamentales de la bioéthique : la bienfaisance, la non-malfaisance, l'autonomie, la justice et l'équité, l'écoresponsabilité.      

Le CENS s'adresse aux entreprises du numérique en santé, aux professionnels des secteurs sanitaire, social et médico-social, aux usagers du système de santé.

Les finalités de la réflexion éthique

Bienfaisance

Les outils et services numériques en santé sont conçus pour répondre aux besoins des utilisateurs, leur offrant des avantages significatifs. Ils soutiennent particulièrement les professionnels de santé dans l'exercice de leur métier et permettent aux patients de devenir pleinement acteurs de leur propre santé. Par exemple, un professionnel de santé peut bénéficier d'un dossier patient informatisé, facile à utiliser et doté d'interfaces intuitives, lui permettant d'accéder rapidement aux informations nécessaires et, si besoin, d'avoir recours à une aide à la décision. 

Non-malfaisance

Les outils et services numériques en santé ne sont pas nuisibles ; ils ne doivent générer aucun préjudice auprès des utilisateurs. Dans cette optique, ces outils doivent assurer la confidentialité des données de santé et garantir la sécurité des patients. De plus, leur utilisation doit se faire sans aucune condition malveillante, comme l'obligation d'accepter la réutilisation de ses données à des fins commerciale ou publicitaire voire dans le but de produire des statistiques d'usage d'un service afin de pouvoir bénéficier de celui-ci.

Autonomie

Les utilisateurs des outils et services numériques, qu'ils soient patients ou professionnels de santé, doivent être en condition de maintenir leur autonomie en matière de pensée, d'intention et d'action lors de la prise de décisions. Par exemple, avec Mon espace santé, les usagers peuvent accéder aisément à leurs données de santé. Ils ont la possibilité de choisir quels professionnels de santé peuvent y accéder et peuvent également vérifier qui a consulté ces informations. Ils ont également la possibilité d'adapter et de personnaliser ces outils et services numériques, sans nécessairement dépendre d'une intervention de l'éditeur, afin de s'assurer que ces solutions répondent à leurs besoins spécifiques.

Justice et équité

Les outils et services numériques favorisent l'équité en garantissant un traitement égal pour tous les utilisateurs. et favorisant l’accès aux services quelle que soit la situation de l’utilisateur. Les charges et les bénéfices liés aux procédures de soins, notamment les traitements, doivent être répartis de manière équitable entre tous les acteurs impliqués, sans discrimination. De plus, le stockage et l'utilisation des données doivent assurer une prise en charge uniforme dans des situations similaires.

Ecoresponsabilité

Les outils et services numériques visent à améliorer l'efficacité, réduire les impacts environnementaux, et promouvoir la santé de manière durable. Les charges et les bénéfices liés aux procédures de soins, notamment les traitements, doivent être répartis de manière équitable entre tous les acteurs impliqués, sans discrimination. De plus, le stockage et l'utilisation des données doivent assurer une prise en charge uniforme dans des situations similaires.

Le CENS regroupe différents types de documents : 

  • des référentiels sectoriels (éthique des applis de santé, éthique des SI de téléconsultation) et thématiques (écoresponsabilité des solutions en santé) incluant des exigences, ainsi que des éléments de preuves, faisant notamment référence à des règlements tels que le Référentiel Général d'Amélioration de l'Accessibilité ou le Référentiel Général d'Ecoconception de Services. ; 
  • des documents d’accompagnements et des outils dont :  
    • des recommandations sous forme de guides de bonnes pratiques (Évaluation de l’éthique des outils et pratiques de télésanté, éthique by design des solutions d’IA en santé, etc.) ou de guide d’implémentation de l’éthique dans les SIA en santé, les SI Hospitaliers (SIH), les SI des Etablissements Sociaux et Médico-Sociaux (ESMS), les Logiciels de Gestion de Cabinets (LGC) ;
    • des rapports de sensibilisation du grand public ou de l’écosystème à l’éthique du numérique en santé, ou des notes de cadrage sur des sujets nécessitant un questionnement éthique (les jumeaux numériques) ;
    • des outils (outil de calcul de l’impact environnemental des solutions numériques en santé sous la forme d’éco-scores et d’un calculateur d’empreinte environnementale, score de maturité de l'écoconception d'un SIH).

Les exigences des référentiels d'éthique du numérique en santé ont vocation à s'imposer via un texte réglementaire aux éditeurs de logiciels à travers les référentiels sectoriels / packagés pour un type de logiciel donné.      

Par exemple, pour faire partie du catalogue Mon espace santé, les applications candidates doivent se conformer à certaines des exigences d'éthique du numérique en santé du référentiel Mon Espace Santé. De la même manière, les SI des Sociétés de Téléconsultation doivent aussi se conformer à certaines des exigences d'éthique du numérique en santé du référentiel des SI des Sociétés de Téléconsultation publié au Journal Officiel tel que prévu par l'article L1470-5 pour obtenir l'agrément SI Sociétés de Téléconsultation qui conditionne le remboursement des téléconsultation par l'Assurance Maladie.      

La démarche de construction des référentiels d'éthique est pragmatique. Elle fait l'objet de concertations auprès des acteurs afin de s'assurer de leur pertinence et de leur applicabilité.      
Elle est aussi progressive selon deux dimensions. Tout d'abord, la réflexion éthique met en exergue des critères proposés sous forme de préconisations avant de passer en exigences pour laisser le temps à l'offre de s'adapter. Par ailleurs, deux étapes de concertation sont mises en œuvre, d'une part au niveau du guide d’implémentation de l’éthique et d'autre part, au niveau des référentiels sectoriels. Par exemple, pour le guide d’implémentation de l'éthique dans les SIA en Santé, une concertation a eu lieu afin de constituer un pool de critères éthiques appliqués à l’usage de l’IA en santé. Tout nouveau référentiel sectoriel ou toute nouvelle version de référentiel sectoriel existant contenant des critères éthiques du numérique en santé intégrera une sélection de critères éthiques appliqués à l’usage de l’IA issus du guide d’implémentation correspondant. L'insertion de ces nouveaux critères éthiques donne lieu à une autre concertation auprès des acteurs pour s'assurer qu'elle est pertinente pour les cas d'usage du numérique en santé dans ce secteur.

2

La plateforme d'éthicovigilance

Qu'est-ce que la plateforme d'éthicovigilance ?

La plateforme d'éthico vigilance est un dispositif lancé par la cellule de l’éthique du numérique en santé de la délégation au numérique en santé (DNS) en décembre 2023. Elle a pour objectif de permettre aux utilisateurs de solutions numériques en santé, qu'ils soient patients ou professionnels, de signaler des questionnements éthiques liés à l'utilisation de ces outils.

Chaque utilisateur peut signaler une expérience négative avec un service ou un outil numérique en santé, posant un questionnement d’ordre éthique problématique. Le signalement est totalement anonyme. Le signalement est instruit par deux experts, et leurs rapports d’instruction sont discutés en séance. Une réponse, qui doit être validée par l’éditeur de la solution concernée par le questionnement éthique, est élaborée et publiée sur les pages du CENS.

Les réponses peuvent donner lieu à une actualisation des référentiels éthiques en vigueur. La plateforme assure également une surveillance des enjeux éthiques rencontrés dans la pratique quotidienne.

Processus de signalement

Le traitement des signalements se déroule en plusieurs étapes :

1. Recueil du signalement

L'utilisateur remplit un formulaire sur la plateforme.

2 - Validation et instruction

Un comité d'experts valide le questionnement éthique et désigne des rapporteurs pour analyser le cas.

3 - Contact avec l'éditeur

L'éditeur de la solution concernée est contacté pour obtenir des informations supplémentaires.

4 - Publication des résultats

Les propositions d'actions sont présentées aux éditeurs concernés et une solution est collectivement construite. Elle est inscrite sur le journal d'activité du Comité d'instruction des signalements, disponible sur les pages du CENS.

🗓️ Eléments de calendrier

S1 2026

Début des travaux pour définir le référentiel de l’éthique des dispositifs médicaux numériques.
Lancement de la V3 de l’écoscore dotée d’une simplification du processus de rédaction du script.
Déploiement du calculateur d’impact environnemental EvalCarbone SIH sur les établissements sanitaires et médico-sociaux en collaboration avec l’ANAP.
Lancement d’un nouveau GT : quelle éthique de l’IA pour la démocratie sanitaire ?
Reprise des travaux autour des guides d’implémentation de l’éthique dans les LGC, et dans les SI des secteurs social et médico-social.
Publication d’un outil permettant le calcul d’un score de la maturité en écoconception d’un SIH.
Publication d’une grille d’autoévaluation permettant la mise en application de l’outil de mesure des tensions éthiques en télésurveillance.

S2 2026

Rédaction d’un Guide du bon usage de l’IA comme outil support à la démocratie sanitaire en lien avec la création du GT « IA et Démocratie sanitaire». Ce guide pourrait être coconstruit avec les citoyens au travers par exemple d’une convention citoyenne.

Partenaires

Santé.fr

Domaine

Services aux usagers

Thématique

Santé.fr

🎯Finalités et périmètre

Santé.fr est le site du Service Public d’information en santé. Il a pour objectif de permettre au grand public d’accéder facilement à des réponses fiables sur ses préoccupations en santé. Il s’agit de rendre accessible à tous une information en santé fiable, neutre et actualisée qu’il s’agisse de prévention, de maladies, de soins ou de démarches. 

Le Service Public d’information en santé est constitué avec le concours des caisses nationales d’assurance Maladie, de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie, des agences et des autorités compétentes dans le champ de la santé publique et des agences régionales de santé. » (Article L1111-1-1 du Code de la santé publique). 

Santé.fr est au cœur du dispositif de lutte contre la désinformation lancé en 2025 par le ministre de la santé.

 Santé.fr c’est aujourd’hui près de 13 000 contenus éditoriaux (articles, dossiers, etc.) et 750 000 fiches annuaires publiés.

Deux volets constituent le site Santé.fr :

1️⃣ Volet éditorial

Santé.fr diffuse des informations relatives à la santé et aux produits de santé respectueuses des critères du Standard de l’information en santé. 

La ligne éditoriale répond à la fois aux priorités de santé publique telles que définies par le ministère chargé de la santé (crises sanitaires, stratégies ou plans nationaux, campagnes, etc.) mais également aux préoccupations de santé des personnes, telles qu’identifiées par les partenaires du Service Public d'information en santé, par la veille sur le web ou encore l’analyse des usages et retours sur Santé.fr. 

Pour constituer ses contenus, Santé.fr agrège l’information en santé fiable et accessible produite par les agences, autorités compétentes dans le champ de la santé publique, agences régionales de santé, institutions et associations de patients. Cette multiplicité de sources lui permet de traiter les sujets à 360°, du diagnostic au « vivre avec », de la prévention aux droits des usagers, etc. Dans le cas où l’information agrégée ne parviendrait pas à répondre aux besoins identifiés, le Service Public d’information en santé produit des contenus : publications en facile à lire et à comprendre (FALC), décryptages de fausses informations en santé, etc.

2️⃣ Volet annuaire

L’annuaire de Santé.fr décrit l’offre sanitaire et médico-sociale et agrège à cette fin les contenusdes référentiels nationaux : RPPS, FINESS, ROR. Il apporte une aide pour trouver une offre de soins, facilite l'orientation vers un professionnel, identifie des actes ou expertises très spécifiques, permet d'éviter les erreurs d'orientation responsables de perte de temps. 

À titre exceptionnel, dans le cadre de situation sanitaire le requérant et si les référentiels nationaux ne le permettent pas, Santé.fr collecte de l’information complémentaire directement auprès des offreurs : offre vaccination covid, effecteurs Mon bilan prévention, accessibilité des cabinets libéraux. Il propose également des contenus hors référentiels poussés par les ARS ou ses partenaires (Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie, Délégation interministérielle à l’autisme...). 

Santé.fr porte des projets d’annuaires thématiques associés à des stratégies, plans nationaux ou feuilles de route en santé (santé sexuelle, Covid long, prévention, endométriose...) ou répondant à des situations d’urgence sanitaire (Covid, Mpox, soins non programmés). 

Comme le volet éditorial, l’annuaire de Santé.fr répond aux critères du Standard de l’information en santé. Il s’efforce de garantir une équité de traitement entre les offreurs, quelle que soit leur situation géographique ou les services dont ils font ou non usage (SAS, service de prise de rendez-vous). 

Un support permet d’activer une boucle qualité permettant de garantir une mise à jour rapide de l’offre présentée.

🔑 Ses fonctionnalités clés :

Annuaire de l’accessibilité des cabinets médicaux et paramédicaux :

Renseigné par les professionnels eux-mêmes, l’annuaire de l’accessibilité permet d’améliorer l’accès aux soins de tous en adressant les besoins spécifiques et valorise ce qui peut l’être, du bâti à la prise en charge. 

Domaines couverts : handicap moteur, handicap visuel, déficience auditive, déficience intellectuelle, TSA, handicap psychique, obésité, publics d’origine étrangère, ne parlant pas ou peu français.

Espaces thématiques

Pour faciliter l’accès à l’information, Santé.fr propose des espaces thématiques dont l’objectif est de couvrir un sujet à 360° grâce à une arborescence et des rubriques dédiées. 

Les espaces disponibles aujourd’hui : EndométrioseAntibiomalinCovid longFin de vieGestes barrières.

Santé.fr Décryptage

Santé.fr Décryptage est un espace dédié à la vérification des informations en santé qui circulent en ligne ou dans la presse. Les utilisateurs peuvent poser directement leurs questions et les équipes de Santé.fr s’attachent à y répondre dans les meilleurs délais.

J'agis pour ma santé

Cette fonctionnalité propose des conseils personnalisés selon l'âge et le sexe de l'utilisateur. Ces conseils portent sur le dépistage, le parcours vaccinal ou encore l’alimentation, les bons réflexes pour se protéger du soleil et de la chaleur…

Un moteur de recherche géolocalisé :

Pour faciliter l’accès à cette information, le site Santé.fr propose un moteur de recherche qui permet à l’utilisateur d’effectuer une recherche en saisie libre en fonction de sa localisation. Les résultats proposés sont à la fois sur le registre éditorial (articles, vidéos, podcasts, infographies…) mais également sur l’offre de soins à proximité.

⚖️ Cadre réglementaire

🗓️ Eléments de calendrier

2026

○ Refonte de l’interface usager du site Santé.fr [par lot tout au long de l'année]
L‘objectif est d’améliorer l’accès à l’information en santé, sur l’ensemble des volets,
en proposant une navigation alternative au moteur de recherche.

○ Espaces thématiques et dossiers : prévention, santé environnementale

2026

Travaux IA
○ Faciliter l’identification et consultation de l’offre de contenus par l’intégration
de briques IA (recherche en langage naturel, synthèse documentaire)
○ Optimiser le référencement des contenus par les IA génératives (GEO
Generative Engine Optimization)
○ Améliorer la qualité de l’offre annuaire

D'ici fin 2026

○ Préciser les modalités de description et d’intégration de ces cabines dans le ROR, qui alimente largement l’offre publiée sur Santé.fr

○ Définir les compléments nécessaires pour couvrir les périmètres et lieux actuellement non référencés dans le ROR, mais susceptibles d’accueillir ce type d’équipement

Partenaires

Mon espace santé

Domaine

Services aux usagers

Thématique

Mon espace santé

🎯Finalités et périmètre

Qu'est-ce que Mon espace santé ?

Mon espace santé est un espace numérique personnel et sécurisé qui est le carnet de santé numérique de tous les citoyens affiliés à un régime d’assurance maladie. 

Accessible à tous, simple d’utilisation et hautement sécurisé, Mon espace santé vise à rendre les assurés pleinement acteurs de leur santé et à renforcer la coordination entre professionnels de santé pour améliorer leur prise en charge. Mon espace santé est disponible depuis février 2022 et plus de 23 millions de profils ont déjà été activés (33 % des comptes créés). Au total, c’est plus de 68 000 000 comptes qui ont été créés, grâce au mécanisme de l’opt-out (processus de création sauf opposition après information de l’usager), pouvant désormais être alimentés par les professionnels de santé. Un dossier médical partagé (DMP) y est intégré permettant le stockage des documents, informations médicales, antécédents et vaccinations utiles pour son suivi médical. 

Au-delà du dossier médical, ce service donne accès à une messagerie sécurisée pour échanger avec ses professionnels de santé, un catalogue de services et d'applications de santé référencés par les services publics ainsi qu’un agenda de santé. Tout ce dont chacun a besoin pour faciliter son suivi médical au quotidien. 

Pour bénéficier de l’ensemble de ces fonctionnalités, l’usager doit activer son profil Mon espace santé à l'aide de sa carte Vitale et d’un code d’activation à usage unique garantissant son identification depuis le site monespacesante.fr, ou l’application mobile IOS ou Android. Il peut obtenir de l'aide en appelant le 3422.

📂 Un dossier médical

Le dossier médical est composé de 3 grandes rubriques : les documents, le profil médical et les vaccinations. La rubrique documents permet à l’usager de stocker dans un seul endroit sécurisé l’ensemble des documents relatifs à sa santé et de les partager avec les professionnels de santé en leur donnant accès.

Le DMP intégré à ce dossier contient :

  • les données utiles à la coordination, la qualité et la continuité des soins. Un professionnel de santé a l'obligation de reporter dans le DMP les documents suivants nécessaires à la coordination des soins  : le compte rendu d'examen de biologie médical, la demande d'examen d'imagerie et le compte rendu d'imagerie, les prescriptions de produits de santé, le compte rendu opératoire et la prescription d'examen de biologie médicale, les lettres de sortie en cas d'hospitalisation et le volet de synthèse médicale (voir Arrêté du 26 avril 2022 fixant la liste des documents soumis à l'obligation prévue à l'article L. 1111-15 du code de la santé publique) ;
  • les données ajoutées dans le dossier par le titulaire lui-même ;
  • les personnes de confiance, les personnes à prévenir en cas d'urgence;
  • le médecin traitant;
  • les historiques de remboursement ou de prise en charge de l'organisme d'assurance maladie obligatoire dont relève chaque bénéficiaire;
  • les données relatives au don d'organes ou de tissus ;
  • les données relatives aux directives anticipées mentionnées à l'article L. 1111-11.

La confidentialité des informations de la rubrique documents est totalement garantie. C’est le patient qui décide quels professionnels de santé peuvent avoir accès à ces documents.

Dans le cadre de l’utilisation du DMP / Mon espace santé, le professionnel de santé a l’obligation d’informer le patient de l’alimentation de son espace santé. Le patient peut s’opposer à l’alimentation de son DMP /Mon espace santé pour motif légitime (la légitimité du motif est à l’appréciation du professionnel). Les professionnels de santé ont la possibilité de déposer des
documents (compte rendus, ordonnance, radiologie, etc.) sur le profil de l’usager, dès lors que le profil a été créé (l’usager ne s’y est pas opposé et ne l’a pas clôturé).
Pour la consultation DMP/Mon espace santé son consentement explicite est requis. La consultation de Mon espace santé/DMP ne peut se faire que sur consentement explicite du patient, celui-ci n’ayant pas à justifier son opposition. Le consentement vaut pour un épisode
de soins et une équipe de soins donnés.
Ces règles de consentement et les cas spécifiques sont précisées sur le site : Fondamentaux du partage des données de santé.

Il lui est possible de masquer un document ou de bloquer l’accès au professionnel de santé de son choix. Des dispositions particulières d’accès sont par ailleurs prévues pour ouvrir la
consultation du DMP aux services de la médecine du travail. Dans ce cas particulier où le patient n’a pas le choix du médecin du travail consulté, un accord explicite accordé par le patient via son Mon espace santé sera nécessaire afin d’accorder l’accès en consultation au médecin du travail (décret afférent à venir).

Le profil médical donne la possibilité à l’usager de renseigner des informations personnelles comme ses allergies, ses maladies, ses traitements, ses antécédents familiaux, ses directives anticipées ou encore d’y enregistrer ses mesures de santé (poids, taille, tension, glycémie, etc.). Le profil médical n’est pas directement accessible aux professionnels de santé. Pour être accessible aux professionnels de santé, l’usager doit générer une synthèse de celui-ci et l’enregistrer dans sa rubrique documents.

La rubrique vaccinations stocke l’ensemble des vaccinations réalisées et validées numériquement par un professionnel de santé. L’usager peut également les ajouter manuellement et demander leur validation à un professionnel de santé.

📧 Une messagerie de santé

Il s’agit d’une messagerie sécurisée intégrant l'espace de confiance MSSanté. A la création de son compte Mon espace santé, chaque usager est équipé d’une adresse MSSanté lui permettant de communiquer avec ses professionnels de santé. En revanche, il n'est pas possible de communiquer avec un autre usager de Mon espace santé (famille, amis, etc...) via la messagerie de santé. Intégrée à Mon espace santé, cette messagerie permet à l’usager de recevoir des informations en toute confidentialité de la part de ses professionnels de santé. Un médecin traitant peut par exemple envoyer des consignes pour le suivi d’un traitement via cette messagerie. Seul un professionnel de santé peut initier un premier échange avec un usager. Ce dernier aura ensuite la possibilité de lui répondre, tant que le professionnel de santé ne décide pas de mettre fin à la conversation. L’usager peut également initier une nouvelle conversation avec un professionnel de santé qui lui a déjà écrit sans repartir d'une conversation existante. Par exception à la règle ci-dessus, il peut envoyer une ordonnance à une pharmacie disposant d'une messagerie compatible avec Mon espace santé (Boite aux lettres organisationnelle MSS) sans que la pharmacie lui ait écrit au préalable.

📦 Un catalogue de services

Mon espace santé dispose d’un catalogue de services permettant à l’usager d’accéder à  des services de qualité, référencé sur la base de critère éthique, sécurité notamment, dédiés à sa santé (ajout de mesures de santé, suivi de leur maladie, site d’information en santé, prise de rendez-vous médicaux ou encore l’accès à des portails patients d’établissement de santé).

Ces services numériques sont référencés par les pouvoirs publics. Ils doivent répondre à une centaine de critères ainsi qu’aux règles liées au règlement général sur la protection des données (RGPD) et à la loi « Informatique et libertés ».

Certains de ces services pourront être synchronisés avec Mon espace santé, permettant ainsi l’échange de données (documents, mesures et événements d’agenda) entre eux sous réserve de répondre à des conditions spécifiques. C’est déjà le cas pour pour une application de smartphone à destination des patients diabétique.

Une quarantaine de services de confiance référencés sont déjà visibles pour les 23 millions de personnes qui ont activé Mon espace santé activé. Pour les découvrir, rendez-vous sur Mon espace santé, rubrique « Catalogue de services ».

🧭 Parcours de prévention

Sur le volet de la prévention, à la suite de la publication du décret sur la prévention personnalisée dans Mon espace santé (pris en Conseil d’Etat après avis de la CNIL) et une concertation citoyenne, Mon espace santé a déjà évolué pour intégrer des articles personnalisés à la Une « Mon actu santé » et par la mise à disposition d’une Bibliothèque de contenus de prévention thématique.

Des « parcours de prévention » ont déjà été intégrés dans Mon espace santé en s’appuyant notamment sur l’agenda/rappels, où ils sont mis en visibilité auprès des personnes éligibles et avec des mécanismes de rappel ainsi que par la mise en avant de contenu pédagogique utile pour préparer les examens. Les parcours concernés à date sont la vaccination, les bilans aux âges clés, les dépistages du cancer, les rendez-vous médicaux obligatoires de l’enfant, les parcours de soins dentaires. Des parcours correspondant à des moments de vie ont été identifiés et sont désormais intégrés dans Mon espace santé, comme le parcours santé de l’enfant ou le parcours grossesse. A moyen terme, des parcours liés à des pathologies seront intégrés: diabète, maladies cardio-vasculaires, notamment ; l’objectif étant notamment de favoriser le dépistage et limiter l’entrée dans les pathologies mais aussi soutenir le patient atteint de la pathologie dans sa gestion quotidienne.

Les développements vont se poursuivre sur les prochaines années afin de proposer la bonne information, à la bonne personne, au bon moment, pour : 
✅ faciliter la gestion quotidienne de leur parcours de santé. Concrètement, retrouver tous ses documents et données centralisés dans un endroit unique, sécurisé, et partageable facilement avec leurs cercles de soins et aidants.
✅ proposer des parcours de prévention personnalisée qui se traduisent concrètement par : 
     ➡️des incitations au recours aux examens utiles pour un bon suivi / prise en charge de leur santé (ex. dépistage, examens de contrôle / suivi) ;  
     ➡️des incitations à adopter les habitudes / actions bénéfiques à leur santé  en poussant des contenus de prévention ciblés (information, éducation thérapeutique du patient (ETP), littératie en santé, lutte vs. fake news) et en les engageant par des mécanismes de récompenses /gamification ;
     ➡️ des aides à détecter les risques potentiels de manière autonome (questionnaires, etc.).

Tout utilisateur pourra s’opposer à ces services de prévention personnalisée (principe d’opt-out) sans aucun impact sur l’accès aux services de base. Les contenus produits ainsi que les règles de personnalisation seront publics.

🗓️ Un agenda santé

L’agenda permet à l’usager de retrouver, en un seul et même endroit, un calendrier prévisionnel rassemblant tous les rendez-vous importants sous forme de rappels ou examens recommandés, pour lui-même et pour ses enfants : rappels d’examens, de dépistages ou de vaccinations à venir et à réaliser selon l’âge et le sexe.

L’usager peut ajouter des rendez-vous médicaux et rappels depuis l’agenda. Ils lui permettent de ne rien rater sur le suivi de sa santé. Demain, il pourra également rapatrier des rendez-vous issus de services tiers (plateforme de prise de rendez-vous, logiciel métier etc.).

🔐 La connexion et l’activation du profil

Pour bénéficier de l’ensemble de ces fonctionnalités, l’usager doit activer son profil Mon espace santé à l'aide de sa carte Vitale et d’un code d’activation à usage unique garantissant son identification depuis le site monespacesante.fr, ou l’application mobile IOS ou Android ou en appelant le 3422.

Une fois son profil activé, l’usager a la possibilité d’utiliser le service Mon espace santé depuis sa version web ou mobile. Pour s’y connecter, l’usager peut utiliser France Connect ou bien la méthode définie pour déverrouiller son téléphone (face ID, empreinte digitale, schéma, code, etc.) (par biométrie) depuis son application mobile.

📚 Le référencement au catalogue de service

Pour les Entreprises du Numérique en Santé, être référencé sur le catalogue de Mon espace santé offre une visibilité accrue. Les prestataires qui souhaitent faire partie de cet écosystème doivent suivre un parcours guidé de conformité et d'évaluation pour s'assurer que leurs offres répondent aux critères rigoureux établis par les pouvoirs publics. Le processus de référencement complet souligne l'engagement de la plateforme envers la qualité et la fiabilité des services de santé numériques qu'elle approuve. 

Les services numériques référencés pourront également, sous réserve de répondre aux conditions spécifiques, échanger directement et en toute sécurité avec Mon espace santé. L’usager pourra ainsi centraliser ses données de santé issues de ses applis, objets connectés ou dispositifs médicaux dans Mon espace santé et partager ces données avec les services qu’il choisit (applications, portails hospitaliers, etc.). Exemple : les mesures d’une montre connectée pourront être automatiquement enregistrées dans Mon espace santé et accessibles à son médecin. À l’inverse, avant une hospitalisation, l’usager pourra transmettre sa synthèse médicale à l’établissement via un service référencé. Le partage se fera toujours avec son accord explicite, et chaque échange sera traçable et transparent.

Ce processus est détaillé dans le guide de référencement :https://editeurs.monespacesante.fr/

1 - Inscription du service au parcours guidé de Mon espace santé :

La première étape consiste à créer un compte sur le fournisseur d’identité de l’Agence Numérique en Santé : Industriels Santé Connect, pour accéder à la plateforme Convergence et compléter la fiche administrative.

2 - Signature de la convention et formalisation de la demande :

L’équipe en charge du référencement du GIE SESAM-Vitale analyse le dossier et transmet au candidat la convention et le formulaire de demande de référencement. Le candidat signe la convention et remplit le formulaire de demande référencement.

3 - Complétion des questionnaires Mon espace santé :

Une fois les documents vérifiés, le candidat complète le questionnaire d’orientation, renseigne les questionnaires thématiques pour évaluer le niveau de conformité de son service aux exigences, génère son dossier d’évaluation et candidate avec le dossier sélectionné.

4 - Réalisation et suivi de tests techniques :

Si le service implique un échange de données avec Mon espace santé, le candidat doit mener des tests techniques de manière indépendante. Cette étape garantit une intégration fluide avec les API de Mon espace santé, avec des évaluations supplémentaires par l'équipe de test d'interconnexion des API.

5 - Décision finale de référencement à Mon espace santé :

Enfin, la commission de référencement décide de l'inclusion du service dans le catalogue. Après avoir reçu une décision favorable, le service proposé par le prestataire de services est  ajouté au catalogue de services Mon espace santé.

Depuis l'été 2025, conformément à l’arrêté du 20 novembre 2023, a débuté une évaluation
continue des services pour garantir la cohérence entre les déclarations des éditeurs et les
fonctionnalités réellement mises à disposition des usagers.

En conclusion, Mon espace santé habilite non seulement les citoyens, mais catalyse également une transformation plus large dans le paysage de la santé numérique en promouvant la complémentarité des offres de services basées sur l’éthique, l'interopérabilité, la sécurité des données et le respect de l’ensemble des référentiels cadrant le catalogue de services.

⚖️Cadre réglementaire

  • Articles R. 1111-26 à R. 1111-39 : Règles de création, de gestion et d'accès à l'espace numérique de santé
  • Articles R. 1111-40 à R. 1111-52 : Création, le contenu et les modalités d'accès au DMP, ainsi que les droits des titulaires
  • Décret n° 2021-1047 du 4 août 2021 : Conditions relatives à la création et à la gestion du dossier médical partagé, en lien avec Mon espace santé
  • Décret n° 2021-1048 du 4 août 2021 : Modalités d'application des dispositions relatives à l'espace numérique de santé
  • Arrêté du 26 avril 2022 : Liste des documents qui doivent être versés au dossier médical partagé, assurant ainsi une standardisation des informations disponibles dans Mon espace santé
  • Loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 : Organisation et transformation du système de santé favorisant la coordination des parcours de santé, essentielles pour le fonctionnement de Mon espace santé
  • Loi n° 2004-810 du 13 août 2004 : Etablissement du dossier médical personnel, qui est à la base du développement de Mon espace santé
  • Décret n° 2024-468 du 24 mai 2024 : Introductions de nouvelles fonctionnalités supplémentaires dans Mon espace santé, notamment la possibilité de recevoir des messages de prévention personnalisés basés sur le profil de l'utilisateur
  • Arrêté du 19 juin 2025 modifiant l'arrêté du 20 novembre 2023 relatif aux critères applicables au référencement des services et outils numériques au catalogue de service de l'espace numérique de santé
  • Arrêté du 20 novembre 2023 relatif à la procédure d'audit des outils et services numériques référencés au catalogue de service de l'espace numérique de santé - Légifrance

🗓️ Eléments de calendrier

D’ici fin 2026

Enrichissement de plus de 50 applications interconnectables et capables d’échanger des informations avec «Mon espace santé».

2026

Il sera possible pour les utilisateurs de déléguer l'accès à leur Mon espace santé à un proche ou à un aidant, renforçant ainsi le soutien dans la gestion de la santé.

2026

Mise en production du mécanisme de désinvisibilsation automatique après un délai des
documents alimentés en invisible par les professionnels de santé, comme dans les cas nécessitant une consultation d’annonce

2025

Intégration de nouveaux parcours et contenus de prévention personnalisés

Partenaires

Aqua-SISE

Système de gestion du contrôle sanitaire des eaux

Domaine

Services aux autorités sanitaires

Thématique

Services de pilotage Santé publique

🎯Finalités et périmètre

Qu'est-ce que Aqua-SISE ?

Aqua-SISE est le système d’information de gestion du contrôle sanitaire des eaux issu de la refonte du système d’information SISE-Eaux.

Aqua-SISE permet

aux agences régionales de santé de

  • assurer leur mission de contrôle sanitaire réglementaire des eaux, notamment en intégrant, qualifiant et validant les résultats d’analyse ;
  • disposer d’une base de données locale consolidée permettant le suivi dans le temps de la qualité des eaux, et la gestion des actions et indicateurs associés ;
  • produire des documents d’information (bulletins d’analyses, synthèse annuelle jointe à la facture d’eau, divers documents d’information…) ;
  • établir le classement annuel des eaux de baignade :
  • réaliser des bilans régionaux sur la qualité des eaux ;
  • échanger des données avec les acteurs locaux ;
  • accéder aux informations utiles lors de la gestion des situations d’urgence.

à la direction générale de la Santé (DGS) de

  • répondre aux obligations de rapportage réglementaire sur la qualité des eaux, notamment auprès de la Commission européenne ;
  • produire des bilans nationaux sur la qualité des eaux ;
  • disposer d’une base de données nationale consolidée sur plus de 20 ans, permettant notamment un état des lieux et un historique pour un paramètre donné ;
  • disposer d’une base de données nationale consolidée sur plus de 20 ans, permettant notamment un état des lieux et un historique pour un paramètre donné ;
  • mettre à disposition des données au public sur Internet (données du contrôle sanitaire), aux organismes publics, sur la base de conventions (Anses, Santé publique France, autres ministères, Agences de l’eau, AFB, BRGM, Fnors, …) et aux organismes privés (distributeurs, bureaux d’études), universitaires ou journalistes (données sur la qualité des eaux).

⚖️ Cadre réglementaire

  • Article L.1321-5 du code de la santé publique : le contrôle sanitaire est exercé par l’ARS. Il comprend toute opération de vérification du respect des dispositions législatives et réglementaires relatives à la sécurité sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine.

Il comprend notamment :

  1. l'inspection des installations ;
  2. le contrôle des mesures de sécurité sanitaire mises en œuvre ;
  3. la réalisation d'un programme d'analyses de la qualité de l'eau.

🗓️Eléments de calendrier

2026

Développement d’une version minimale Eau potable

2025

Développement du socle technique permettant de tester les échanges de données avec les laboratoires via le standard Edilabo

Partenaires

SI-LAV

Système d'information de lutte Anti-Vectorielle

Domaines

Services aux autorités sanitaires

Thématique

Services de pilotage Santé publique

🎯Finalités et périmètre

Qu'est-ce que le SI-LAV ?

Le SI-LAV (Lutte Anti-Vectorielle) est un système d'information de la veille et de la sécurité sanitaire ainsi que de santé environnementale, outil permettant la gestion des cas d’arboviroses (prévention des cas secondaires par des traitements de lutte contre les moustiques vecteurs d’arbovirus, par exemple les Aedes Albopictus, ou moustique-tigre, mais aussi Aedes aegypti aux Antilles, les Culex, Anophèles etc) et le suivi des actions de LAV des opérateurs de terrain (Opérateurs publics de Démoustication – OpD -). 

La Direction Générale de la Santé (DGS) coordonne la lutte antivectorielle (LAV), notamment en mettant à disposition des acteurs de la LAV un système d’information partagé afin d’améliorer la surveillance et la gestion de certaines maladies vectorielles (arboviroses telles la dengue, le Chikungunya ou le virus du Nil Occidental, et parasitoses tel que le paludisme). 

Il concerne toutes les actions menées (traitements insecticides, mobilisation sociale) sur les territoires où sont détectées des arboviroses, qu’il s’agisse de cas importés ou de cas autochtones, mais également le suivi de la surveillance entomologique, et des actions de mobilisation sociale.

Le SI-LAV permet aux ARS de piloter les interventions de leurs opérateurs de Démoustication (OpD) dûment habilités et leurs suivis, à savoir :

Volet entomologique

  • Les mesures de surveillance entomologique;
  • Les opérations de prospections entomologiques péri-domiciliaires, et leurs résultats;
  • Les suites données aux signalements de particuliers, comprenant des identifications de moustiques sur photos, et éventuellement une prospection de la commune;
  • Le positionnement des pièges;
  • Les résultats de la surveillance des sites sensibles et points d'entrée internationaux (conformément au règlement sanitaire international de l’OMS);
  • Les opérations de traitement et de travaux autour des lieux fréquentés par les cas humains;
  • Le détail des interventions autour des lieux de contamination, de passage et de séjour de cas humains de maladies transmises par les insectes.

Volet humain des cas d’arboviroses

Les enquêtes avec les cas humains signalés par les SI de SpF, visant à chercher des cas symptomatiques présents dans l’environnement proche des cas (habitations et lieux de passage) à qui sont proposés une consultation médicale et/ou biologique permettant d’éviter ou le cas échéant de contenir un foyer épidémique (cluster de cas).
Les opérations de mobilisation sociale (suivi des actions de sensibilisation communautaire et de prévention à l’échelle du cas, du foyer).
De plus, des acteurs extérieurs tels l'EFS, ABM, le CORRUSS utilisent les alertes du SI-LAV pour recevoir les mails automatiques dédiés auxquels ils sont abonnés afin d'adapter leurs campagnes de prélèvements et mettre en place des actions de prévention (ex : dépistage des prélèvements) concernant les produits issus du corps humains prélevées sur les zones de circulation virale.

Volet animal des arbovirus zoonotiques

Enfin, les surveillance et gestion des arbovirus zoonotiques (virus pouvant passer du
compartiment animal au compartiment humain par des moustiques) nécessitent l'implication et l’apport des données des acteurs historiques hors champs humains (Laboratoire National de Référence, Centre National de Référence des arbovirus, vétérinaires, entomologistes médicaux, virologues, acteurs de surveillance environnementale etc) jusqu'alors non utilisateurs du SI-LAV, pour laquelle une évolution a été réalisée en 2025 et devra se poursuivre en 2026, notamment sur le volet cartographique. 

Les actions renseignées dans le SI-LAV permettent également aux opérateurs de justifier le suivi de leur marché auprès des ARS et inversement.

🗓️ Eléments de calendrier

Cible à 1 an (2026)

  •  La priorisation des cas doit aider les ARS et leurs OpD à optimiser les opérations à mettre en œuvre en fonction de la pression liée au contexte épidémiologique régional, voir national ; L'objectif pour 2026 est d'apporter d'une part des améliorations à l'outil suite au retour des béta testeurs qui auront validé la livraison 2025, et d'autre part d'apporter un outil cartographique opérationnel en période de crise sanitaire. Le but est d'améliorer la réactivité, et de mieux gérer les OpD par les ARS, avec un gain tant financier qu'opérationnel ;
  • Concernant l'élargissement aux arboviroses zoonotiques et leurs vecteurs : sous couvert d'une livraison apportant toute satisfaction sur la création de nouveaux profils spécifiques à la gestion des virus zoonotiques transmis par les moustiques du genre Culex, il est nécessaire d'apporter un complément cartographique en cohérence avec les données incrémentées dans SI-LAV. L'objectif est de d'illustrer ces zones les plus à risque de transmission de ces virus, avant l'apparition de cas confirmés, en anticipant la mobilisation sociale, et la gestion élargie des gîtes larvaires en contexte urbain.
  • Concernant les collectivités, notamment des communes : suivi de leurs activités et de leurs moyens (agents et matériel), parfois déjà mis en œuvre mais pas encore intégrés. Meilleure implication des collectivités sur les sujets vectoriels en vue d'allègements en regard de la charge de travail des ARS et des OpD sur ces sujets. Enfin, optimisation anticipée de la prévention.

⚖️ Cadre réglementaire

Cet outil est prévu dans le cadre de la procédure réglementaire de signalement prévue par :

  • les articles L.3113-1 et suivants du Code de la santé publique;
  •  les articles L.3113-1 et suivants du Code de la santé publique ;
  • les articles R. 3114-9 et suivants du Code de la santé publique, notamment l’article R.3114-13 ;
  • le décret n°2019-258 du 29 mars 2019 relatif à la prévention des maladies vectorielles ;
  • l’arrêté du 23 juillet 2019 relatif aux modalités de mise en œuvre des missions de surveillance entomologique, d’intervention autour des détections et de prospection, traitement et travaux autour des lieux fréquentés par les cas humains de maladies transmises par les moustiques vecteurs ;
  • l’arrêté du 23 juillet 2019 fixant la liste des départements où est constatée l’existence de conditions entraînant le développement ou un risque de développement de maladies humaines transmises par l’intermédiaire de moustiques et constituant une menace pour la santé de la population ;
  • l’arrêté du 23 juillet 2019 relatif aux conditions d’habilitation par le directeur général de l’agence régionale de santé des organismes de droit public ou de droit privé pris en application de l’article R. 3114-11 du code de la santé publique ;
  •  l’instruction N° DGS/VSS1/2019/258 du 12 décembre 2019 relative à la prévention des arboviroses.

Partenaires

SI-Amiante

Domaine

Services aux autorités sanitaires

Thématique

Services de pilotage Santé publique

🎯Finalités et périmètre

Qu'est-ce que le SI-Amiante ?

Le SI-Amiante a été développé par la Direction générale de la Santé. L’application permet depuis 2021 aux diagnostiqueurs certifiés pour le repérage de l’amiante de déposer deux types de rapports :

  • les rapports annuels d’activité, déposés une fois par an sur la plateforme ou au fil de l’eau via le logiciel métier ;
  • les rapports de repérage concernant les matériaux et produits de la liste A (N=2 et N=3) déposés tout au long de l’année dans un délai de 2 semaines suivant la transmission du rapport au propriétaire ;.

Depuis l’ouverture du SI-Amiante en 2021, le taux de dépôt des rapports annuels d’activité oscille autour des 20%. Un peu plus d’une centaine de rapports de repérage sont transmis aux préfectures chaque année. A titre de comparaison, les taux de dépôt des rapports d’activité des laboratoires sont autour des 90%.

Dans le but d’augmenter la transmission des rapports par les diagnostiqueurs immobiliers, des contrôles sont réalisés par les organismes de certification depuis le 1er janvier 2025.

✅ Déroulement des contrôles et sanctions appliquées :

Ces contrôles ont été introduits par l’arrêté du 1er juillet 2024 définissant les critères de certification des diagnostiqueurs intervenant dans les domaines du diagnostic amiante, électricité, gaz, plomb et termite, de leurs organismes de formation et les exigences applicables aux organismes de certification.

Ils s’inscrivent dans le cadre de la surveillance documentaire, conduite au moins une fois lors de la première année de certification, et au moins une fois entre la deuxième et la sixième années.

Les organismes de certification vérifieront que les diagnostiqueurs ont bien déposé leurs rapports sur SI-Amiante (rapports d’activité et rapports de repérage à destination des préfectures). Ils disposeront pour cela d’un accès à la base de données SI-Amiante. En cas d’écart constaté, l’organisme de certification pourra rouvrir la campagne de dépôt afin de permettre au diagnostiqueur de déposer à nouveau son rapport d’activité. Si l’écart porte sur les rapports à destination des préfectures, les diagnostiqueurs pourront les transmettre directement sur SI-Amiante.

Si l’écart n’est pas corrigé dans les 2 mois suivant le contrôle, la certification du diagnostiqueur sera suspendue. 

⚖️ Cadre réglementaire

  • Afin de répondre aux obligations liées à l’article 48 de la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, la Direction Générale de la Santé (DGS) a développé un Système d’Information (SI) permettant aux diagnostiqueurs certifiés pour le repérage de l’amiante ainsi qu’aux laboratoires procédant aux mesures d’empoussièrement en fibres d’amiante dans l’air, de transmettre de manière dématérialisée des rapports d’activité et des rapports de repérages aux services de l’Etat.

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